Au premier trimestre 2026, Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) a enregistré un bénéfice net de 268,9 millions de dollars, en progression de 25 % par rapport aux 215,4 millions de dollars réalisés à la même période en 2025. Cette performance intervient dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques persistantes, une volatilité des marchés financiers et un durcissement des conditions de financement. Les résultats ont été publiés ce vendredi 22 mai 2026.
La Banque africaine d’Import-Export (Afreximbank) confirme sa solidité financière et son rôle stratégique dans le financement des économies africaines. Selon les résultats financiers publiés ce vendredi 21 février 2026, l’institution financière panafricaine a réalisé un bénéfice net de 268,9 millions de dollars au premier trimestre de 2026, en progression de 25 % par rapport aux 215,4 millions de dollars réalisés à la même période en 2025.
Au 31 mars 2026, l’encours global de crédits du groupe s’est établi à 42 milliards de dollars, contre 41 milliards de dollars à fin décembre 2025, soit une hausse de 2 % en trois mois.
Les prêts et avances moyens ont atteint 32 milliards de dollars, enregistrant une progression annuelle de 8 %. Cette dynamique a contribué à l’augmentation des revenus d’intérêts de la banque.
Le total des produits d’intérêts s’est élevé à 813,6 millions de dollars, en hausse de 14 % sur un an. Quant au produit net d’intérêts, il a progressé de 24 %, passant de 411,2 millions de dollars au premier trimestre 2025 à 510 millions de dollars en 2026.
Des indicateurs prudentiels solides
Ces résultats traduisent la résilience du modèle économique d’Afreximbank, soutenu par une gestion rigoureuse du bilan, une bonne qualité des actifs et une croissance continue des activités de financement du commerce et des infrastructures.
Les indicateurs financiers du groupe demeurent robustes malgré les incertitudes économiques mondiales. Les fonds propres ont progressé à 8,6 milliards de dollars, contre 8,4 milliards de dollars à la fin de l’exercice 2025. Cette hausse a été soutenue par un apport de capital de 268,9 millions de dollars ainsi que par de nouveaux investissements en actions reçus au cours du trimestre.
Le ratio d’adéquation des fonds propres ressort à 23 %, un niveau conforme aux objectifs prudentiels de long terme de la banque et largement au-dessus des standards réglementaires.
Par ailleurs, la qualité des actifs reste maîtrisée. Le ratio des prêts non performants s’établit à 2,40 %, contre 2,43 % à fin 2025, un niveau inférieur à la moyenne observée dans le secteur bancaire africain.
La liquidité du groupe demeure également confortable, avec une trésorerie et des équivalents de trésorerie évalués à 5,6 milliards de dollars, représentant 14 % du total des actifs, estimés à 41,7 milliards de dollars.
Un programme de 10 milliards de dollars face aux chocs externes
Face aux perturbations économiques mondiales, Afreximbank a lancé, en mars 2026, un Programme d’intervention face à la crise du Golfe doté de 10 milliards de dollars.
Ce mécanisme vise à aider les États membres à atténuer les impacts de cette crise sur les échanges commerciaux, les paiements internationaux et les chaînes d’approvisionnement. Les secteurs de l’énergie, du tourisme, de l’aviation, des engrais et des produits alimentaires figurent parmi les principaux domaines ciblés.
Parallèlement, la banque a renforcé son accompagnement des pays africains et de la CARICOM à travers des financements ciblés et des services de conseil destinés à soutenir l’industrialisation, les capacités productives et la résilience économique.
Au cours du trimestre, Afreximbank a également consolidé son intégration continentale avec la ratification par l’Afrique du Sud de l’Accord d’établissement de la banque en février 2026. Cette adhésion permet désormais à l’institution d’assurer une couverture continentale complète.
Pour Denys Denya, premier vice-président exécutif d’Afreximbank, ces résultats illustrent « la solidité du modèle opérationnel » de la banque dans un environnement mondial complexe.
« Nous restons pleinement mobilisés pour stabiliser les flux commerciaux, atténuer les tensions de liquidité et favoriser la transformation industrielle et économique de l’Afrique et des Caraïbes », a-t-il déclaré.
Estelle KONKOBO





