En mars 2026, l’inflation s’est établie à 3,2 %, contre 3,3 % en février et 3,8 % en janvier, prolongeant à quinze mois consécutifs la baisse de l’indice des prix à la consommation. Ces données ont été publiées par le Ghana Statistical Service (GSS), qui observe un mouvement régulier vers une stabilisation durable des prix dans l’économie ghanéenne.
La dynamique de recul des prix se confirme au Ghana, pour atteindre un niveau d’inflation la plus basse enregistrée par le pays depuis le changement de base de l’indice des prix à la consommation en 2021. En effet, en l’espace d’un an, l’inflation a chuté de plus de vingt points de pourcentage, passant d’environ 23 % au début de l’année 2025 à un peu plus de 3 % aujourd’hui. Le pays, qui avait connu une flambée inflationniste dépassant 50 % en 2022, semble progressivement sortir de l’une des crises économiques les plus sévères de son histoire récente. « Cela témoigne d’un mouvement régulier et soutenu vers la stabilité », a déclaré le statisticien du gouvernement, Alhassan Iddrisu, lors de la présentation des statistiques mensuelles.
Ce recul de l’inflation est largement porté par la baisse des prix alimentaires, qui représentent une part importante du panier de consommation des ménages. Les coûts de certains produits de base, notamment les céréales et les légumes, ont enregistré un repli significatif. Parallèlement, la stabilisation du cedi a contribué à réduire les pressions liées aux importations, entraînant une décélération des prix des biens importés.
Cette amélioration s’explique également par un cadre macroéconomique plus rigoureux. La Bank of Ghana avait adopté une politique monétaire restrictive durant la phase la plus aiguë de la crise avant d’entamer, à partir de la mi-2025, un cycle d’assouplissement progressif rendu possible par le reflux de l’inflation et l’amélioration des réserves.
Parallèlement, le pays poursuit un vaste programme de réformes économiques et de restructuration de la dette, mené avec l’appui du Fonds monétaire international (FMI), afin de restaurer la soutenabilité des finances publiques et renforcer la crédibilité de sa politique économique.
Estelle KONKOBO






