Burkina Faso/Education financière : « la Semaine de l’Épargne et de l’Investissement n’est pas fait que pour les élites, elle est destinée au grand public », Christophe Yaméogo, promoteur de la SEI
À l’approche de la 3ᵉ édition de la Semaine de l’Épargne et de l’Investissement (SEI), qui se tiendra les 7 et 8 février 2026 à la Salle des conférences de Ouaga 2000, sous le thème : « De l’épargne à la prospérité : bâtir aujourd’hui et transmettre demain », C’Finance est allé à la rencontre de son promoteur, Christophe Yaméogo, par ailleurs Conseiller financier et Directeur du cabinet FIM Legacy, spécialisé dans la formation en éducation financière, le conseil en investissement et la gestion de patrimoine. Dans cette interview qu’il a accordée à votre média spécialisé dans le traitement de l’information financière, il revient sur les origines de l’événement, ses objectifs et les défis de l’éducation financière au Burkina Faso, les principales articulations de la SEI 2026. Mr Yaméogo y aborde également les différentes thématiques qui seront au centre des échanges, ainsi que les innovations de la présente édition de la SEI.
CF : Cette année, vous organisé la 3ᵉ édition de la Semaine de l’Épargne et de l’Investissement (SEI). Qu’est-ce qui vous a motivé à initier un tel évènement dédié à l’éducation financière ?
C.Y. : Les motivations sont avant tout personnelles. Tout est parti de mon vécu, bien avant que je ne réalise qu’il s’agissait d’un problème partagé par de nombreuses personnes. Durant mon adolescence, un événement familial marquant a profondément influencé mon parcours. Animé par une volonté de bien faire, un choix d’investissement a été posé, mais la méconnaissance de certains mécanismes de gestion financière a conduit à un échec lourd de conséquences. L’investissement a été entièrement perdu, entraînant des répercussions importantes sur l’ensemble de la famille. Cette période a été particulièrement éprouvante. Entré rapidement dans la vie active, dès que j’ai commencé à avoir de l’argent, j’ai tout de suite voulu rattraper les frustrations que nous avions eues pour montrer aux gens « oui, je suis de retour ». Cela m’a conduit à faire d’énormes erreurs. Au cours d’un échange, un aîné m’a parlé d’un livre, « L’homme le plus riche de Babylone », qu’il avait lu et qui avait changé sa vision des choses. La lecture de cet ouvrage a créé le déclic : elle m’a permis de remettre en cause mes habitudes en matière de gestion. Certes, je à notais mes dépenses, mais ce que je n’avais jamais fait, c’était de les analyser. Je me suis rendu compte de la somme colossale qui est passée entre mes mains en l’espace de 12ans. J’étais à 1,5 milliard F CFA de dépenses. Mais il n’en restait rien. Pire, j’étais endetté. J’ai alors commencé à chercher des informations sur la gestion des finances ; c’est ainsi que j’ai découvert l’éducation financière. En lisant les livres « L’homme le plus riche de Babylone », « La chèvre de ma mère », j’ai découvert que dans certains pays occidentaux, l’éducation financière était enseignée à l’école. Je me suis mis donc à me former et j’ai cherché à créer un espace pour que les gens puissent se former et prendre de bonnes décisions par rapport à l’argent. L’idée du salon est née lorsque j’ai vu une activité similaire lors de mes voyages. En 2018, nous avons commencé à travailler sur le projet. La première édition devait avoir lieu en 2020, mais il y a eu le Covid-19. En 2022, nous avons pris la décision de la tenir en février 2024. Nous n’avions rien pour organiser l’événement, mais nous avions foi en ce que nous faisions. À la première édition, nous n’avions que sept partenaires, avec budget mobilisé de 7 millions F CFA, qui ne couvrait même pas les charges logistiques. Mais, à l’approche de l’activité, nous avons eu une série d’opportunités au niveau de l’agence qui nous ont permis de financer l’événement. C’est comme si l’Éternel téléguidait les choses. Le défi était de réussir la première édition, car nous savions que nous serions attendus au tournant. Évoluant moi-même dans l’événementiel, nous avons mobilisé 1 500 personnes sur les deux jours ; et les gens sont restés jusqu’à la fin, ce qui signifie qu’ils ont suivi les ateliers jusqu’au bout. Cela a marqué les partenaires. Nous avons compris tout de suite que le défi pour maintenir l’activité et attirer d’autres partenaires était d’assurer l’excellence organisationnelle et la mobilisation, faire en sorte que les gens entendent parler de l’événement et viennent y participer. Ce sont les deux éléments sur lesquels nous travaillons pour chaque édition et qui nous guident encore cette année.
CF : De votre vécu personnel, comment avez-vous su que le manque d’éducation financière était un problème général, de société ?
C.Y. : En discutant autour de moi et avec des personnes dans les institutions financières, j’ai constaté des situations révélatrices. Par exemple, des personnes qui touchent 4 millions F CFA et qui, dès le 15 du mois, sont en découvert ; à l’inverse, j’ai vu des personnes avec un salaire de 200 000 qui, bien structurées, vivent plus à l’aise, grâce à leurs investissements que d’autres qui gagnent 500 mille F CFA, 1 million F CFA ou plus. Cela me fait penser à une citation de George Shaw : « Si tu veux ruiner un homme qui ne sait pas gérer de l’argent, il faut lui en donner davantage ». Il va se perdre davantage.
CF : Après premières éditions couronnées de succès, quelles sont les grandes lignes de la 3ᵉ édition qui s’annonce ?
C.Y. : Le thème de cette 3ᵉ édition est : « De l’épargne à la prospérité : bâtir aujourd’hui pour transmettre demain ». Nous conservons les fondements de l’activité, à savoir l’éducation financière. Nous parlerons d’épargne, des différents supports d’investissement, d’assurance, de protection et d’immobilier résidentiel. La première préoccupation d’un Burkinabè quand il commence à travailler est d’avoir sa maison ; c’est bon pour sa dignité. Mais attention, les époques ont changé. La manière d’acquérir un logement est différente d’aujourd’hui. Si l’on utilise les méthodes d’avant sans les actualiser aux réalités économiques actuelles, on risque de se retrouver frustré, avec une maison inachevée et sans autres ressources pour soutenir le niveau de vie de sa famille quand on sera à la retraite. Comment financer l’accès au logement ? Quelles solutions activer, selon le type de revenu. Aujourd’hui, certains construisent à 30 km et reviennent travailler en ville. Oui, ils ont leur maison, mais quel est l’impact sur leur qualité de vie, sur l’éducation des enfants ? Combien ont des duplex mais, en regardant leurs enfants, ont le sentiment d’avoir tout échoué ? On pense juste à posséder le bien sans considérer les corollaires en termes d’impact négatif. Cela change totalement la perspective. Il faut trouver des compromis pour préserver la qualité de vie ; et cela est possible. Il faut se faire accompagner et trouver la bonne méthodologie, comme aller voir le médecin. Mais la prescription est personnelle, car les réalités ne sont pas les mêmes.
CF : Vous aviez évoqué tantôt la problématique transmission du patrimoine comme véritable problème de société. Pouvez-vous en dire plus ?
C.Y. : Nous avons trois points centraux pour cette 3e édition : l’accès à l’immobilier, la protection et la transmission du patrimoine. Faut-il laisser les héritiers se débrouiller, se disputer, alors qu’on aurait pu tout préparer et leur léguer une un héritage paisible ? Combien de personnes possèdent un patrimoine immobilier important mais n’ont jamais pensé à le structurer pour que, demain, à leur absence, les enfants puissent en bénéficier avec une fiscalité allégée ? Qui pense à la succession et au coût de la transmission de l’héritage ? Souvent, on croit avoir laissé des biens à ses enfants alors que ce sont des problèmes qu’on leur a créés, car les coûts de succession ne sont pas maîtrisés.
Le promoteur de la Semaine de l’Épargne et de l’Investissement (SEI), Christophe Yaméogo : « nous avons trois points centraux pour cette 3e édition : l’accès à l’immobilier, la protection et la transmission du patrimoine. Faut-il laisser les héritiers se débrouiller, se disputer, alors qu’on aurait pu tout préparer et leur léguer une un héritage paisible ? »
Pourtant, il existe des mécanismes qui peuvent être mis en place pour que la famille en bénéficie. Il suffit de s’adresser à des professionnels pour être accompagné. Tout le monde n’a pas les mêmes capacités : certains savent gagner de l’argent, d’autres savent le gérer, d’autres encore savent investir ou protéger cet argent. Il y en a qui peuvent aider à assurer la transmission en toute sécurité, afin que le legs reste pérenne et que son nom perdure plusieurs générations au lieu de disparaître dès la première.
À titre d’exemple, quels sont les Burkinabè qui se souviennent du tout premier millionnaire du Burkina, Wang-Yandé, celui qui a payé la dette du pays auprès du FMI à l’époque ? Qui connaît aujourd’hui sa famille ? Alors qu’ailleurs on parle des Rockefeller. Il faut aussi que nous ayons nos références locales, qui inspirent C’est pour cela que le thème de la construction concerne ceux qui démarrent dans la vie active, ceux qui sont en milieu de leur carrière ou même vers la fin, car on peut toujours rattraper les choses et ensuite comment protéger tout cela. Des gens prennent 50 millions pour construire une maison mais ne peuvent pas mettre 20 000 francs par an pour l’assurer !
CF : Quel sera le programme en termes de contenu de la SEI 2026 ?
C.Y. : Comme d’habitude, il y aura des ateliers, des conférences, des master class, des panels, des expositions, etc. Des experts viendront partager leurs connaissances. Nous aurons des invités internationaux qui ont plus d’expérience et de compétences en gestion de patrimoine. L’activité est placée sous la présidence du Ministre de l’Économie et des Finances et sous le patronage du Ministre de la Construction et de la Patrie ; on ne peut pas parler d’immobilier résidentiel sans que le département de tutelle soit associé. Parmi les intervenants, nous aurons des directeurs de société, des représentants de banques, de microfinance, de fintech, de l’immobilier, de l’assurance et d’autres secteurs.
CF : Quelles sont les innovations pour cette 3ᵉ édition de la SEI ?
C.Y. : Cette année, nous introduisons la traduction simultanée en langues locales pour les personnes qui ne parlent pas français. Ceux qui parlent Mooré, Jula ou Fulfuldé pourront y participer avec aisance. Ce salon n’est pas fait que pour les élites ; il est destiné au grand public. Et pour une activité organisée pour le grand public, il faut que les commodités soient prises en compte afin que les non-francophones puissent aussi participer. J’ajoute également qu’il est prévu des tirages au sort permettant au public de gagner des lots. Sur cet aspect, nous avons une innovation cette année que nous avons appelée « le coffre ». Il s’agit d’une cagnotte de 200 000 FCFA que l’un des participants pourra remporter au soir de l’événement. Cette cagnotte permettra au vainqueur d’ouvrir un compte-titres dans une société de gestion et d’intermédiation (SGI) pour commencer sa carrière d’investisseur en bourse. Des lots seront également fournis par nos partenaires.
CF : Plus concrètement, qui peut participer à cette année ?
C.Y. : Comme souligné plus haut, c’est une activité pour le grand public : commerçants, artisans, salariés, entrepreneurs, etc. tout le monde y est convié, y comme les étudiants. Mais pour eux, il y a deux autres activités qui leur sont consacrée exclusivement : la Global Money Week et la Journée mondiale de l’épargne. Ce sont des actions qui leur sont dédiées, prévues en mars et octobre ; nous les rejoignons dans leurs lieux d’apprentissage pour organiser des conférences et des formations.
CF : Où en êtes-vous avec les partenariats ?
C.Y. : Je tiens à remercier les partenaires sans lesquels il serait difficile d’organiser l’événement. Comme je l’ai dit, lors des deux premières éditions, nous avons investi plus que ce que nous avons pu mobiliser, mais ce qu’ils ont apporté n’est pas négligeable. Cette année, il y a plus d’engouement grâce au succès des deux premières éditions. L’année dernière, nous avions 19 partenaires, à cette édition, nous espérons au moins une quarantaine, soit du simple au double. Le seul bémol, c’est qu’ils confirment tardivement, ce qui pénalise la communication grand public, car nous aurions voulu annoncer l’événement avec les logos des partenaires plus tôt. Nous comptons lancer la campagne de communication la semaine prochaine.
CF : Quelles sont les conditions pour les partenaires qui souhaitent y participer ?
C.Y. : Il y a des stands simples à 500 000 F CFA et des offres de visibilité avec des stands allant de 1 500 000 à 10 millions F CFA. L’offre coorganisateur est à 20 millions F CFA.
CF : Quel lien faites-vous entre éducation financière, inclusion financière et développement socioéconomique ?
C.Y. : L’éducation financière permet aux populations d’acquérir les connaissances et compétences nécessaires pour prendre de bonnes décisions concernant leur argent. En matière d’inclusion financière, quand les personnes sont formées, elles utilisent plus aisément les produits financiers. Aujourd’hui, pourquoi les produits bancaires, d’assurance, la bourse et autres sont-ils si peu utilisés ? C’est l’ignorance et les idées reçues qui freinent leur adoption. Notre objectif est de briser ces barrières en permettant au public de rencontrer les acteurs financiers et d’autres personnes non financières mais expérimentées, qui peuvent partager leur vécu pour rassurer le public sur l’utilisation de ces instruments à leur avantage.
Sur le plan du développement économique, nous croyons qu’on ne peut pas avoir un pays prospère avec des habitants pauvres. L’éducation financière aide les gens à construire une prospérité financière, favorise l’inclusion financière par l’usage des produits financiers, et permet au pays d’avancer. Car, quand les gens ont de l’argent, ils dépensent, investissent et agissent comme de bons acteurs économiques. Tout le monde y gagne : l’État et les individus. Quand on a les moyens de se faire plaisir, on n’est pas aigri !
CF : Comment jugez-vous le niveau d’éducation financière des Burkinabè ?
C.Y. : Les faiblesses en matière d’éducation financière ne sont pas propres au Burkina. L’OCDE indique que moins de 50 % des populations dans le monde ont accès à l’éducation financière. À l’échelle de nos États, c’est encore plus compliqué, bien qu’il y ait des exceptions. Je ne veux pas généraliser, mais certaines ethnies, dans leur façon d’éduquer, transmettent des pratiques financières : on y trouve des personnes disciplinées en matière d’épargne, de gestion et ayant le sens des affaires. Elles sont plus douées naturellement, car cela fait partie de leur vécu éducatif. C’est le cas, par exemple, chez les Yana, les Yarsé, les Dioula, les Ibgo qui ont une culture des affaires, transmise de père en fils. Souvent, on n’est même pas conscient d’avoir reçu une éducation financière, on agit en pilotage automatique sans savoir pourquoi.
De façon générale, au Burkina, il y a beaucoup à faire. Il n’y a pas de chiffres officiels sur le taux d’accès à l’éducation financière, mais un gros travail est en cours, notamment par l’ANPFI (ndlr : Agence Nationale de Promotion de la Finance Inclusive), avec son directeur général, Monsieur Fidèle Waongo Yaméogo, que je salue au passage. En outre, il y a des discussions en cours sur la possibilité d’intégrer l’éducation financière dans les cursus scolaires. Aussi, beaucoup de structures et d’initiatives sont engagées ; je ne suis pas le seul à faire de l’éducation financière, même si nous sommes parmi les plus visibles. Très souvent, quand on parle d’éducation financière, on pense aux populations défavorisées, oubliant que citadins et intellectuels sont aussi victimes du manque d’éducation financière.
CF : Qu’est-ce qui explique, selon vous, ce faible niveau d’éducation financière ?
C.Y. : On ne cherche pas ce dont on ignore l’existence. Quand on ne sait pas qu’il nous manque quelque chose, on ne le cherche pas. En général, c’est l’ignorance.
CF : N’est-ce pas aussi un problème structurel, puisque l’éducation financière est peu présente dans les politiques publiques ?
C.Y. : C’est vrai que pendant longtemps l’éducation financière a été absente des politiques publiques. À l’époque, le pays avait d’autres urgences et cette question a été relégué en arrière-plan. Les décideurs eux-mêmes étaient souvent ignorants et n’avaient pas de vision. Récemment, il y a un peu plus d’engouement, mais il reste du chemin à parcourir.
CF : Que faire pour inverser la tendance et donner à l’éducation financière la place qu’elle mérite ?
C.Y. : Il faut soutenir des initiatives comme la nôtre. Nous ne faisons pas cette activité pour nous seuls ! Nous l’avons conçue comme un outil national. Si nous parvenons à l’institutionnaliser, par exemple via une convention tripartite avec le ministère de l’économie et l’ANPFI pour porter l’initiative, nous pourrons amplifier nos actions sur le terrain. Nous avons des projets de convention à soumettre dans l’objectif d’asseoir une activité de la dimension du SAMAO (ndlr : Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest). Cela permettrait d’amplifier la portée de nos actions et d’impacter positivement l’inclusion financière, la bancarisation, l’accès au financement pour les entrepreneurs et la culture assurantielle. Les retombées seraient importantes pour la nation, es gens pourraient mieux gérer leur épargne, réaliser des investissements, et l’État percevrait des recettes via les impôts. Tout le monde serait gagnant. C’est le plaidoyer que nous portons ; nous avons foi qu’à un moment cela se fera. L’introduction de l’éducation financière dans les programmes scolaires est une solution, mais la question est comment le faire et sous quel format. J’ai suivi des formations à l’étranger pour être expert en éducation financière, mais certains contenus sont parfois déphasés par rapport à nos réalités et peuvent amener les gens à penser d’une certaine façon qui n’est pas en phase avec notre contexte. C’est pourquoi, nous construis nos formations en intégrant leurs réalités locales.
CF : Où en êtes-vous dans les préparatifs ? Êtes-vous prêts ?
C.Y. : Pouvons-nous dire que nous sommes prêts ? Je suis perfectionniste — c’est un gros défaut — mais je pense que l’organisation est à 80 % prêt. Il nous reste trois semaines et nous savons exactement où nous allons et ce qui va se passer. Les 20 % restants concernent des ajustements que nous allons apporter. Techniquement, cela devrait tenir. Les 80 % ne concernent pas le côté financier. Tout ce qui a été fait jusqu’à présent est autofinancé. Pour le moment, ce sont des promesses de partenariat, mais nous n’avons pas encore reçu de cash. Nous avons l’habitude de travailler avec les partenaires et nous les remercions pour leur confiance. La plupart essaient de nous verser l’argent avant l’événement ; l’année dernière, 90 % avaient payé avant l’événement, certains ont même payé le jour du démarrage.
Côté préparatif, tout est déjà arrêté et nous sommes sur les actions de mobilisation. Dès la semaine prochaine, les campagnes de communication vont démarrer. La conférence de presse est prévue pour le 28 janvier 2026. Pour la mobilisation, nous avons engagé des démarches auprès des ordres professionnels — pharmaciens, médecins, architectes, avocats — et démarché des mutuelles d’entreprises, etc., car la clé du succès d’un tel événement est la mobilisation. Nous allons informer les populations et, dans les jours à venir, mener des actions terrain dans les marchés, les rues et certaines artères de la ville pour annoncer l’événement et inviter le public à y participer. Cette approche terrain pour la mobilisation est nouvelle. Nous testons chaque année de nouvelles approches pour mesurer leur impact. Notre objectif cette année est d’atteindre 5 000 participants en présentiel sur les deux jours.
CF : Pour conclure, quel message adressez-vous aux populations ?
C.Y. : D’abord, nous remercions les partenaires qui nous font confiance. Nous avons déjà des confirmations. Au niveau des sociétés de gestion et d’intermédiation financière (SGI), trois sur quatre ont confirmé leur présence. Concernant les banques, l’année dernière nous n’en avions que deux (BOA et Coris Bank) ; cette année, six ont déjà confirmé et nous attendons d’autres retours. Pour les compagnies d’assurances, nous étions à quatre l’année dernière ; ces quatre sont encore avec nous et nous espérons en avoir d’autres, car c’est dans le secteur des assurances que nous avons le plus de mal à mobiliser. Les fintechs seront également présentes. Nous remercions ceux qui nous font confiance et invitons ceux qui n’ont pas encore pris leur décision à venir nous voir pendant la SEI pour se faire leur propre raison.
Au grand public, je lui de ne pas marchander pas sa participation, car cette activité est d’abord pour les populations. Je les invite à venir ; elles seront surprises de découvrir que ce qu’elles prenaient pour des certitudes n’en sont pas. Je précise que la participation est gratuite : il suffit de s’inscrire en ligne, le lien d’inscription (https://forms.gle/aPwd1thqPCXtVuRy7) se trouve sur les pages de la SEI sur les réseaux sociaux, cela facilite la prise en charge et les commodités. Il est aussi possible de s’inscrire sur place, puisque cette année nous attendons des participants qui ne parlent pas français ou qui ne savent pas écrire.
Je remercie enfin C’Finance de m’avoir donné la parole. Cela permet de porter plus loin notre message et de donner plus de visibilité à nos actions. Je rappelle que nous avons un cabinet qui propose des formations en éducation financière, des sessions et des packages pour les entreprises souhaitant former leurs collaborateurs. Depuis l’année dernière, nous organisons des camps vacances d’éducation financière pour les jeunes, destinés aux tranches de 7–13 ans et 14–18 ans. Les parents qui souhaitent que leurs enfants bénéficient d’un accompagnement en éducation financière dès la base seront les bienvenus. Toutes ces informations seront d’ailleurs disponibles au stand du cabinet pendant la SEI.
Interview réalisée par la
Rédaction de C’Finance






