Le Trésor public burkinabè a une nouvelle fois confirmé la solidité de sa signature sur le marché des titres publics de l’UMOA. Lors de l'adjudication du 8 avril 2026, l'État a réussi à mobiliser 72,5 milliards F CFA, dépassant ainsi son objectif initial qui était de 70 milliards F CFA.

Le Burkina Faso reste « un bon client » pour les investisseurs sur le marché des titres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA Titres). L’opération du 8 avril 2026 a encore suscité un vif intérêt de la part des investisseurs de la sous-région avec un montant total de soumissions atteignant 124,462 milliards  F CFA, soit un taux de couverture remarquable de 177,80 % du montant de 70 000 F CFA mis en adjudication. Finalement, le Trésor public burkinabè n’a retenu que 72,5 milliards F CFA.

Sur les quatre lignes obligataires proposées, les Bons assimilables du Trésor (BAT) à 12 mois ont obtenus 26,195 milliards F CFA de soumissions retenus avec un rendement moyen de 5,35 %. Quant aux Obligations assimilables du Trésor (OAT) la maturité sur 3 ans a permis de lever 19,98 milliards avec un rendement de 7,85 %, celle de 5 ans a rassemblé 12,31 milliards (7,40 %) et la maturité sur 7 ans a mobilisé 14,015 milliards (7,58 %).

La majorité des fonds provient des investisseurs du Burkina Faso, soit plus de 62 milliards de FCFA souscrits, mais l'opération a également enregistré des souscriptions venant de la Côte d'Ivoire, du Bénin, du Sénégal, du Mali et du Togo.

Une régularité qui confirme la solidité de l’économie nationale

Cette dernière levée de fonds en date s'inscrit dans une dynamique positive pour le Trésor public burkinabè, bien que légèrement en deçà de la performance exceptionnelle du 25 mars 2026. Lors de cette précédente sortie, le pays avait attiré 139,2 milliards de FCFA de soumissions pour finalement retenir 76,99 milliards de FCFA.

On observe aussi une légère amélioration des conditions de financement sur le court terme. Le rendement moyen du BAT à 12 mois est passé de 5,75 % en fin mars à 5,35 % lors de cette dernière séance. Pour les obligations à plus long terme, les taux de rendement sont restés relativement stables, oscillant entre 7,40 % et 7,85 %.

Le Burkina Faso maintient son rang de troisième émetteur de la zone UMOA, derrière la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Au 28 février 2026, l'encours global des titres publics du pays des Hommes intègres sur le marché régional s'établissait à 2 892 milliards de FCFA.

Plusieurs opérations sont encore attendues, avec des montants variés, pour les prochaines sessions de l'année 2026 et inscrit sur le calendrier de l'UMOA-Titres. Cette régularité du Burkina Faso sur le marché régional témoigne de l’option résolument assumée des autorités du pays de diversifier ses sources de financement et de se tourner davantage vers des instruments endogènes pour financer ses projets de développement. Et les succès lors des différentes levées de fonds sur le marché financier régional montrent à souhait que les défis sécuritaires que connait le pays des Hommes intègres n’affecte aucunement la qualité de la signature de l’Etat burkinabè.

La Rédaction

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