Le gouvernement congolais a signé avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) deux conventions de financement d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 282 milliards FCFA, le 27 mai 2026 à Brazzaville. Ces accords financiers visent à soutenir le développement infrastructurel et la croissance économique.
La République du Congo veut accélérer sa stratégie de modernisation des infrastructures et de renforcement de son positionnement financier régional. Les deux conventions de financement, d’un montant global de 500 millions de dollars américains, soit environ 282 milliards FCFA, paraphés le 27 mai 2026, à Brazzaville, par le vice-Premier ministre chargé des Infrastructures, Jean-Jacques Bouya, le ministre des Finances, Christian Yoka, et le Président de la BADEA, Abdullah Almusaibeeh, s’inscrivent dans la concrétisation de cette ambition. Ils portent sur deux projets considérés comme structurants pour l’économie congolaise.
Le premier financement est destiné au prolongement de la route de la Corniche de Brazzaville. Cette infrastructure vise à fluidifier la mobilité urbaine dans la capitale congolaise, marquée par une forte pression sur les axes routiers. Le projet devrait également améliorer le transport des produits agricoles et renforcer la connexion entre plusieurs zones économiques. Au-delà de Brazzaville, il s’inscrit dans une logique d’amélioration du corridor reliant la capitale à Pointe-Noire à travers la RN1-bis sur l’axe Brazzaville-Kinkala-Mindouli. La réalisation de cette infrastructure entre dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de société du Chef de l’État, Denis Sassou-N’Guesso, intitulé : « Accélérons la marche vers le développement ».
Le second volet du financement porte sur l’augmentation de la participation du Congo au capital du Fonds de solidarité africain (FSA), un mécanisme régional de garantie des investissements. À travers ce renforcement, Brazzaville entend améliorer sa capacité de mobilisation de financements pour des projets publics et privés, tout en consolidant son intégration dans les circuits financiers africains.
Pour les autorités congolaises, ces deux nouvelles conventions viennent élargir davantage le portefeuille de la BADEA en République du Congo, confirmant ainsi le renforcement progressif de la coopération entre les deux parties, vieille de plusieurs décennies. Au-delà de ces deux accords, le gouvernement congolais a salué l’engagement de la BADEA dans d’autres projets structurants, comme la future Cité administrative intelligente de Brazzaville destinée à accueillir l’ensemble des administrations publiques ou le financement de la construction du Chemin de fer Congo-océan (CFCO), considéré comme l’un des projets emblématiques soutenus par cette institution financière en République du Congo.
Cette opération intervient dans un contexte de rapprochement croissant entre institutions financières africaines et arabes autour du financement des infrastructures et des réformes économiques, comme l’illustre la mission conjointe menée récemment à Brazzaville par la Banque africaine de développement (BAD) et la BADEA.
Estelle KONKOBO





