Dans le but de créer un cadre formel de collaboration et de dialogue constructif avec le marché assurantiel, la compagnie nationale FASO REASSURANCES (FASO-RE) a tenu sa première rencontre avec ses relais dans les compagnies d’assurances, sur le thème : « Stratégie d'optimisation de la gestion de la cession légale en réassurance au Burkina Faso », le mardi 7 avril 2026, à Ouagadougou. L’ambition est de se donner les moyens de réussir sa mission et de jeter les bases de son positionnement sur le marché national, régional voire international.

Société nationale de réassurances, avec un capital de 10 milliards F CFA, détenu à 54% par l’Etat et ses démembrements et à 46% par les sociétés d’assurances, FASO REASSURANCES (FASO-RE) a été créée par l’Etat burkinabè avec une ambition claire : « contribuer à la rétention des primes au niveau national, renforcer la capacité du marché et soutenir le développement durable du secteur des assurances au Burkina Faso ». Mais comme l’a souligné son Directeur général, Drissa Traoré, il sera vain de concrétiser cette noble ambition sans une collaboration étroite, franche et permanente avec les compagnies d’assurance.

Sa première rencontre marché avec ses relais dans les sociétés d’assurances, à savoir les chargés et responsables de réassurance, tenue le mardi 7 avril 2026, à Ouagadougou, sous le thème :« Stratégie d'optimisation de la gestion de la cession légale en réassurance au Burkina Faso », s’inscrit dans cette dynamique.

Cette rencontre se veut un cadre de dialogue structuré, direct et technique  entre FASO RE et ses relais dans les compagnies d'assurances. 

 

Avec la création de FASO RE, obligation est faite aux sociétés d’assurances installées au Burkina de céder une partie de leurs primes en réassurances, habituellement souscrites auprès des réassureurs étrangers, à cette société nationale de réassurance. En assurance IARD, le taux de cession légale est de 7,5%, contre 5% en assurance vie. Il est de 15% dans les conventions d’affaires entre les assureurs locaux et les réassureurs internationaux.

Avoir une lecture commune des responsabilités

 Après un premier exercice soldé par un chiffre d’affaires provisoire de 7 milliards F CFA au 31 décembre 2026, il était temps d’échanger avec les partenaires stratégiques, à l’effet de passer en revue les forces, les insuffisances, les difficultés rencontrées, les défis communs à relever, les points d’amélioration, et de recueillir les préoccupations, attentes et propositions des relais, afin de permettre à FASO RE de dérouler sa mission et ses ambitions de croissance, à commencer par l’amélioration de son chiffre d’affaires de 2026.

« Cette rencontre est l’occasion de rappeler et de clarifier la mission, le rôle et le positionnement de FASO‑RE sur le marché burkinabè de l’assurance et de la réassurance. Il nous paraît important que chacun dispose d’une lecture claire et commune de nos responsabilités, de nos obligations, mais aussi de nos limites, telles que définies par le cadre réglementaire. Une bonne compréhension des rôles de chacun est un préalable indispensable à une collaboration saine et efficace », a souligné M. Traoré.

La cheffe de service souscriptions vie à SONAR Assurance vie, Claudine Ouédraogo : « la société étant à ses débuts, cette rencontre nous permet de mettre les difficultés sur la table et de les traiter ensemble, afin de l’aider à partir sur de bonnes bases »

 

Faso Réassurances compte aussi jouer sa partition dans l’assistance technique du marché pour un meilleur taux de pénétration de l’assurance du Burkina Faso. Mais, au-delà du marché national, le dernier-né du secteur assurantiel burkinabè, nourrit déjà d’autres appétits.

« Aider à partir sur de bonnes bases »

« Nous comptons maîtriser cette cession légale qui porte sur notre marché. Mais, une compagnie de réassurance, c'est l'international. Après validation de cette ouverture par le Conseil d’administration, nous allons progressivement attaquer la sous-région, en commençant par les pays de l'AES, puis les pays limitrophes. Nous pouvons attirer des affaires de l'extérieur vers notre pays et assurer une certaine rentabilité de notre compagnie, qui sera certainement une compagnie de référence, au plan sous-régional voire international », a confié le DG Traoré.

Et dans cette quête de positionnement, FASO RE a l’accompagnement du marché, qui, du reste, salue sa démarche collaborative. « La société étant à ses débuts, cette rencontre nous permet de mettre les difficultés sur la table et de les traiter ensemble, afin de l’aider à partir sur de bonnes bases. Nous sommes donc disposés à accompagner FASO RE dans sa stratégie de positionnement sur le marché national et sous-régional. Nous en avons tous intérêt, car avant tout, il s’agit de l’intérêt de notre pays. FASO RE est une première, et c’est une fierté », a soutenu la cheffe de service souscriptions vie à SONAR Assurance vie, Claudine Ouédraogo.

Le directeur technique à Jackson Assurances, Thimotée Guebré: « en tant que technicien, cette rencontre nous permet de comprendre réellement les préoccupations de FASO RE et de l'aider à atteindre ses objectifs ».

 

Même son de cloche chez le directeur technique à Jackson Assurances, Thimotée Guebré. « Si FASO RE n'existait pas, il fallait la créer. Cette rencontre avec les relais est un cadre idéal d’échanges. En tant que technicien, elle nous permet de comprendre réellement les préoccupations de FASO RE et de l'aider à atteindre ses objectifs. Mais au-delà, ce rendez-vous nous donne l’opportunité d’échanger sur les perspectives de développement de l’industrie de l’assurance au Burkina Faso », a-t-il confié.

La Rédaction

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