La 16e Assemblée générale annuelle de la Fédération Interafricaine des Assureurs Conseils (FIAC) se tiendra du 10 au 13 juin 2026, à Ouagadougou, au Burkina Faso, sous le thème : « le rôle du courtage d’assurance dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration ». L’ambition, à travers cette rencontre, est de repositionner la FIAC sur le marché assurantiel de l’espace CIMA.
Après le rendez-vous manqué de Yaoundé en 2025, c’est Ouagadougou qui accueillera la 16e Assemblée générale annuelle de la Fédération Interafricaine des Assureurs Conseils (FIAC), du 10 au 13 juin 2026. Elle aura pour thème central : « le rôle du courtage d’assurance dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration ». La candidature du Burkina Faso, a été validée le 12 février 2026, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, lors de la réunion des présidents de marché de la FIAC, tenue en marge du cinquantenaire de la Fédération des Sociétés d’Assurances de Droit National Africaines (FANAF).
Selon le Président par Intérim de la FIAC, Vakaramoko Samaké, cette validation de la candidature du pays des Hommes intègres repose sur un certain nombre de facteurs. « D'abord, le Burkina Faso fait partie des marchés dynamiques de notre espace. Deuxièmement, il y a longtemps, soit un peu plus de dix ans, que l'Assemblée Générale de la FIAC ne s’est pas tenue à Ouagadougou. Le troisième élément est que le Président des courtiers du Burkina est un membre important de notre organisation ; il était de notre devoir de soutenir la candidature de son pays, afin que cette Assemblée générale soit un succès », a-t-il confié. Et au regard des enjeux et des mutations en cours, cette rencontre de Ouagadougou se veut un cadre pour repositionner les courtiers et la FIAC sur le marché des assurances de la zone CIMA (Conférence interafricaine des marchés d'assurance).
Renforcer le rôle du courtier dans le développement assurantiel
« Le monde est en pleine mutation, au niveau de l'assurance et du secteur financier en général. Les courtiers ne doivent pas être à marge de cette évolution. Nous avons entrepris de grandes réformes devant nous permettre, non seulement, de repositionner notre institution, mais aussi de travailler sur l'importance et le rôle du courtier dans le développement assurantiel, et surtout au niveau du taux de pénétration et de la valeur ajoutée apportée à la satisfaction du client. Car, le plus important, dans tout ce que nous faisons dans l'assurance, c'est de satisfaire la clientèle », a indiqué M. Samaké.
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Au-delà de la mise à jour des textes, l’objectif, à travers ces réformes, est de permettre aux courtiers de s'engager davantage de façon beaucoup plus effective et active dans la vie de l’institution. Car, a-t-il poursuivi, les courtiers doivent porter ensemble les objectifs et les orientations stratégiques de la FIAC, qui a été créée pour adresser les problématiques liées au développement de la corporation. Et loin de vouloir cavaler seul, la FIAC veut travailler en synergie avec les autres acteurs, institutions du marché des assurances.
« Aujourd'hui, la FIAC a un important travail de positionnement à faire. Et cela fait partie de nos orientations stratégiques de renforcer nos relations, notre positionnement auprès d'institutions telles que la CIMA, la FANAF, qui sont des partenaires stratégiques pour nous. Il n'est donc pas question que nous ne puissions pas regarder dans la même direction, et aller au même rythme. Nous allons donc rencontrer le président de la FANAF pour lui expliquer l'importance pour nous de fonctionner ensemble, d'aller en partenariat renforcé et au même rythme. Car, si la FANAF est trop en avance sur la FIAC, c'est sûr qu'il y aura un déséquilibre et ce ne sera pas forcément à l'avantage de la FANAF ou des assurés, encore moins de la FIAC », a souligné Vakaramoko Samaké. C’est pourquoi d’ailleurs la FIAC travaille à avoir à ses côtés la FANAF, la CIMA, les directions nationales des assurances à cette 16e Assemblée générale annuelle, pour qu’ils comprennent l'importance de ce partenariat et l’intérêt de prendre en compte les préoccupations des courtiers.
Relever le défi de la mobilisation et de la participation record
Au regard des enjeux liés à cette 16e Assemblée générale, la faitière supranationale des courtiers est à pied d’œuvre sur le terrain de la communication et de la mobilisation des membres pour susciter une large participation, afin de faire du rendez-vous de Ouagadougou un grand succès. « Pour nous, cette activité est assez importante pour la FIAC, surtout au regard des orientations stratégiques que nous devons donner à l’issue des travaux. Le défi de la mobilisation constitue donc un autre élément important sur lequel nous travaillons », a-t-il précisé.
Mieux, l’ambition de la FIAC est de faire la rencontre de Ouagadougou une participation record, avec 300 à 500 participants attendus. C’est pourquoi, il lance un appel à tous les présidents de marchés, pour qu’ils s’investissent pour une mobilisation exceptionnelle de leurs membres, car cette rencontre est d’une importance stratégique majeure pour tous les courtiers des 14 pays de la zone CIMA et de la Guinée ; et ils doivent être des forces de propositions pour les différentes réformes que la FIAC veut engager au cours de cette Assemblée générale, a insisté le Président Samaké.
La Rédaction




