La Banque Ouest Africaine de Développement a consacré 72 % de ses financements en 2025, soit la somme de 667,7 milliards FCFA (pour un total de 935,8 milliards FCFA de financements approuvés durant l’exercice), au renforcement de secteurs stratégiques dans ses pays membres tels que l’agro-industrie, les industries extractives, l’énergie, la finance inclusive, l’agriculture, la formation professionnelle. Au Burkina Faso comme dans toute l'UEMOA, ces interventions inscrites dans l'Axe 2 du plan stratégique DJOLIBA visaient principalement à soutenir l'emploi et la valeur ajoutée dans les Etats membres et de renforcer le secteur privé.
Dans le cadre de la réalisation de son mandat de soutenir le développement économique de ses pays membres, la Banque Ouest Africaine de Développement(BOAD) a inscrit la création de valeur et d’emplois productifs à l'Axe 2 de son Plan stratégique DJOLIBA : « Contribuer à la création de valeur et d'emplois productifs en appui aux États et au secteur privé ».
A ce titre, sur les 935,8 milliards FCFA de financements approuvés par la Banque de développement de l’UEMOA en 2025, plus de 667 milliards FCFA, soit 72 %, ont été consacrés au financement d’actions entrant dans la réalisation de cet axe 2. Plusieurs financements ont été accordés dans ce cadre en faveur du Burkina Faso, illustrant cet engagement de la BOAD en faveur du développement de ses pays membres. Le Rapport annuel 2025 de la Banque détaille, chiffres à l'appui les différentes contributions de l’institution au cours de l’exercice 2025, démontrant que plusieurs opérations approuvées en 2025 concernent directement le pays des Hommes intègres.
Dans le secteur minier, la BOAD a financé à hauteur de 90 % un projet de 33,21 milliards FCFA destiné à renforcer les capacités d'exploitation des mines d'or de Boungou et de Wahgnion. En termes de retombées ce projet devrait produire 80,73 milliards FCFA de bénéfices dès 2025, plus de 1 159 milliards FCFA cumulés à l'horizon 2036, et 429,435 milliards FCFA de royalties sur la période et générer 100 emplois permanents et 300 emplois temporaires.
La finance inclusive n'est pas en reste. La troisième tranche du Projet de Promotion de la Finance Inclusive au Burkina Faso (PPFI-B), financée à hauteur de 12,25 milliards FCFA par la Banque sur un coût total de 16,982 milliards FCFA, vise à élargir l'accès des ménages à faibles revenus et des micro-entreprises aux services financiers. Cette initiative devrait créer environ 450 emplois directs et 600 emplois indirects et induits, pour une valeur ajoutée annuelle estimée à 14,011 milliards FCFA.
La BOAD a également accordé un appui au Fonds Burkinabè de Développement Économique et Social (FBDES), avec une facilité de 36 milliards FCFA destinée à financer des sous-projets privés. Ce projet, d'un coût total de 42,686 milliards FCFA, devrait générer 1 000 emplois directs, 16 000 emplois indirects et induits, plus de 16 milliards FCFA de valeur ajoutée, et bénéficier à près de 500 000 producteurs.
Une orientation stratégique élargie à l'échelle de l'UEMOA
Ces interventions burkinabè s'inscrivent dans une dynamique bien plus large. Ce sont 667,7 milliards FCFA que l'Axe 2 du Plan stratégique DJOLBA de la BOAD a mobilisé à l'échelle de l'Union en 2025, couvrant l'agro-industrie, les industries extractives, l'énergie, la finance inclusive, l'agriculture et la formation professionnelle.
Parmi les projets phares l’on note la construction de six lycées professionnels agricoles au Sénégal (20 milliards FCFA pour la première phase), la réalisation de la cité ministérielle de Lomé au Togo (20 milliards FCFA), l'exploitation d'un gisement d'uranium au Niger (financé à près de 50 % par la BOAD), ou encore la centrale thermique à cycle combiné de 372 MW à Songon en Côte d'Ivoire, portée à hauteur de 436 milliards FCFA et devant fournir 354 MW de capacité additionnelle à ce pays.
La réalisation de cet axe stratégique s’est traduit également en 2025 à travers l’assistance financière aux Etats membres et à des institutions régionales. La BOAD a accordé à ce titre des subventions à hauteur de 161 005 976 FCFA au titre de son programme d’assistance technique et institutionnelle dont 147 005 976 FCFA à quatre Etats membres pendant l’exercice 2025. La Banque de développement s’est également illustrée par l’arrangement de financements structurés au bénéfice des États membres et des entreprises stratégiques de l’UEMOA.
Au total, neuf mandats d’arrangement ont été signés pour un montant cumulé de 639,165 milliards FCFA, avec un taux de réalisation de 90 % (soit la mobilisation effective de 574,866 milliards FCFA) couvrant plusieurs secteurs prioritaires tels que l’énergie, les infrastructures, le transport aérien, la sécurité, l’immobilier administratif et les services publics.
Entre soutien à l'industrialisation, financement du secteur privé et création d'emplois durables, l'Axe 2 apparaît ainsi, pour le Burkina Faso comme pour l'ensemble des huit pays membres de l'UEMOA, comme le principal levier opérationnel de la BOAD pour transformer les économies de la sous-région.
In fine, le Rapport 2025 de la Banque documente 3 765,7 milliards FCFA de financements globaux dans le cadre du Plan stratégique DJOLIBA sur la période 2021-2025. Avec une prévision initiale de 3 351,5 milliards FCFA, ce résultat affiche un taux de réalisation de 112,3 %.
Mouni N’GOLO




