La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a publié un communiqué pour rassurer le public face à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux. Cette vidéo fait état de l’utilisation de billets présumés faux, principalement dans certains points de transfert d’argent. L’institution monétaire rappelle que la connaissance des méthodes d’identification des billets constitue le premier rempart dans la lutte contre la contrefaçon.
La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) invite expressément le public à conserver le réflexe d’authentifier tout billet reçu lors d’une transaction. En référence à une vidéo circulant sur les réseaux sociaux et faisant état de l’utilisation de billets présumés faux, notamment par certains points de transfert d’argent, l’institution d’émission monétaire invite le public de l’espace communautaire utilisant le franc CFA à développer le réflexe de « toujours garder le réflexe d’authentifier tout billet reçu lors d’une transaction ».
Rassurante, la banque réaffirme que des dispositions sont constamment prises, en concertation avec les structures en charge de la répression du faux monnayage, pour garantir la sûreté des billets et pièces en circulation dans l’espace UEMOA.
Les gestes d’identification sont détaillés sur son site internet (www.bceao.int), dans la rubrique « billets et pièces ». Le logo de la BCEAO, le poisson-scie stylisé (symbole de fécondité et de prospérité dans les mythologies africaines), figure comme motif principal au recto de l’ensemble de la gamme des billets en circulation.
Pour le billet de 500 FCFA (mis en circulation en novembre 2012, format 114 × 60 mm, couleur dominante orangée), les signes d’authentification comprennent deux filigranes (poisson-scie et valeur faciale), une transvision (vision à travers) permettant aux motifs de se compléter par transparence, un fil de sécurité en surimpression discontinue avec les mentions « UMOA » et la valeur faciale, des mini-lettres au recto, ainsi qu’une impression en relief perceptible au toucher (logo, frises, valeurs faciales).

Le billet de 2 000 FCFA (mis en circulation le 20 octobre 2003, format 130 × 66 mm, couleur dominante bleue) présente au recto des illustrations de voies de communication (car, train, avion) et au verso la mer avec des mérous. Ses éléments de sécurité incluent les filigranes (le logo et la valeur faciale), la transvision, le fil de sécurité discontinu, les mini-lettres, une bande iridescente (qui change de couleur selon l’angle de vue ou la lumière) jaune/gris au verso et l’impression en relief.
Une vigilance collective pour préserver la sécurité monétaire
Les coupures de 1 000 FCFA (rouge, format 125 × 66 mm) et de 5 000 FCFA (vert, format 140 × 74 mm), mises en circulation le 15 décembre 2003, partagent des caractéristiques communes : filigranes, transvision, fil de sécurité, mini-lettres, bande iridescente et impression en relief. Le billet de 5 000 FCFA comporte en plus un motif diffractif (changement de motif, de couleur ou de luminosité sous l’effet de la lumière) et un motif holographique discontinu. Le recto du 1 000 FCFA est dédié à la santé et à l’éducation ; celui du 5 000 FCFA à la production agricole. Le verso du 1 000 FCFA montre des dromadaires, celui du 5 000 FCFA un couple d’antilopes.
Enfin, le billet de 10 000 FCFA (violet, format 145 × 74 mm) symbolise les nouvelles technologies de l’information au recto (parabole, satellite, arobase) et la forêt avec des touracos au verso. Il présente une bande holographique discontinue, encre à couleur changeante (rose/vert), un double filigrane, une transvision, un fil de sécurité et des mini-lettres et impression en relief.

En diffusant ce rappel, la BCEAO vise à renforcer la confiance du public dans la monnaie unique. Face au développement des procédés de reproduction, l’intégration de signes de sécurité de plus en plus sophistiqués (filigranes, hologrammes, encres changeantes, bande iridescente, effet de transvision…) demeure un levier essentiel. L’institution monétaire encourage chaque usager à observer, incliner et toucher les billets reçus, particulièrement dans les circuits de transfert d’argent, afin de détecter d’éventuelles anomalies.
Cette communication s’inscrit dans le rôle permanent de la BCEAO de préserver l’intégrité de la monnaie dans l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine.
Mouni N’GOLO




