Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 19 mai 2026, l’exclusion temporaire de l’entreprise kényane Esiko Kenya Enterprises Limited ainsi que de deux ressortissants chinois impliqués dans des pratiques frauduleuses liées à un projet d’électrification au Kenya. Cette décision s’inscrit dans le cadre du renforcement des mécanismes de gouvernance et de contrôle des financements de l’institution panafricaine.

Les pratiques frauduleuses son régulièrement citées au rang des maux qui minent le développement en Afrique. Pour contrer ce fléau qui gangrène les initiatives de développement du continent, la Banque africaine de développement a mis en place un dispositif de lutte contre la fraude dans la mise en œuvre de ses projets. Ce dispositif a permis d’épingler une structure et des individus impliqués dans des malversations selon la BAD.

Dans un communiqué publié le 19 mai 2026, l’institution financière panafricaine a annoncé l’exclusion pour une durée de neuf mois de l’entreprise Esiko Kenya Enterprises Limited, ainsi que la radiation pour douze mois de deux citoyens chinois, Chen Chao et Huang You.

Selon la BAD, une enquête menée par son Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption a permis d’établir l’existence de pratiques frauduleuses dans le cadre du projet de connectivité « Last Mile », phase II, au Kenya.

Le projet concernait notamment la conception d’infrastructures électriques, l’approvisionnement et l’installation d’extensions de lignes monophasées basse tension ainsi que de câbles de service destinés à renforcer l’accès à l’électricité dans plusieurs régions du pays.

Financé par le Groupe de la BAD, ce programme vise à accompagner la stratégie du gouvernement kényan en faveur de l’électrification des populations, particulièrement dans les zones défavorisées des quarante-sept comtés du pays.

Pendant la période d’exclusion, les entités sanctionnées ainsi que toutes les structures placées sous leur contrôle ne pourront participer à aucune activité financée par le Groupe de la Banque africaine de développement.

L’institution précise également que leur réintégration éventuelle restera conditionnée à l’expiration des sanctions et à la mise en œuvre effective des mesures de conformité exigées en matière d’intégrité.

À travers cette décision, la BAD réaffirme sa volonté de renforcer la transparence, la redevabilité et l’intégrité dans l’exécution des projets financés sur le continent africain.

Estelle KONKOBO

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