Le secteur financier burkinabè s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la valorisation de ses talents. Portés par le Club des Jeunes de la Banque et des Finances du Burkina Faso (JBF), la 1ère édition des Awards du Financier Burkinabè (AFB) ambitionne de créer un cadre inédit de reconnaissance de l’excellence, de l’innovation et de l’engagement des professionnels de la finance au service du développement du secteur. Au-delà de la cérémonie de distinction, l’initiative se veut également un espace de réflexion sur les enjeux et défis actuels et futurs  du secteur financier. Compétition intellectuelle, panel d’experts et action sociale en faveur des personnes déplacées internes constitueront les temps forts de cet ambitieux projet. Dans cette interview accordée à C’Finance, le Secrétaire Général du Club JBF et Commissaire Général des Awards du Financier Burkinabè, Mamadou Barry, par ailleurs cadre de banque et doctorant en Sciences de gestion avec une spécialisation orientée vers la comptabilité financière, revient sur la genèse de ce projet, les ambitions et les objectifs du Club JBF, le dispositif de sélection des candidats, les garanties de transparence, ainsi que la contribution attendue de cette initiative au développement du secteur financier national. Pour lui, projet majeur du Club, ces « Awards du Financier, Burkinabè, doivent devenir un rendez-vous annuel de promotion de l’excellence et de réflexion stratégique au profit de l’ensemble de l’écosystème financier ».

C’Finance (C.F.) : Trois ans après sa création, comment se porte le Club des Jeunes de la Banque et des Finances (JBF) du Burkina Faso ?

Mamadou Barry (M.B.) : Le Club des Jeunes de la Banque et des Finances est officiellement né en 2023, même si les réflexions ayant conduit à sa création ont débuté dès 2022. La première étape a consisté à fédérer les différents acteurs du secteur autour d’une vision commune afin de tenir notre première Assemblée générale. Celle-ci s’est tenue en juillet 2023 et a conduit à l’obtention du récépissé de reconnaissance officielle en novembre de la même année.

Depuis lors, nous avons entrepris un important travail de structuration et de positionnement institutionnel. Nous avons notamment effectué une tournée auprès des responsables des principales institutions financières afin de présenter notre organisation et de poser les bases d’une collaboration durable. Cette démarche a favorisé notre acceptation au sein de l’écosystème financier et nous a permis de gagner progressivement en visibilité auprès des professionnels du secteur.

Aujourd’hui, le Club JBF est identifié comme un acteur crédible et innovant. Cette reconnaissance repose à la fois sur la qualité des activités organisées et sur le sérieux qui caractérise leur mise en œuvre. En trois années d’existence, nous avons organisé six éditions de la Master Class du Financier autour de thématiques majeures pour le secteur, deux éditions du programme "Parcours Inspirant", ainsi que deux éditions de notre programme de mentorat.

Ces différentes activités ont mobilisé plusieurs centaines de participants et favorisé l’adhésion de nombreux professionnels. Le Club compte actuellement plus de 200 membres actifs et plus de 500 sympathisants. Au regard de ces résultats, nous estimons que le bilan des premières années d’existence du JBF est largement satisfaisant.

C.F. : Après les Master Class du Financier, les "Parcours Inspirants" et le programme de mentorat le Club JBF lance une nouvelle initiative avec les Awards du Financier Burkinabè. Qu’est-ce qui a motivé la création de ce projet innovant, une première dans l’écosystème financier national ?

M.B. : Les Awards du Financier Burkinabè sont nés d’un constat simple : il n’existait pas jusqu’à présent de cadre structuré permettant de reconnaître et de valoriser les acteurs qui contribuent au développement du secteur financier national.

Nous avons estimé qu’il était important de créer une initiative capable de mettre en lumière les compétences, les performances et les contributions des professionnels qui participent quotidiennement à la transformation de notre écosystème financier.

Les Awards du Financier Burkinabè ne se limitent pas à une cérémonie de distinction. Il s’agit d’une activité plus large qui repose sur trois composantes majeures. La première est une compétition nationale destinée à désigner le Financier d’Or 2026. La deuxième est l’organisation d’un Panel des Experts consacré aux enjeux d’avenir du secteur financier burkinabè. Les conclusions de ce panel feront l’objet d’un rapport qui sera transmis aux autorités compétentes. Enfin, la troisième composante est une activité sociale destinée à témoigner de la solidarité du secteur financier envers les personnes déplacées internes.

Notre ambition est donc double, c’est de promouvoir l’excellence tout en contribuant à la réflexion sur l’avenir du secteur financier burkinabè.

C.F. : Peut-on dire que cette initiative est en phase avec l’ambition du Club JBF d’être un acteur crédible de l’écosystème financier, capable d’accompagner la croissance du secteur en révélant des talents solides, engagés et préparés pour l’avenir ?

M.B. : Absolument. Les Awards du Financier Burkinabè s’inscrivent pleinement dans la vision stratégique du Club des Jeunes de la Banque et des Finances. Depuis sa création, notre organisation œuvre à renforcer les compétences des acteurs du secteur, à favoriser le partage d’expériences et à promouvoir l’excellence professionnelle.

Cette compétition constitue une nouvelle étape dans ce processus. Elle permettra non seulement de mettre en lumière les talents qui contribuent à la performance des institutions financières, mais également d’encourager une réflexion approfondie sur les défis auxquels le secteur est confronté. À travers le Panel des Experts, nous souhaitons également contribuer à la production d’idées et de recommandations susceptibles d’accompagner les transformations futures de l’écosystème financier burkinabè.

Aujourd’hui, le Club JBF est identifié comme un acteur crédible et innovant. Cette reconnaissance repose à la fois sur la qualité des activités organisées et sur le sérieux qui caractérise leur mise en œuvre.

 

C.F. : Comment les Awards sont-ils articulés et quels sont les sous-secteurs concernés ?

M.B. : La compétition est structurée autour de deux grandes phases. La première phase concerne les quatre principaux sous-secteurs de la finance que nous avons identifiés, à savoir les banques, les assurances, les systèmes financiers décentralisés et les sociétés de gestion et d’intermédiation, auxquels sont associés les autres acteurs de la finance.

Dans chaque sous-secteur, un appel à candidatures sera lancé. Après une phase de présélection fondée sur les critères d’éligibilité, les candidats retenus recevront un sujet spécifique en lien avec les problématiques de leur domaine d’activité. Ils devront produire un travail de réflexion qui sera évalué par un jury sectoriel.

À l’issue de cette étape, trois ou quatre candidats seront sélectionnés pour la finale du sous-secteur. Cette finale prendra la forme d’une soutenance orale devant le jury. Le meilleur candidat de chaque sous-secteur accédera alors à la grande finale nationale.

La seconde phase réunira les quatre finalistes. Un nouveau sujet leur sera communiqué afin qu’ils puissent préparer un argumentaire qui sera défendu lors de la grande finale organisée à l’occasion de la soirée de gala. C’est à l’issue de cette ultime étape que sera désigné le Financier d’Or 2026.

C.F. : Qui peut prendre part à cette compétition et quels sont les principaux critères d’éligibilité ?

M.B. : Nous avons souhaité mettre en place des critères simples mais suffisamment exigeants pour garantir la qualité des candidatures. Les participants devront être employés d’une institution relevant de l’un des sous-secteurs concernés, justifier d’au moins deux années d’expérience professionnelle, être titulaires d’un diplôme de niveau Bac+2 au minimum et ne pas avoir fait l’objet d’une sanction disciplinaire au cours de l’année précédente.

L’objectif est de permettre à des professionnels disposant déjà d’une certaine expérience de mettre en valeur leurs compétences, leur capacité d’analyse et leur vision du développement du secteur financier.

C.F. : Comment comptez-vous garantir la crédibilité et la transparence du processus de sélection ?

M.B. : Cette question est fondamentale pour nous. Dès les premières réflexions, nous avons considéré que la crédibilité de l’initiative dépendrait largement de la transparence du processus.

C’est pourquoi nous avons choisi d’associer étroitement les différentes faîtières professionnelles. Les jurys sectoriels seront proposés par les organisations représentatives des sous-secteurs concernés. Les thèmes de la première phase seront également élaborés avec leur contribution afin de garantir leur pertinence.

Pour la grande finale, nous souhaitons associer le ministère en charge des Finances à la définition du thème ainsi qu’à la désignation du président du jury. Les autres membres du jury seront proposés par les différentes faîtières.

Le Club des Jeunes de la Banque et des Finances jouera essentiellement un rôle d’organisation et de coordination. Nous avons volontairement choisi de ne pas intervenir dans l’évaluation technique des candidats. Les critères de notation seront connus à l’avance et communiqués aux participants, ce qui constitue un gage supplémentaire de transparence.

C.F. : Au-delà des performances professionnelles, quelle place accorderez-vous à l’innovation, à l’éthique ou encore à l’impact social ?

M.B. : Ces dimensions sont au cœur de notre démarche. Elles seront prises en compte à travers les thèmes qui seront proposés aux candidats. Chaque faîtière est appelée à identifier les problématiques majeures auxquelles son sous-secteur est confronté et à construire des sujets permettant d’évaluer la capacité des candidats à proposer des solutions pertinentes.

L’innovation, l’éthique professionnelle, la qualité du service, l’inclusion financière, la digitalisation ou encore la contribution au financement de l’économie figurent parmi les sujets qui occupent aujourd’hui une place centrale dans les réflexions du secteur. Les Awards doivent justement permettre d’encourager cette dynamique d’innovation et d’amélioration continue.

C.F. : Le secteur financier connaît actuellement de profondes mutations avec la digitalisation et l’émergence des fintechs. Ces transformations seront-elles prises en compte ?

M.B. : Oui, tout à fait. En marge de la compétition officielle, nous avons prévu l’attribution de distinctions honorifiques destinées à reconnaître certaines contributions exceptionnelles au développement du secteur.

Ces distinctions pourront récompenser des acteurs qui se sont illustrés dans la transformation digitale, l’amélioration de l’expérience client, l’innovation financière ou encore le financement de l’économie nationale. Nous souhaitons ainsi valoriser les initiatives qui participent concrètement à la modernisation du système financier burkinabè.

C.F. : Certains observateurs estiment que les prix professionnels ont parfois une portée essentiellement symbolique. En quoi les Awards du Financier Burkinabè se distinguent-ils de cette logique ?

M.B. : Les Awards du Financier Burkinabè vont bien au-delà d’une simple cérémonie de récompense. La compétition elle-même constitue un exercice intellectuel et professionnel particulièrement exigeant.

Les candidats seront amenés à analyser des problématiques réelles, à proposer des solutions et à défendre leurs positions devant des jurys composés d’experts. Les réflexions produites au cours du processus seront centralisées par le Commissariat Général afin d’alimenter un rapport de synthèse.

Ce document mettra en évidence les principales propositions formulées par les participants et sera transmis aux faîtières professionnelles ainsi qu’aux autorités de tutelle. Les Awards ambitionnent donc de devenir un outil de réflexion stratégique au service du développement du secteur financier national.

C.F. : Concrètement, que recevront les lauréats ?

M.B. : Les lauréats recevront des trophées, des attestations de reconnaissance, ainsi qu’un prix en numéraire dont le montant sera communiqué ultérieurement. Au-delà de ces récompenses, nous pensons que la visibilité, la reconnaissance professionnelle et l’opportunité de démontrer leur expertise constitueront également une valeur ajoutée importante pour les participants.

C.F. : Une date a-t-elle déjà été arrêtée pour le lancement de la compétition et la cérémonie de remise des distinctions ?

M.B. : Les discussions se poursuivent actuellement avec nos différents partenaires afin d’arrêter le calendrier définitif. Toutefois, nous pouvons déjà annoncer que le lancement officiel de la compétition interviendra dans les prochaines semaines. Toutes les informations relatives au chronogramme seront communiquées en temps opportun.

C.F. : Des institutions et des personnalités de premier plan ont-elles déjà accepté d’associer leur image à cette première édition des Awards du Financier Burkinabè ?

M.B. : Oui, plusieurs démarches ont déjà été entreprises dans ce sens et les retours enregistrés sont particulièrement encourageants. Nous avons obtenu des accords de principe de plusieurs personnalités appelées à accompagner l’événement en qualité de patron, de parrain et de co-parrains. Toutefois, par respect des procédures, nous préférons attendre la réception des courriers officiels avant de communiquer leurs identités.

Par ailleurs, nous pouvons déjà compter sur l’accompagnement institutionnel de plusieurs faîtières majeures du secteur, notamment l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Burkina Faso (APBEF-BF), l’Association Professionnelle des Sociétés d’Assurances du Burkina Faso (APSAB-BF) ainsi que l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Burkina Faso (APSFD-BF).

Cette adhésion des principales organisations professionnelles constitue un signal fort quant à la pertinence et à la crédibilité de l’initiative. Nous restons également ouverts à toutes les institutions qui souhaitent associer leur image à cet événement structurant pour l’écosystème financier national.

C.F. : Comment le Club des Jeunes de la Banque et des Finances se prépare-t-il pour garantir le succès de cette première édition ?

M.B. : L’organisation des Awards du Financier Burkinabè fait l’objet d’une préparation minutieuse depuis plusieurs mois. Afin d’assurer une coordination efficace, le Conseil d’Administration du club a autorisé le président, M. Adama Ouédraogo, à mettre en place un Commissariat Général chargé de piloter l’ensemble du processus.

J’ai eu l’honneur d’être désigné Commissaire Général et, depuis novembre 2025, l’équipe est mobilisée autour de ce projet. Plusieurs étapes importantes ont déjà été franchies, notamment la définition des activités, la structuration de la compétition, les rencontres avec les faîtières professionnelles, la conception du chronogramme, ainsi que les discussions avec les partenaires potentiels.

Aujourd’hui, nous avançons conformément au calendrier établi et nous veillons à ce que toutes les dispositions techniques, organisationnelles et institutionnelles soient réunies afin de garantir une première édition à la hauteur des ambitions portées par le projet.

C.F. : Quel message adressez-vous aux membres du JBF ainsi qu’aux professionnels du secteur financier à l’approche de cette compétition ?

M.B. : Nous invitons l’ensemble des membres du club à rester mobilisés et à s’impliquer pleinement dans l’organisation de cette initiative qui constitue une étape importante dans la vie de notre Association.

Nous encourageons également les professionnels du secteur à participer à la compétition, à promouvoir les inscriptions au sein de leurs institutions et à contribuer au rayonnement de l’événement. Les Awards du Financier Burkinabè sont conçus comme un projet collectif au service de l’ensemble de l’écosystème financier national.

C.F. : Comment le Club des Jeunes de la Banque et des Finances se prépare-t-il pour garantir le succès de cette première édition ?

M.B. : L’organisation des Awards du Financier Burkinabè fait l’objet d’une préparation minutieuse depuis plusieurs mois. Afin d’assurer une coordination efficace, le Conseil d’Administration du club a autorisé le président, M. Adama Ouédraogo, à mettre en place un Commissariat Général chargé de piloter l’ensemble du processus.

J’ai eu l’honneur d’être désigné Commissaire Général et, depuis novembre 2025, l’équipe est mobilisée autour de ce projet. Plusieurs étapes importantes ont déjà été franchies, notamment la définition des activités, la structuration de la compétition, les rencontres avec les faîtières professionnelles, la conception du chronogramme ainsi que les discussions avec les partenaires potentiels.

Aujourd’hui, nous avançons conformément au calendrier établi et nous veillons à ce que toutes les dispositions techniques, organisationnelles et institutionnelles soient réunies afin de garantir une première édition à la hauteur des ambitions portées par le projet.

C.F. : Quel message adressez-vous aux membres du JBF ainsi qu’aux professionnels du secteur financier à l’approche de cette compétition ?

M.B. : Nous invitons l’ensemble des membres du club à rester mobilisés et à s’impliquer pleinement dans l’organisation de cette initiative qui constitue une étape importante dans la vie de notre association.

Nous encourageons également les professionnels du secteur à participer à la compétition, à promouvoir les inscriptions au sein de leurs institutions et à contribuer au rayonnement de l’événement. Les Awards du Financier Burkinabè sont conçus comme un projet collectif au service de l’ensemble de l’écosystème financier national.

C.F. : Cette initiative est portée par une organisation de jeunes professionnels. Quel message souhaitez-vous adresser à la nouvelle génération qui aspire à faire carrière dans la banque, l’assurance, la microfinance ou la finance de marché ?

M.B. : Je voudrais avant tout dire aux jeunes que le secteur financier offre aujourd’hui de nombreuses opportunités d’épanouissement professionnel et de contribution au développement économique du pays.

Le Club des Jeunes de la Banque et des Finances a justement été créé pour favoriser l’intégration, la formation continue, le partage d’expériences et l’accompagnement des jeunes talents. À tous ceux qui évoluent déjà dans le secteur ou qui ambitionnent d’y faire carrière, je lance un appel à rejoindre cette dynamique collective. Les portes du JBF leur sont grandes ouvertes.

Notre conviction est que la finance burkinabè de demain se construira grâce à l’engagement, aux compétences et à l’innovation portée par cette nouvelle génération de professionnels.

C.F. : Dans quelle mesure ces Awards peuvent-ils contribuer à renforcer l’attractivité des métiers de la finance auprès des jeunes diplômés et des talents émergents ?

M.B. : Le simple fait que le JBF existe contribue déjà à améliorer la visibilité des métiers de la finance auprès des jeunes. Nous recevons régulièrement des sollicitations d’étudiants souhaitant adhérer à notre organisation ou participer à nos activités.

Certains de nos membres les plus actifs aujourd’hui étaient encore étudiants lors du lancement du club. Cela démontre l’intérêt croissant des jeunes pour les carrières financières lorsqu’ils disposent de cadres d’échanges et d’opportunités de développement.

Les Awards vont renforcer cette dynamique. Les débats, la compétition, les échanges d’expériences et la communication autour de l’événement permettront de mettre davantage en lumière les opportunités offertes par les différents métiers du secteur financier. Nous sommes convaincus que cette visibilité encouragera davantage de jeunes talents à s’orienter vers ces professions.

C.F. : Les institutions financières souffrent parfois d’une image jugée distante ou complexe auprès du grand public. Les Awards peuvent-ils contribuer à rapprocher le secteur financier des populations ?

M.B. : La vocation première des Awards du Financier Burkinabè est de promouvoir l’excellence et de reconnaître le mérite des professionnels du secteur. Toutefois, cette initiative s’inscrit dans une vision plus large portée par le JBF.

L’un des objectifs de notre organisation est de contribuer à la promotion de l’inclusion financière et à une meilleure compréhension du rôle joué par les institutions financières dans le développement économique et social du pays.

À travers nos activités, nous travaillons à rapprocher davantage le secteur financier des populations et à déconstruire certains préjugés qui persistent encore. Les Awards participent indirectement à cet effort en mettant en lumière les femmes et les hommes qui œuvrent quotidiennement au financement de l’économie nationale.

nous pouvons déjà compter sur l’accompagnement institutionnel de plusieurs faîtières majeures du secteur, notamment l’Association Professionnelle des Banques et Établissements Financiers du Burkina Faso (APBEF-BF), l’Association Professionnelle des Sociétés d’Assurances du Burkina Faso (APSAB-BF) ainsi que l’Association Professionnelle des Systèmes Financiers Décentralisés du Burkina Faso (APSFD-BF).

 

C.F. : Au-delà de cette première édition, envisagez-vous de faire des Awards du Financier Burkinabè une plateforme permanente de réflexion et de promotion des bonnes pratiques ?

M.B. : Notre ambition est clairement de faire des Awards du Financier Burkinabè un rendez-vous annuel incontournable de promotion de l’excellence au sein du secteur financier national.

Au-delà de la cérémonie de distinction, nous souhaitons progressivement construire un véritable cadre de réflexion stratégique autour des grandes problématiques de la finance burkinabè. Les réflexions menées lors des compétitions, les recommandations issues du Panel des Experts et les contributions des professionnels pourront alimenter des propositions concrètes en faveur du développement du secteur.

À terme, nous souhaitons que les Awards deviennent non seulement un symbole de reconnaissance professionnelle, mais également un instrument de réflexion collective capable d’accompagner les mutations du secteur financier et de contribuer à son amélioration continue.

C.F. : Quel est finalement le principal message que vous souhaitez faire passer à travers cette première édition des Awards du Financier Burkinabè ?

M.B. : Le principal message est que l’excellence mérite d’être reconnue et valorisée. Derrière les performances des banques, des compagnies d’assurances, des institutions de microfinance ou des acteurs des marchés financiers, il y a des femmes et des hommes dont l’engagement quotidien contribue au développement économique de notre pays.

À travers les Awards du Financier Burkinabè, nous voulons célébrer ces talents, encourager l’innovation, stimuler la réflexion et renforcer la culture de la performance au sein du secteur financier. Notre ambition est que cette initiative contribue à bâtir un écosystème financier toujours plus dynamique, plus compétitif et davantage tourné vers les défis de l’avenir.

Interview réalisée par

La Rédaction de C’Finance


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