La Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’État (DGAIE) organise les 20 et 21 mai 2026, à Ouagadougou, la deuxième édition du Forum national des comptables des matières. Placée sous le thème : « Intelligence artificielle et modernisation de la gestion du patrimoine non financier de l’État : quelles opportunités pour les comptables des matières ? », l’ambition est de s’appuyer sur les outils d’intelligence artificielle pour garantir une gestion optimale des biens de l’Etat. 

La gestion du patrimoine public entre progressivement dans une nouvelle phase de transformation au Burkina Faso. Face aux exigences croissantes de transparence, de performance et de modernisation de l’administration publique, les acteurs de la comptabilité des matières sont désormais appelés à intégrer les outils numériques intelligents dans les mécanismes de gestion des biens de l’État, pour plus d’efficacité et d’efficience.

C’est dans cette dynamique que s’est ouverte, ce mercredi 20 mai 2026 à Ouagadougou, la deuxième édition du Forum national des comptables des matières, organisée par la Direction générale des affaires immobilières et de l’équipement de l’État (DGAIE), sous le thème : "Intelligence artificielle et modernisation de la gestion du patrimoine non financier de l’État : quelles opportunités pour les comptables des matières ?"

Pendant deux jours, responsables administratifs, comptables des matières, experts, corps de contrôle et partenaires institutionnels vont échangent sur cette thématique afin de dégager des pistes d’actions devant permettre de réussir la modernisation de la gestion du patrimoine non financier de l’État.

Le Directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’État, Djakaridja Barro : « ce forum constitue un cadre stratégique d’évaluation des acquis et de réflexion sur les innovations au service de la gestion du patrimoine public ».

 

Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des réformes engagées par le gouvernement pour renforcer la gouvernance publique et améliorer la gestion des actifs publics, a fait savoir le Directeur général des affaires immobilières et de l’équipement de l’État, Djakaridja Barro.

Il s’agit d’évaluer les acquis de la réforme de la comptabilité des matières tout en explorant les innovations susceptibles d’améliorer la traçabilité, la fiabilité et la sécurisation des biens publics.

Des acquis majeurs

Depuis l’institutionnalisation de la comptabilité des matières au Burkina Faso en 2008, plusieurs avancées structurantes ont été enregistrées sous l’impulsion des autorités publiques et avec l’accompagnement du ministère en charge des finances.

Ces réformes ont progressivement permis de poser les bases d’un système plus moderne, plus transparent et davantage orienté vers la performance dans la gestion du patrimoine non financier de l’État.

Le représentant du ministre de l’Economie et des Finances, Boureima Ouedraogo : « La véritable richesse d’un État ne réside pas seulement dans ses ressources, mais dans la manière responsable et transparente dont elles sont administrées. »

 

Parmi les principaux acquis cités par Djakaridja Baro, figurent la nomination et l’installation des comptables principaux des matières, le renforcement du cadre juridique et institutionnel à travers l’adoption de trois décrets et d’une vingtaine d’arrêtés d’application, l’élaboration d’organigrammes-types des bureaux comptables matières et leur opérationnalisation dans plusieurs structures publiques, la conception de manuels de procédures administratives et comptables et des guides didactiques, le déploiement du logiciel « Système intégré de gestion de la comptabilité des matières » (SIGCM), présenté comme un outil important dans la modernisation de la gestion patrimoniale publique.

Le renforcement des capacités de plus de 21 000 acteurs, les opérations de recensement géolocalisé des biens immobiliers de l’État, l’inventaire des infrastructures routières et du parc automobile, ainsi que la production des comptes de gestion des matières des ministères et institutions figurent également parmi les résultats mis en avant.

Rôle stratégique de la comptabilité des matières

Représentant, le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, le chargé de mission Boureima Ouedraogo, a insisté sur le caractère stratégique de la comptabilité des matières dans le processus de modernisation des finances publiques, qui ne saurait se limiter à la gestion budgétaire et comptable des ressources financières.

Les participants ont été invités à formuler des recommandations concrètes pour intégrer l’intelligence artificielle dans la gestion des biens publics de l’Etat.

 

« Elle implique également une maîtrise rigoureuse du patrimoine non financier de l’État : équipements, infrastructures, matériels techniques, véhicules, mobiliers et autres actifs publics qui constituent des ressources stratégiques au service du développement national », a-t-il souligné.

Et cela ne peut se faire sans ces comptables des matières qu’il considère comme des « gardiens vigilants du patrimoine public », chargés d’assurer la traçabilité, la conservation et le suivi des biens de l’État.

Aussi, les mutations technologiques actuelles, notamment l’avènement de l’intelligence artificielle, des outils d’automatisation, de l’analyse prédictive et des plateformes numériques, ouvrent-elles de nouvelles perspectives pour améliorer la gouvernance administrative. Mais elles nécessitent la mobilisation des compétences collectives pour réussir l’intégration de ces outils technologiques.

La DGAIE  a rendu hommage aux anciens directeurs de la Comptabilité des matières ayant contribué à l’ancrage de la réforme au Burkina Faso, à travers des attestations de reconnaissance.

 

Ce qui confère au thème retenu pour ce forum toute sa pertinence, au regard des ambitions de modernisation de l’administration burkinabè, a poursuivi M. Ouedraogo.

Ce deuxième forum a aussi été marqué par un hommage rendu aux anciens directeurs de la Comptabilité des matières ayant contribué à l’ancrage de la réforme au Burkina Faso, à travers des attestations de reconnaissance. Il s’agit notamment de feu Koko Da, directeur de 2008 à 2012, de Daouda Ouédraogo, en fonction entre 2013 et 2016, ainsi que de Ghislain William Toé, qui a dirigé la structure de 2016 à 2024.

Estelle KONKOBO

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