Le secteur bancaire burkinabè a injecté 4 049,5 milliards F CFA dans le financement de l’économie nationale à fin juin 2026, en hausse de 5,4 milliards F CFA, soit un taux de progression de 0,1%, selon la note de conjoncture économique de juillet 2026 de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP). 

Le secteur bancaire burkinabè continue de jouer sa mission de soutien aux agents économiques. A fin juin 2026, le financement bancaire de l’économie nationale s’établit à 4 049,5 milliards FCFA à fin juin 2026, soit une augmentation de 5,4 milliards F CFA, correspondant à un taux de progression de 0,1%, indique la note de conjoncture économique de juillet 2026 de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP).   

Cette hausse des crédits bancaires à l’économie résulte principalement de l’augmentation des crédits aux ménages et aux Institutions sans but lucratif au service des ménages (ISBLSM) de 179,2 milliards FCFA, soit une progression de 10,3%. On note cependant une baisse des crédits accordés au secteur public de l’ordre de 88,8 milliards de FCFA, soit un repli de 25,1%, et aux sociétés non financières privées qui ont régressé de 4,0% pour s’établir à 76,7 milliards ; les financements accordés au secteur financier non-bancaire a également enregistré une diminution de 2,7 milliards de FCFA, soit un taux de régression de 10%.

Comparaison faite à fin juin 2025, le financement de l’économie burkinabè par les banques a connu un repli de de 50,8 milliards de FCFA, représentant un taux de régression de 1,2%. Cette contreperformance, selon la DGEP est due essentiellement au repli des crédits accordés au secteur public de l’ordre de 136,3 milliards FCFA, soit de 34%, et du secteur financier non-bancaire de 6,8 milliards de FCFA, soit une baisse de 21,7%.

Financement bancaire de 923,3 milliards de FCFA à l’administration centrale

Quant aux crédits accordés aux ménages et ISBLSM, ils sont en hausse de 61,1 milliards de FCFA, soit de 3,3%. Il en est de même pour les financements mis à la disposition des sociétés non financières privées qui ont progressé de 39,5 milliards de FCFA, soit un taux de 2,2%.

Pour ce qui est du financement net de l’Administration Centrale par les banques, il s’élève à 923,3 milliards de FCFA à fin juin 2026, en baisse de 111,3 milliards de FCFA, soit une régression de 10,8% par rapport à fin décembre 2025. Pour la DGEP, ce repli tient à la régression des créances nettes de la BCEAO de l’ordre 389,8 milliards de FCFA, correspondant à un taux de régression de 340,9%), les créances nettes des banques commerciales étant en progression de 278,5 milliards de FCFA, soit de 30,3%.

Lorsqu’on compare à fin juin 2025, les financements nets de l’Administration Centrale par le secteur bancaire national, sont en hausse de 93,7 milliards de FCFA, soit de 11,3%. Cette variation positive s’explique par des créances nettes des banques commerciales qui ont progressé de 60,3% soit de 450,7 milliards FCFA, tandis que les créances nettes de la BCEAO ont diminué de 437,7%, correspondant à 450,7 milliards F CFA. En 2027, le marché bancaire burkinabè va enregistrer l’arrivée d’une nouvelle banque, à savoir Bridge Bank Group Burkina Faso, qui portera le nombre d’institutions bancaires commerciales du pays à 17. Avec un capital de 20 milliards F CFA, le démarrage des activités de nouvelle banque pourrait impacter positivement le financement bancaire de l’économie nationale.

La Rédaction

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