Le Club des Jeunes de la banque et des finances au Burkina Faso (JBF) a organisé le deuxième numéro de son activité « Parcours inspirant », le samedi 7 mars 2026, à l’hôtel Azalai de Ouagadougou, sous le thème : « Leadership bancaire et financier en contexte fragile, incompréhensible et anxiogène ». Ce rendez-vous a été, une nouvelle fois, un cadre de partage d’expérience entre des ainés aux parcours édifiants et inspirants et des cadets en quête de repères et de modèles de réussite pour mieux façonner leur carrière.
« Travailler avec abnégation », « croire en soi », « être audacieux »… autant de conseils qu’il est facile de retrouver dans n’importe quel document de développement personnel, ou au détour d’une conversation rapide avec un outil d’intelligence artificielle. Mais, ces conseils deviennent certainement plus incisifs et plus incitatifs lorsqu’on les entend directement de la bouche d’une personnalité, modèle de réussite qu’on admire et dont le parcours inspire. Le Club des Jeunes de la banque et des finances du Burkina Faso (JBF) a réussi à créer le cadre qui permet un tel transfert de motivation à travers son activité dénommée « Parcours inspirant ».
La deuxième édition s’est tenue ce samedi 7 mars 2026 dans la salle Kadiogo de l’hôtel Azalai de Ouagadougou, sur le thème : « Leadership bancaire et financier en contexte fragile, incompréhensible et anxiogène ». Et pour « Parcours inspirant » 2, parrainé par le Directeur général de la Banque Agricole du Faso (BADF), Mahamadi Zoromé, le Club JBF a porté son choix sur quatre modèles, tous dans le top management de leurs entreprises respectives. Il s’agit de la Directrice générale de l’institution de microfinance Faso Crédit, Audrey Kambiré, du Président-Directeur général de la Société africaine d'ingénierie et d’intermédiation financières (SA2IF), Dr Constantin Dabiré, de la Directrice de la Supervision des succursales du Bénin, du Burkina et du Niger du groupe CBAO Madeleine Dieng et du Directeur zone Afrique centrale à Coris Holding, Mamadou Sanon.
« S’appuyer sur du vécu pour répondre aux défis du présent et du futur »
Devant une salle comble et de jeunes du milieu bancaire et financier très attentifs, chaque paneliste a présenté des traits caractéristiques de son parcours qui n’apparaitraient pas forcément dans un CV, mais qui ont contribué à tracer ces parcours singuliers. « Car, derrière chaque parcours inspirant, il y a une réalité que l’on n’aperçoit pas souvent : la persévérance, le courage de prendre certaines décisions et la capacité de continuer même dans les moments d’incertitude », a souligné la Présidente du comité d’organisation (PCO) de cette deuxième édition, Wellet Rissa Alhusna.
Pour le parrain, l’activité a le mérite d’être un cadre formateur, permettant aux jeunes de la banque et des finances d’allier compétences techniques et éthique de gouvernance, des qualités incontournables pour se forger une carrière dans ce secteur. La transmission de ce savoir être de banquier/financier est d’ailleurs le leitmotiv du DG de la BADF, auteur d’une communication bien remarquée sur le thème de la rencontre.
« Ce qui est attendu de nous ce n’est pas de déballer nos CV, mais de s’appuyer sur du vécu pour répondre aux défis du présent et du futur », a souligné Mr Zoromé, prodiguant des conseils agrémentés d’anecdotes à ses filleuls du jour, qu’il appelle à faire de l’amélioration de soi une exigence quotidienne. « Chez moi, l’excellence n’est pas une option mais un devoir que j’aurais aimé écrire avec lettre majuscule », a-t-il ajouté.
Satisfecit des organisateurs
Pour le club JBF, la tenue de cette activité a été un satisfecit, à bien des égards. D’abord, du point de vue organisationnel, les objectifs de mobilisation des participants et de disponibilité des modèles inspirants ont été atteints. « Nous avons voulu brasser tous les métiers de la finance. Ce n’était évident, mais nous pouvons nous réjouir, tous les modèles ont répondu présents et en termes de mobilisation nous avons atteint nos objectifs », a déclaré la PCO.
Cette mobilisation est d’autant plus satisfaisante qu’elle vient conforter le crédit à accorder à ce Club qui, en trois années d’existence comptent plus de 400 adhérents issus de tous les secteurs de la finance : banque, assurance, microfinance et marché financier... « Les objectifs de mobilisation sont atteints à toutes nos activités, et les personnalisés approchées y adhèrent toujours. Cela montre que nous avons de l’impact et que les gens sont prêts à nous accompagner. Nous allons continuer à travailler à maintenir cette confiance », a renchéri le Secrétaire général de JBF, Mamadou Barry.
Réfléchir autour des grandes mutations
La satisfaction tient aussi à l’unanimité affichée quant à la pertinence de la thématique, qui est en phase avec les tensions géopolitiques dans le monde et la complexité des économies africaines du fait des structurations et des réalités qui tranchent souvent avec les contenus académiques. « Au regard de tout cela, nous pensons qu’il est nécessaire d’avoir un leadership bancaire et financier éclairé, indispensable pour poser les jalons d’un développement économique et d’une croissance durable du secteur financier burkinabè », a souligné M. Barry.
Pour le Club, tenant compte de cette réalité, il est donc nécessaire d’ancrer définitivement "Parcours inspirant" dans ce modèle d’activité qui apporte de la réflexion et du contenu au parcours quotidien des acteurs. « L’objectif au-delà de la présentation de ces modèles inspirants est d’amener à réfléchir autour des grandes mutations qui influencent le secteur financier burkinabè en particulier et africain en général », a-t-il ajouté.
Dans la logique de renforcer la dimension formation du Club JBF, des jeunes du secteur de la banque et des finances ont été retenus pour être confiés à des mentors. L’association a par ailleurs remis des attestations aux panelistes et membres du comité d’organisation. En plus de "Parcours inspirant", le Club des Jeunes de la Banque et des Finances organise régulièrement d’autres activités telles que « Masterclass » et « Connaitre son métier ».
Mouni N’GOLO






