La mobilisation de l’épargne nationale pour financer des projets productifs à travers l’actionnariat populaire était au cœur d’une conférence organisée par Coris Bank International (CBI SA) et l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), le 26 mars 2026 à Ouagadougou, au siège de la banque. Cette conférence vise à permettre aux travailleurs de CBI SA de mieux cerner les opportunités qu’offre l’actionnariat populaire et le bien-fondé de ce mode alternatif de financement du développement endogène, et de souscrire en toute connaissance de cause.
Ils ont pour tâches quotidiennes d’octroyer des financements aux agents économiques et de mobiliser l’épargne de la clientèle. Grâce à leur engament et leur professionnalisme, en 2024, Coris Bank International (CBI SA), acteur de premier plan du financement de l’économie burkinabè, a accordé 1258,9 milliards F CFA (en hausse de 3,69%) de crédits aux entreprises, particuliers, institutions et administrations publiques, et enregistré des dépôts de la clientèle à hauteur de 1 754,5 milliards F CFA, en progression de 14,83%.
Au troisième trimestre de 2025, ses crédits à la clientèle s’établissent à 1203,3 milliards F CFA et les dépôts de la clientèle à 18 76,1 milliards F CFA. Ce jeudi 26 octobre 2026, ces travailleurs de CBI SA ont abandonné de leur traditionnelle mission pour aller à l’école d’un autre modèle de mobilisation de l’épargne locale et de financement du développement : l’actionnariat populaire, porté par l’Agence pour la promotion de l’entrepreneuriat communautaire (APEC), sous l’impulsion des plus hautes autorités burkinabè.
Pour le directeur général adjoint en charge du Pôle support de Coris Bank International, Jean-Théodore Sandwidi, le Burkina Faso est en chantier et mobiliser l’épargne locale pour le financement des projets productifs est une contribution concrète au développement du socioéconomique de la nation.
Cette conférence, organisée par la banque et l’APEC, vise donc à leur permettre de mieux appréhender les tenants et les aboutissants de l’entrepreneuriat communautaire et le bien-fondé de cet instrument alternatif de financement du développement national.
En phase avec la vision du Fondateur
Selon le Directeur général adjoint de Coris Bank International en charge des pôles supports, Jean Théodore Sandwidi, le personnel veut aller au-delà de leur contribution à l’essor économique du pays à travers la banque pour être, individuellement, des artisans de l’édification de la nation. Et cet engagement des travailleurs s’inspire du patriotisme exemplaire du Fondateur de Coris Bank international, Idrissa Nassa.
« Vous connaissez très bien l'histoire de notre banque et de son Fondateur, M. Idrissa Nassa, un homme qui aime profondément son pays. Et ces valeurs de patriotisme qu’il porte sont partagées par tout le personnel. Coris Bank International est un acteur majeur de financement de l'économie nationale. Ce rôle moteur, de leader, nous comptons le renforcer à travers nos interventions, mais aussi par le personnel, qui a tenu à apporter son concours à toutes les initiatives engagées par le gouvernement, tous les projets portés par l'APEC », a-t-il confié.
Engagé sur la voie de la souveraineté fondé sur le développement endogène, sous le leadership du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, le Burkina Faso est en chantier et les lignes bougent dans tous les domaines : réalisation d’infrastructures, développement agricole, industriel, aménagement des centres urbains, etc.
Dans le sens de la marche de la nation
Pour M Sandwidi, leader du secteur bancaire national, Coris Bank International et l’ensemble de ses travailleurs ne peuvent se mettre en marge de cette marche de la nation, notamment de toutes ces initiatives de développement endogène qui font la fierté de tout burkinabè et appréciées de tous. Devant donc un auditoire composé de professionnels de la finance, le directeur général de l’APEC, Karim Traoré, a exposé la philosophie de ce mécanisme fondé sur la mobilisation de l’épargne citoyenne pour financer des projets structurants.
Cette conférence vise à permettre aux travailleurs de de Coris Bank International de mieux cerner les opportunités qu’offre l’actionnariat populaire et le bien-fondé de ce mode alternatif de financement du développement endogène, et de souscrire en toute connaissance de cause.
Selon lui, l’objectif est d’accompagner le développement endogène du pays en créant des entreprises capables de générer de la valeur et de l’emploi sur le long terme. « L’actionnariat populaire n’est pas un placement. C’est un investissement », a-t-il insisté. Les projets portés par ce modèle s’inscrivent donc dans une logique industrielle et productive, qui exige du temps avant de produire des rendements financiers. « Une industrie agroalimentaire, par exemple, s’inscrit dans la durée. Le rendement peut apparaître après trois, quatre ou cinq ans. Mais l’outil de production, s’il est bien entretenu, peut fonctionner sur plusieurs décennies », a-t-il expliqué.
Compter en premier sur les ressources internes propres
Autrement dit, le premier dividende attendu d’une entreprise communautaire est avant tout l’impact de l’investissement réalisé grâce à l’actionnariat populaire, en termes de création d’emplois, de valeur ajoutée, a-t-il fait savoir. Sous l’impulsion du capitaine Ibrahim Traoré, l’entrepreneuriat communautaire, a-t-il poursuivi, se veut une alternative aux modèles de développement extravertis déployés depuis les années d’indépendance et qui n’ont pas toujours produits les résultats escomptés. Aujourd’hui, l’ambition est claire : compter en premier sur les ressources internes propres pour financer le développement socioéconomique du pays.
Karim Traoré est convaincu que les travailleurs de CBI SA, en agents patriotes, vont adhérer à ce modèle de financement participatif du développement de leur pays. Il a par ailleurs indiqué que la présence de sa structure dans les locaux de Coris Bank international s’explique par l’engagement patriotique de son Fondateur, le Président Nassa, un « homme qui porte la vision du développement du Burkina Faso » et qui mène le même combat que l’APEC : le développement endogène. Déjà, grâce à l’actionnariat communautaire, l’APEC dispose d’une usine de transformation de tomates à Bobo-Dioulasso. Elle prévoit également l’ouverture prochaine d’une nouvelle unité de transformation de tomate à Tenkodogo, ainsi que la mise en exploitation d’une mine semi-mécanisée à Gaoua.
Estelle KONKOBO






