Dans cet article, Pr. Romuald Kinda, enseignant-chercheur en économie à l’Université Thomas Sankara et Promoteur de l’Académie des Investisseurs (ADI), aborde les enjeux liés aux investissements des particuliers sur le marché boursier régional de l’UMOA (BRVM). Il met en perspectives les scénarii de perte ou de rentabilité de l’investissement, suivant les modalités de mobilisation du capital à investir et les tendances haussières ou baissières du marché boursier. 

La participation des investisseurs particuliers aux marchés financiers constitue un levier majeur de mobilisation de l’épargne longue et de dynamisation des pays en développement. Toutefois, au sein de la Zone Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA), l’accès des ménages à l’investissement à la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) se heurte structurellement à la faiblesse et à l’instabilité de leurs revenus.

En 2024, selon les données de la Banque Mondiale (WDI, 2026), le revenu moyen annuel des populations de l’Union s’élevait à 699 259,172 francs CFA. Cette situation masque de fortes disparités allant de 360 870,2 francs CFA au Niger à 1 452 618,683 francs CFA en Côte d’Ivoire. À cette contrainte s'ajoute le poids prédominant du secteur informel, qui concentre près de 85 % de la population active de l’Union selon les données de la BCEAO. Cette configuration limite fortement la capacité d'épargne résiduelle et restreint les volumes de capitaux susceptibles d'être orientés vers les valeurs mobilières.

Face à ces barrières économiques, un regain de débat émerge au sein de la communauté des investisseurs particuliers de l’Afrique de l’Ouest à propos des meilleures stratégies de mobilisation de l’épargne boursière. La littérature financière oppose traditionnellement trois grandes approches : l'investissement initial massif, l'investissement programmé (souvent adossé à la méthode du Dollar Cost Averaging ou DCA) et l'investissement à crédit visant à exploiter l'effet de levier financier.

L’objectif de cet article est de comparer de manière empirique la performance de portefeuilles d’investisseurs particuliers de la BRVM qui utiliseraient soit l’investissement programmé, soit l’investissement à crédit sous différentes modalités de remboursement.

L’article est structuré comme suit. Dans la première partie, nous poserons le cadre conceptuel en définissant les notions clés. Dans la deuxième partie, nous simulerons et analyserons les performances de ces méthodes à travers deux cycles historiques distincts de la BRVM que sont la phase baissière de 2016-2020 et la phase haussière de 2021-2025. Enfin, la troisième partie sera la conclusion.

1 Définition des concepts

1.1 L’investissement programmé

L’investissement programmé est la méthode la plus recommandée pour la plupart des investisseurs particuliers. Elle repose souvent sur le principe du DCA (Dollar Cost Averaging). Les principaux avantages de cette méthode sont :

Ø  Lissage des prix : En investissant une somme fixe chaque mois, l’investisseur achète moins d'actions quand les cours sont hauts, et plus d'actions quand les cours sont bas ;

Ø  Sérénité psychologique : On élimine le besoin de deviner ou timer le meilleur moment pour investir ;

Ø  Adapté au budget : Idéal pour construire un patrimoine progressivement à partir de son salaire ou ses différents revenus.

Si l'investissement programmé (souvent associé au Dollar Cost Averaging ou DCA) est largement plébiscité pour sa prudence et sa simplicité, la littérature financière met en lumière plusieurs limites et coûts d'opportunité importants liés à cette méthode :

Ø  Le coût d'opportunité en marché haussier : étant donné que les marchés financiers affichent une tendance haussière sur le long terme, le fait de fragmenter son capital et de garder des liquidités sur le côté pourrait pénaliser la performance globale.

Ø  L'absence d'effet de levier : l'investissement programmé se cantonne strictement à la capacité d'épargne réelle de l'investisseur au fil du temps. Il se prive totalement du levier financier (la dette), qui permet d'amplifier les gains en captant les écarts de rendement entre la rentabilité des actifs et le coût de la dette, limitant ainsi la vitesse de constitution du patrimoine.

Ø  Le risque de sous-performance face à l'inflation : Dans l'attente d'être injectées progressivement sur le marché boursier, les sommes non encore investies restent généralement bloquées sur des comptes de liquidités ou des livrets d'épargne. Dans un pays où l'inflation est élevée, cette portion de capital non investie subit une perte de pouvoir d'achat en valeur réelle, ce qui dégrade l'efficacité globale de la stratégie.

Ø  Les frais de transaction potentiellement plus élevés : Passer des ordres d'achat de manière répétée et mensuelle peut, selon la structure tarifaire de l'intermédiaire financier (courtier ou SGI), multiplier les frais de courtage fixes ou minimaux par transaction. Sur de petites sommes mensuelles, ces frais fixes peuvent grignoter une part non négligeable de la rentabilité, contrairement à un investissement massif unique.

1.2 L'investissement à crédit

L’investissement à crédit est une méthode qui consiste à contracter un prêt (par exemple un crédit à la consommation non affecté, un prêt lombard adossé à un portefeuille, ou une marge) pour l'injecter immédiatement en bourse. L'investissement à crédit est une méthode agressive et stratégique qui séduit de nombreux investisseurs qui cherchent à accélérer la croissance de leur patrimoine financier. D'après la littérature financière, les principaux avantages de cette méthode sont :

Ø  L'effet de levier financier (l'écart de rendement) : c'est le moteur principal de cette méthode. L'investisseur réalise un arbitrage simple en misant sur le fait que le rendement historique de l'actif choisi sera supérieur au coût réel de son crédit. Par exemple, si vous parvenez à emprunter à un taux de 4 % (ou 9 % selon les conditions des institutions financières) pour investir sur le marché boursier ou des actions à dividendes qui rapportent historiquement plus, vous empochez la différence nette.

Ø  L'accélération de la constitution du patrimoine : contrairement à l'épargne mensuelle où le capital se construit petit à petit, le crédit permet d'injecter immédiatement une somme importante. Cela agit comme un accélérateur de richesse majeur.

Ø  L'optimisation du facteur temps : en disposant de l'intégralité du capital dès le premier jour, l'investisseur met 100 % de la somme au travail immédiatement. L'intégralité du capital profite alors de la hausse des cours et de la capitalisation des dividendes dès la première année.

Ø  L'indépendance de l'effort d'épargne initial : l'investissement à crédit transforme une capacité d'épargne future en un outil de frappe financière immédiat. Cela pourrait être un outil d’une efficacité redoutable lorsque le timing de marché est favorable.

Les limites de cette méthode d’investissement sont :

Ø  L'effet de levier inversé : si le marché baisse, vous perdez une valeur considérable sur votre portefeuille, mais la dette due à la banque reste identique. Vous devez continuer à rembourser chaque mois ;

Ø  Les appels de marge : si vous utilisez le levier via un courtier, une baisse des cours peut vous obliger à liquider vos positions à perte pour rembourser le courtier.

Ø  La pression psychologique : gérer la volatilité avec ses propres économies est difficile ; la gérer avec de l'argent emprunté demande des nerfs d'acier.

2. Quelles sont les performances de ces deux méthodes d’investissement ?

2.1 Conditions de base

2.1.1 Méthodes d’investissement

Considérons un investisseur particulier qui souhaite investir 10 millions de francs CFA sur le marché BRVM de l’UEMOA. Trois possibilités s’offrent à lui.

Dans le premier cas, l’investisseur souhaite acquérir un prêt de 10 millions de francs CFA auprès d’une institution financière de la place. Le taux d’intérêt annuel proposé est de 7% pour une durée de 5 ans. Il dispose d’une capacité d’épargne propre pour rembourser les mensualités du prêt.

Dans le deuxième cas, l’investisseur souhaite effectuer un prêt dans les mêmes conditions que le cas précédent. Cependant, notre investisseur ne dispose pas de capacité propre d’épargne. Il rembourse les traites mensuelles en puisant dans le capital investi.

Enfin, dans le troisième cas, l’investisseur souhaite effectuer son investissement à partir d’une épargne programmée mensuellement durant la même période de 5 ans.

2.1.2 Évolution du marché boursier de la BRVM

Puisque l’investisseur souhaite effectuer un placement de 10 millions de francs CFA sur le marché des actions de la BRVM, il est important d’émettre des hypothèses sur l’évolution de celui-ci. Le tableau ci-dessous présente l’évolution globale du marché des actions de la BRVM (mesurée par l’indice BRVM composite avec ou sans la prise en compte des dividendes) sur la période 2016-2025. Il indique que le marché boursier a été baissier durant la période 2016-2020 et haussier sur la période 2021-2025.

Tableau 1. Évolution du marché action de la BRVM sur la période 2016-2025

 

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

2023

2024

2025

BRVM Composite

-3,87

-16,81

-29,14

-7,55

-8,71

39,15

0,46

5,38

28,89

25,26

BRVM Composite avec dividendes

-0,12

-12,6

-24,05

-1,18

-2,82

46,54

6,53

13,12

36,73

32,04

Source : données de Rich Bourse, mai 2026

 

Nous allons supposer que notre investisseur particulier effectue son investissement sur le marché de la BRVM durant la tendance haussière (Scénario 1) et durant la tendance baissière (Scénario 2).

2.2 Résultats

2.2.1 Scénarios

1. Marché haussier

Dans ce premier scénario, nous considérons que l’investisseur particulier investit 10 millions durant la période haussière du marché des actions, entre 2021 et 2025. L’évolution annuelle du BRVM Composite avec dividendes de 46,54 % en 2021, de 6,53 % en 2022, de 13,12 % en 2023, de 36,73 % et de 32,04 % en 2025 correspond à une multiplication du portefeuille de 3,18813601 en 5 ans.

Cas 1. L’investisseur 1

On suppose que l’investisseur 1 investit 10 millions en début d’année 2021. Au bout de 5 ans, la valeur de son portefeuille aurait été multipliée par 2,181836.  À la fin de 2025, il aura un portefeuille de 31 881 360,1 francs CFA.

Quel est le coût de son investissement initial ?

En empruntant 10 000 000 francs CFA avec un taux d’intérêt de 7% sur 5 ans, la mensualité de remboursement serait de 231 674 francs. Le montant total remboursé sera de 13 900 440 francs CFA. Le gain net de l’investisseur 1 sera de 17 980 920,1 francs CFA.

Gain net : 31 881 360,1 - 13 900 440 = 17 980 920,1

Cas 2. Investisseur 2

Les conditions du prêt de l’investisseur 2 sont identiques à celles de l’investisseur 1. Pour rembourser le prêt, l’investisseur 2 effectue un prélèvement mensuel de 231 674 francs dans son portefeuille boursier. Au bout de 5 ans, l’investisseur 2 aurait eu un gain net total de 5 900 530 francs CFA. Cela correspond à un gain total de 19 800 970 francs CFA et un remboursement total du prêt de 13 900 440 francs CFA

Cas 3. Investisseur 3

L’investisseur 3 effectue un versement mensuel de 231 674 francs pendant 5 ans. Une multiplication du portefeuille par 3,188136006 en 5 ans équivaut à un taux annuel d’environ 26,097759 %.

À la fin de 2025, l’investisseur 3 aura un portefeuille de 21 804 389 francs CFA. En sachant qu’il aurait investi un capital total de 13 900 400 francs CFA, le gain net sera de 12 080 393 francs CFA

Gain net : 25 980 833 – 13 900 400 = 12 080 393 francs CFA

En période de marché haussier, les résultats indiquent que l’investisseur 1 réalise la meilleure performance, suivi par l’investisseur 3, enfin l’investisseur 2.

Tableau 2. Gain net de chaque investisseur en période haussière du marché de la BRVM

Marché haussier

Investisseur 1

Investisseur 2

Investisseur 3

Gain net (francs CFA)

17 980 920,1

5 900 530

12 080 393

 

2. Scenario 2. Marché baissier

Dans ce second scénario, nous considérons que l’investisseur particulier investit 10 millions durant la période baissière du marché des actions de la BRVM entre 2016 et 2020. L’évolution annuelle du BRVM Composite avec dividendes de -0,12 % en 2016, de -12,6 % en 2017, de -24,05 % en 2018, de -1,18 % en 2019 et de -2,82% en 2020 correspond à une multiplication du portefeuille par 0,6367 en 5 ans.

Cas 1. Investisseur 1

On suppose que l’investisseur 1 investit la somme de 10 millions en début d’année 2016. Au bout de 5 ans, la valeur de son portefeuille aurait été multipliée par 0,6367.  À la fin de 2020, il aura un portefeuille de 6 367 068,01 millions de francs CFA. En sachant que le coût total du crédit est toujours de 13 900 440 francs CFA, l’investisseur 1 aurait réalisé une perte de 7 533 371,99 francs CFA.

Cas 2. Investisseur 2

Une multiplication globale du portefeuille de 0,6367068 en 5 ans correspond à un taux de croissance annuel de -8,6333% par an. En procédant à un prélèvement mensuel de 231 674 francs CFA par mois dans son portefeuille boursier, la perte de l’investisseur 2 sera de - 4 861 202 francs CFA.

Cas 3. Investisseur 3

En rappel, une progression globale du portefeuille de 0,6367068 en 5 ans correspond à un taux annuel de -8,6333% par an. En effectuant un investissement régulier et mensuel de 231 674 francs sur la même période 2016-2020, le portefeuille de l’investisseur 3 serait de 11 228 263 francs CFA. En sachant qu’il aurait investi un capital total de 13 900 400 francs CFA, l’investisseur 3 aurait fait une perte nette de 2 672 141 francs CFA.

En période de marché baissier, les résultats du tableau ci-dessous indiquent que les trois investisseurs subissent des pertes. L’investisseur 3 réalise la meilleure performance, suivi par l’investisseur 2 tandis que l’investisseur 1 réalise la pire performance.

Tableau 3. Gain net de chaque investisseur en période baissière du marché de la BRVM

Marché Baissier

Investisseur 1

Investisseur 2

Investisseur 3

Gain net (francs CFA)

-7 533 371,99

-4 861 202

 

 -2 672 141

 

3. Que pourrait-on conclure ?

3.1 Le biais du marché haussier (2021-2025)

L'investisseur 1 (Crédit + Épargne autonome) triomphe (+17,98 millions). C'est l'illustration parfaite de l'effet de levier positif. En injectant les 10 millions de francs CFA dès le départ, il profite à plein du marché haussier pendant 5 ans. Ce profil requiert une double surface financière. Il faut avoir la crédibilité pour emprunter 10 millions de francs CFA et effectuer un effort d’épargne mensuel hors bourse de 231 674 francs CFA pour rembourser l’institution financière. En zone UEMOA, ce profil correspondrait davantage à une élite très restreinte (cadres supérieurs, grands commerçants). 

L'investisseur 2 (crédit remboursé par le capital) est le grand perdant du modèle haussier (+5,9 millions). Pourquoi ? Parce qu'en siphonnant son portefeuille chaque mois pour payer les traites mensuelles, il s'auto-liquide et limite la puissance des intérêts composés au moment même où le marché explose.

3.2 La protection du marché baissier (2016-2020)

L'Investisseur 3 (DCA / Épargne programmée) limite les pertes (Perte de 2,67 millions de francs CFA). C'est ici que votre démonstration est la plus belle. En période de marché baissier, l'investisseur 3 a lissé ses prix d'achat. Il a acheté ses titres BRVM à des prix bradés, ce qui amortit considérablement le choc final. 

L'Investisseur 1 subit le levier inversé (perte de 7,53 millions de francs CFA). Investir un montant de 10 millions de francs CFA juste avant un cycle baissier de 5 ans, tout en ayant l'obligation de décaisser 13,9 millions de francs CFA de flux personnels vers l’institution financière, est le scénario catastrophe.

3.3 Qui performe le mieux ?

D'un point de vue purement comptable sur les 10 ans, l'Investisseur 1 affiche la performance financière la plus élevée (+10,44 millions de F CFA), talonné de près par l'Investisseur 3 (+9,40 millions de F CFA).

Cependant, la performance ne se mesure pas uniquement aux gains finaux. Il intègre le couple rendement/risque. Sous cet angle, l'investisseur 3 réalise la meilleure performance. Cela pourrait être expliqué par les raisons ci-dessous :

a) Le ratio rendement/risque optimal : L'investisseur 1 a mobilisé une double surface financière (un capital d'emprunt de 10 millions et un effort d'épargne mensuel constant) et a subi une perte psychologique et financière de plus de 7,5 millions pendant 5 ans. Pour seulement 1 million de francs CFA de différence sur 10 ans avec l'Investisseur 3, le risque pris était démesuré.

b) La régularité et la résilience : L'investisseur 3 démontre que la discipline de l'épargne mensuelle est la stratégie la plus résiliente. Elle limite drastiquement la perte en période de marché baissier (-2,67 millions contre -7,53 millions pour le crédit) tout en captant une excellente part de la hausse du marché (+12,08 millions).

c) L'élimination du facteur chance : La performance de l'investisseur 1 dépend entièrement du timing. S'il commence par le cycle baissier, il se retrouve en situation de stress financier majeur avec une dette intacte et un portefeuille décimé. L'investisseur 3, lui, avance sereinement peu importe l'état du marché.

Conclusion finale

En définitive, cet article a mis en lumière le caractère ambivalent de l'effet de levier face à la régularité de l'épargne programmée. Il révèle qu'aucune des méthodes n'offre une supériorité absolue indépendamment des cycles de marché.

Les simulations menées sur le marché des actions de la BRVM démontrent qu'en période de tendance haussière (2021-2025), le recours massif à l'endettement adossé à une capacité d'épargne autonome (investisseur 1) génère la performance la plus élevée grâce à l'injection immédiate du capital. À l'inverse, l'investisseur qui s'endette sans capacité propre de remboursement et finance ses traites en puisant dans son capital (Investisseur 2) altère gravement l'effet des intérêts composés, se positionnant en retard par rapport à l'épargnant régulier (Investisseur 3).

Le paradigme s’inverse totalement en période de marché baissier (2016-2020). Dans ce scénario, l’investissement programmé (investisseur 3) s’impose comme la méthode la plus résiliente. En effet, elle limite considérablement les pertes grâce au lissage des prix d'achat au fil du temps. À l'opposé, l'investisseur à crédit autonome subit de plein fouet l'effet de levier inversé, enregistrant la pire performance financière en combinant la dépréciation de ses actifs à l'obligation de rembourser une dette bancaire intacte. 

Au regard d'un cycle complet intégrant les deux phases, le crédit autonome affiche un gain comptable légèrement supérieur alors que l'investissement programmé se révèle être le choix optimal en termes d'efficience et de gestion des risques.

Dans le contexte spécifique de l’UEMOA, marqué par la faiblesse des revenus et la prédominance du secteur informel, la discipline de l'épargne mensuelle offre le meilleur compromis. Elle protège le capital des particuliers contre les risques de timing et de défaut technique. Elle s'adapte aussi à la réalité budgétaire des ménages et fait de la finance comportementale une alliée plus sûre que l'agressivité du crédit.

Pr. Romuald KINDA, Enseignant-chercheur,

Université Thomas Sankara

(Burkina Faso)

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