Entre appropriation de l’approche théorique et exercices pratiques de visite de site suivie de rapport d’évaluation et de tarification, le séminaire de formation sur le thème : « De la visite de risque à la décision de souscription : méthodologie pratique d’évaluation et de tarification des risques d’entreprises », organisé par la compagnie nationale de réassurance, Faso Réassurances (FASO-RE), en collaboration avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB) et la compagnie sénégalaise de réassurance, SEN-RE, du 10 au 12 août 2026, à Ouagadougou, à l’endroit des techniciens du marché assurantiel burkinabè, a pris fin sur une note de satisfaction.
La deuxième session de formation sur la visite de risque, tenue du 10 au 12 août 2026, à Ouagadougou, qui est une suite logique de celle décembre 2025, a tenu ses promesses. En effet, après trois jours de capacitation théorique et pratique autour du thème : « De la visite de risque à la décision de souscription : méthodologie pratique d’évaluation et de tarification des risques d’entreprises », toutes les parties prenantes de ce séminaire, organisé par la compagnie nationale de réassurance, Faso Réassurances (FASO-RE), en collaboration avec l’Association professionnelle des sociétés d’assurance du Burkina (APSAB) et la compagnie sénégalaise de réassurance SEN-RE, ont dressé un bilan satisfaisant.
Le Directeur général de FASO RE, Drissa Traoré, s’est réjoui de voir que ces trois jours d'échanges ont permis de revisiter les fondamentaux de l'analyse des risques d'entreprises, tout en mettant l'accent sur les méthodes pratiques qui permettent de transformer les observations de terrain en décisions de souscription éclairées, cohérentes et techniquement fondées. Cela a davantage permis aux cadres des compagnies d’assurances burkinabè de mieux cerner toute la portée de la visite du risque.
« Elle n'est pas une simple formalité. Elle constitue une étape stratégique qui permet de comprendre la réalité des activités de l'entreprise, d'identifier les facteurs de vulnérabilité, d'évaluer les dispositifs de prévention et de protection, et, surtout, de construire une appréciation objective du risque », a-t-il relevé.
Un autre travail au-delà du bureau
La session a également permis de comprendre que « la qualité d'une décision de souscription repose sur un équilibre subtil entre l'analyse technique, la maîtrise de l'exposition au risque, les exigences de rentabilité et l'accompagnement des assurés dans l'amélioration continue de leurs pratiques. Au-delà des outils, des méthodes et des grilles d'analyse présentés ».
« J'espère que chacun repartira avec une conviction forte : la qualité de notre métier repose avant tout sur notre capacité d'observation, notre rigueur dans l'analyse et notre sens du jugement professionnel », a confié M. Traoré.
Tout en traduisant sa gratitude à tous ceux qui ont œuvré à la tenue et à la réussite de ce séminaire, il a invité les participants à un réinvestissement rapide et productif des connaissances acquises afin qu'elles puissent contribuer à « améliorer la qualité des visites de risques, la pertinence des évaluations, la justesse des tarifications et, en définitive, la performance de vos portefeuilles ainsi que la satisfaction de vos clients ». Un appel qui semble bien accueilli par les participants, qui ne doutent pas que les connaissances apprises vont contribuer à améliorer leurs prestations futures.
« Cette formation était très enrichissante pour moi particulièrement, mais aussi pour l'ensemble des participants, dans la mesure où elle nous a permis de renforcer nos compétences en matière d’évaluation et de tarification des risques d’entreprises. Nous avons compris qu'au-delà du bureau, il y a véritablement un autre travail à faire, à travers la visite de risque, afin de mieux proposer des offres adaptées à nos clients, de mieux tarifer », a confié la chargée de souscription incendie, risques divers chez Vista Assurances, Inès Fabiola Béogo.
Le chef de département souscription et réassurance chez SanlamAllianz Burkina Faso, Jacob Diosongo, partage le même sentiment de satisfaction à l’issue de ces 72 heures de renforcement de capacités qui va permettre aux participants de mieux servir leurs compagnies mais aussi le marché burkinabè.
Réinvestir utilement les connaissances acquises
« A l’issue de ce séminaire, nous avons compris que la visite de risque ne sert pas seulement de document d'accompagnement, il est un outil de tarification qui permet d'offrir une meilleure prime aux clients pour mieux protéger leurs intérêts. Et en qualité de responsable, nous allons assurer cette répercussion de formation au niveau de nos équipes », a-t-il fait savoir.
Le Risk ingineer et formateur, Mohamed Kanté de SEN RE, s’est réjoui de l’engagement et de l’assiduité des participants, de l’appropriation des outils d’évaluation et de tarification techniques mis à leur disposition. « Je suis très satisfait, et ravi de voir que les participants repartent avec cette conviction : le seul outil qu'on peut utiliser pour maîtriser la sinistralité des compagnies d'assurance, c'est la visite de risque, qui n’est pas une simple cage à cocher mais un instrument de décision qui leur permet de mieux tarifer, de pouvoir placer le risque en réassurance », a-t-il confié. Il a salué l’engagement de FASO RE et de l’APSAB à inscrire le renforcement continu des compétences des acteurs au rang de leurs priorités ; toute chose qui devrait permettre de renforcer le positionnement du Burkina Faso sur le marché de la zone CIMA, où il occupe déjà la quatrième place.
Au nom des participants, le directeur technique à Jackson Assurances, Thimotée Guebré, a exprimé sa reconnaissance au formateur pour la qualité des enseignements partagés, à FASO RE et à l’APSAB pour cette belle initiative, qui contribue à la performance durable des compagnies d’assurances.
« En l’espace de six mois, FASO RE nous a permis de bénéficier de deux formations. Cela monter que si elle n’existe, il fallait la créer », a-t-il souligné. Il a réaffirmé l’engagement des bénéficiaires de ce séminaire à réinvestir utilement les connaissances acquises, mais aussi leur entière disponibilité à prendre part à d’autres sessions de renforcement de leurs capacités techniques et opérationnelles, dans l’intérêt du marché assurantiel burkinabè.
La Rédaction




