Le gouvernement burkinabè affiche des performances budgétaires globalement positives au terme du premier trimestre 2026, selon le rapport d’exécution du budget et de la trésorerie de l’État examiné en Conseil des ministres du 21 mai 2026. Les indicateurs révèlent une mobilisation satisfaisante des ressources publiques, malgré un contexte économique marqué par des défis multiples.

Au 31 mars 2026, les recettes budgétaires recouvrées s’élèvent à 807,56 milliards FCFA, contre un objectif trimestriel fixé à 748,60 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 107,88 % sur le trimestre et 22,71 % sur l’ensemble de l’exercice. Cette performance traduit une dynamique favorable de mobilisation des ressources internes, portée par les administrations financières.

Du côté des dépenses, l’exécution des crédits de paiement se situe à 741,23 milliards FCFA pour une prévision annuelle de 3 918,29 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 18,92 %. À la même période en 2025, les dépenses exécutées étaient de 730,24 milliards FCFA. Pour le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, ce bilan trimestriel a permis de « dégager des excédents de trésorerie afin d’éponger une grande partie de la dette intérieure ».

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Le ministre de l’Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, l'exécution du budget au premier trimestre 2026 a permis de  dégager des excédents de trésorerie et d’éponger une grande partie de la dette intérieure .

 

Sur le plan de la trésorerie, les encaissements du Trésor public atteignent 1 453,44 milliards FCFA au 31 mars 2026, contre 911,20 milliards FCFA un an plus tôt, soit une progression de 59,51 %. Les décaissements s’élèvent à 1 245,33 milliards FCFA, contre 969,70 milliards FCFA à la même période en 2025.

Optimiser les ressources, renforcer l’efficacité de la dépense publique

L’écart entre encaissements et décaissements dégage un solde créditeur de 208,11 milliards FCFA, traduisant une amélioration de la position de liquidité de l’État. L’analyse des principaux soldes budgétaires confirme cette tendance. L’épargne budgétaire ressort à 239,45 milliards FCFA contre 86,32 milliards FCFA au 31 mars 2025, soit une hausse de177,3 %, tandis que le solde budgétaire global affiche un excédent de 66,33 milliards FCFA contre 52,68 milliards FCFA au cours des trois premiers mois de 2025, ce qui correspond à une augmentation de 20,5%. Cette évolution marque un redressement significatif des équilibres budgétaires, porté par une meilleure mobilisation des recettes et une gestion plus maîtrisée des dépenses publiques.

Au regard de ces résultats, le Conseil des ministres a recommandé la poursuite des efforts d’optimisation des ressources et de renforcement de l’efficacité de la dépense publique. Il invite également les ordonnateurs à prioriser le réengagement des dépenses non exécutées des exercices antérieurs, afin de limiter l’accumulation de la dette intérieure. Enfin, le Conseil a donné son accord pour la transmission du rapport à l’Assemblée législative du Peuple, conformément aux procédures de contrôle et de transparence de la gestion des finances publiques.

Estelle KONKOBO

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