Le Trésor public du burkinabè a mobilisé 45 milliards FCFA lors d’une émission simultanée de Bons de assimilables du Trésor (BAT) et d’Obligations assimilables du Trésor (OAT) réalisée le 3 juin 2026 sur le marché financier régional des titres publics de l’UMOA. L’opération a suscité un vif intérêt des investisseurs, qui ont soumis à hauteur 126,56 milliards FCFA, correspondant à un taux de couverture de 281,25 % du besoin exprimé.
La signature de l’Etat burkinabè reste solide sur le marché financier, avec des investisseurs qui répondent toujours plus que favorablement aux besoins de financement du pays. La récente adjudication du Burkina Faso sur le marché des Titres publics UMOA Titres, le 3 juin 2026, a été couronnée de succès avec un taux de couverture de 281,25 % du montant recherché.
Pour un objectif initial de 45 milliards F CFA, les soumissionnaires ont proposé un montant global de 126,56 milliards FCFA, une offre de près de trois fois supérieure au montant recherché. Sur l’ensemble des soumissions reçues, le Burkina Faso a retenu 45 milliards FCFA et rejeté 81,56 milliards F CFA, soit un taux d’absorption de 35,56 %.
Dans le détail, l’émission portait sur un Bon Assimilable du Trésor (BAT) de 364 jours ainsi que sur des Obligations Assimilables du Trésor (OAT) de 3 ans, 5 ans et 7 ans. Les investisseurs se sont montrés davantage intéressés par les obligations. Les OAT de 3 ans ont enregistré des souscriptions de 38,91 milliards F CFA, dont 16,36 milliards F CFA retenus. Les OAT de 5 ans ont mobilisé 18,44 milliards FCFA pour 15,44 milliards FCFA retenus, tandis que les OAT de 7 ans ont recueilli 18,20 milliards F CFA de soumissions, dont 13,20 milliards F CFA acceptés. À l’inverse, le Trésor public a choisi de rejeter l’intégralité des offres reçues pour le BAT à 364 jours, bien que les investisseurs aient proposé 51,01 milliards FCFA sur cette maturité.
Un grand intérêt des investisseurs burkinabè et ivoiriens
Les rendements moyens pondérés ressortent à 7,21 % pour les OAT de 3 ans, 7,53 % pour celles de 5 ans et 7,39 % pour les obligations de 7 ans, illustrant le niveau de rémunération exigé par les investisseurs sur le marché régional. La participation a été principalement portée par les investisseurs burkinabè et ivoiriens. Les souscripteurs résidant au Burkina Faso ont présenté des offres de 18,5 milliards FCFA sur les OAT de 3 ans, 9,5 milliards FCFA sur les OAT de 5 ans et 13 milliards FCFA sur les OAT de 7 ans. Les investisseurs résidant en Côte d’Ivoire ont quant à eux soumis 14,01 milliards FCFA sur les OAT de 3 ans, 7,21 milliards FCFA sur les OAT de 5 ans et 4 milliards FCFA sur les OAT de 7 ans.
Des participations ont également été enregistrées en provenance d’autres pays de l’Union. Les investisseurs maliens ont notamment proposé 5 milliards FCFA sur le BAT de 364 jours ainsi que 5,1 milliards FCFA sur les OAT de 3 ans. Du côté du Sénégal, les soumissions ont atteint 4,01 milliards FCFA sur le BAT et 1,5 milliard FCFA sur les OAT de 5 ans. Les investisseurs béninois ont, pour leur part, participé principalement au segment OAT de 3 ans à hauteur de 1,27 milliard FCFA. Cette opération confirme la confiance des investisseurs dans les titres émis par le Trésor public burkinabè, et l’importance de plus en plus marquée du marché régional des titres publics pour le financement des économies des pays membres.
Mouni N’GOLO




