Sept banques multilatérales de développement, dont le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement, ont annoncé dans une déclaration conjointe, rendue publique le lundi 18 mai 2026 par la BAD, une série de mesures destinées à soutenir les pays affectés par les répercussions économiques du conflit au Moyen-Orient. L’initiative vise à limiter les effets des perturbations sur les marchés de l’énergie, des engrais et du commerce mondial qui accentuent les tensions inflationnistes et budgétaires dans plusieurs économies vulnérables.

Face à l’intensification des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les grandes institutions financières internationales cherchent à coordonner leurs réponses afin de préserver la stabilité économique des pays les plus exposés. Les perturbations des chaînes logistiques mondiales, la volatilité des prix de l’énergie et les risques croissants sur la sécurité alimentaire exercent une pression particulière sur les économies importatrices, notamment en Afrique.

Dans une déclaration conjointe, sept banques multilatérales de développement veulent apporter des réponses à ces challenges. Il s’agit de Asian Development Bank (ADB), de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), du Groupe Banque européenne d’investissement (BEI), du  Groupe de la Banque interaméricaine de développement (IDB Group), du Groupe de la Banque mondiale, de la Banque de développement du Conseil de l’Europe ainsi que le Groupe de la BAD. Ces institutions affirment vouloir mobiliser leurs capacités de financement, leurs instruments d’appui au secteur privé et leur expertise technique afin d’aider les États à absorber les chocs économiques liés au conflit.

Soutenir les biens essentiels et les entreprises

Les banques multilatérales prévoient notamment de soutenir l’accès aux biens essentiels comme l’énergie, les produits alimentaires et les intrants agricoles dans les pays les plus fragilisés. Elles entendent également renforcer les chaînes d’approvisionnement et soutenir les mécanismes de diversification commerciale pour limiter les ruptures de marché.

Le dispositif comprend aussi des appuis budgétaires à décaissement rapide afin d’aider les gouvernements confrontés à des tensions sur leurs finances publiques à protéger les populations vulnérables. Parallèlement, des mécanismes de liquidité et de fonds de roulement seront déployés au profit des entreprises, notamment les PME, afin de préserver l’activité économique et l’emploi dans un contexte de forte volatilité des marchés.

Au-delà des réponses d’urgence, les institutions signataires annoncent vouloir soutenir des investissements structurants destinés à renforcer la résilience des économies, notamment à travers la diversification énergétique, le développement des infrastructures et l’amélioration de la connectivité régionale. Les banques multilatérales insistent enfin sur la nécessité de maintenir une surveillance étroite des risques émergents, particulièrement en matière de sécurité alimentaire, afin d’assurer des réponses rapides et coordonnées aux besoins des pays affectés.

Estelle KONKOBO

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