Le ministère de l’Économie et des Finances, à travers la Direction des assurances, a organisé une rencontre d’échanges sur l’assurance construction avec les sociétés d'assurance, la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et les acteurs de la chaîne de construction, le jeudi 16 juillet 2026, à Ouagadougou. Placé sous le thème : « Assurances et Construction au Burkina Faso : bâtir des synergies pour sécuriser les investissements », ce cadre de dialogue intersectoriel s’inscrit dans le cadre de la promotion de la culture assurantielle et du renforcement des mécanismes de couverture des risques dans les secteurs à fort potentiel économique.

Faire de l'assurance construction un levier de sécurisation des investissements et de renforcement de la confiance dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) est l'ambition affichée par le ministère de l’Économie et des Finances. La rencontre d’échanges avec la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso (CCI-BF) et les acteurs de la chaîne de construction, organisée par la Direction des assurances, le jeudi 16 juillet 2026, à Ouagadougou, sous le thème : « Assurances et Construction au Burkina Faso : bâtir des synergies pour sécuriser les investissements », participe à la matérialisation de cet engagement.  

Fruit d’une recommandation formulée lors de la dernière rencontre Gouvernement–Secteur privé, cette rencontre vise à bâtir une culture assurantielle solide et durable dans le secteur du BTP ; et partant, à améliorer la couverture des risques et à garantir une meilleure protection des investissements, des ouvrages et des populations.

La Directrice générale adjointe du Trésor et de la Comptabilité publique, Kadidiatou Oulla/Paré : « bâtir est un acte de confiance. Assurer, c'est donner à cette confiance les moyens de durer ». 

 

Pour y parvenir, il importe au préalable de dresser un état des lieux des assurances construction au Burkina Faso, d’identifier les obstacles à leur mise en œuvre effective, d’explorer des pistes de collaboration entre les différents acteurs et de formuler des recommandations pragmatiques afin d'intégrer systématiquement les assurances dans les projets de construction.

Mettre fin à la persistance des manquements

Dès l’entame des échanges, la Directrice générale adjointe du Trésor et de la Comptabilité publique, Kadidiatou Oulla/Paré, représentant le ministre de l'Économie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, a souligné la place centrale de l'assurance construction. « Bâtir est un acte de confiance. Assurer, c'est donner à cette confiance les moyens de durer », a-t-elle indiqué Car, l’assurance, qui implique un suivi rigoureux des travaux de construction, permet de prévenir les effondrements d'ouvrages, les malfaçons, couvrir les éventuels accidents de chantier ou encore les sinistres divers pouvant entraîner des pertes humaines et financières considérables et compromettre durablement la confiance dans le secteur.

Les   missions de contrôle sur le terrain révèlent d'importantes insuffisances comme la faible souscription aux assurances obligatoires, la méconnaissance des exigences légales...

 

Malheureusement, le constant sur le terrain dans le domaine de la construction, ce secteur stratégique dans la transformation économique et sociale du Burkina Faso, qui accompagne l'urbanisation croissante des villes, soutient les investissements publics et privés, crée des emplois et contribue à l'amélioration des conditions de vie des populations, montre une faible culture de couverture du risque. Les missions de contrôle révèlent encore d'importants manquements. Il s’agit, entre autres, de la faible souscription aux assurances obligatoires, la méconnaissance des exigences légales, l'insuffisance de la documentation requise, des difficultés d'application des dispositions réglementaires. Autant lacunes qui fragilisent les professionnels, exposent les populations, augmentent les risques financiers et affaiblissent la crédibilité de l'ensemble de la chaîne de construction, a soutenu Mme Oulla.

Appel à l'adhésion et à l'implication de tous

Face à ces défis, le gouvernement burkinabè appelle à un changement de perception. « L'assurance construction ne doit plus être perçue comme une simple formalité administrative ou une contrainte réglementaire. Elle constitue un véritable mécanisme de protection et de sécurisation », a-elle insisté. Elle constitue donc un outil qui protège les investisseurs, garantit une meilleure prise en charge des sinistres, renforce la responsabilité des différents intervenants et contribue à instaurer un climat de confiance indispensable au développement du secteur. Tout en sécurisant les projets, l’assurance construction, véritable levier de croissance, rassure les partenaires financiers, favorise l'investissement, améliore l'attractivité du secteur et participe à la mobilisation de ressources long terme au service du développement national.

Pour assoir une culture assurantielle durable  dans le secteur du BTP, l'adhésion et l'implication de toutes les parties prenantes est essentielle.

 

Bien que l'État ait renforcé le dispositif juridique encadrant cette activité, une réglementation, aussi pertinente soit-elle, ne peut produire pleinement ses effets sans l'adhésion et l'implication de tous les acteurs concernés, a fait remarquer la Directrice générale adjointe du Trésor public. C’est pourquoi, elle a invité les participants à identifier les obstacles qui freinent encore le développement de l'assurance construction et à formuler des propositions « audacieuses et pragmatiques » capables d'améliorer son application. Le représentant du Président de la Délégation spéciale consulaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie du Burkina Faso (CCI-BF), Adama Ouédraogo, a salué l'initiative de cette rencontre.

Vers une feuille de route pour la couverture des risques

Car, elle offre un cadre privilégié de dialogue entre les administrations publiques, les compagnies d'assurance, les professionnels du BTP et les organisations représentatives du secteur privé sur l'assurance construction, qui apparaît comme un véritable instrument de sécurisation des activités économiques, face aux risques des chantiers et aux responsabilités des différents intervenants. Au-delà de son caractère réglementaire, elle contribue à protéger les entreprises contre les conséquences financières des sinistres, à rassurer les investisseurs ainsi que les établissements financiers et à favoriser un environnement des affaires plus stable et plus attractif, a souligné M. Ouédraogo.

Le représentant de la CCI-BF, Adama Ouédraogo (droite), a salué l'initiative de cette rencontre qui offre un cadre privilégié de dialogue sur l'assurance construction, véritable instrument de sécurisation des activités économiques, face aux risques des chantiers et aux responsabilités des différents intervenants. 

 

C’est pourquoi, il a réaffirmé l'engagement de la CCI-BF en faveur du développement de cette culture assurantielle et son entière disponibilité à accompagner toutes les initiatives visant à améliorer le climat des affaires, promouvoir la prévention des risques et renforcer la compétitivité des entreprises burkinabè. Tout en souhaitant que les recommandations issues des travaux débouchent sur des solutions concrètes, Adama Ouédraogo a exprimé le vœu qu'elles contribuent à instaurer « une véritable culture de gestion des risques dans le secteur de la construction » et à consolider la collaboration entre l'État, les assureurs et les opérateurs économiques. Lesdites recommandations devraient servir de feuille de route pour renforcer la prévention des risques, améliorer la qualité des ouvrages et instaurer un climat de confiance propice au développement du secteur du BTP au Burkina Faso.

La Rédaction

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