Les entreprises publiques burkinabè, opérant dans la production de l’or, du ciment et de la transformation agroalimentaire, à savoir SN BRAFASO, SOPAMIB et CIM SAHEL vont bénéficier de 85 milliards F CFA de financements issus du premier Diaspora Bonds de l’Etat du Burkina Faso. L’injection de ressources financières dans ces secteurs stratégiques a fait l’objet de conventions de financement signées entre le ministre de l’Economie et des finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et les premiers responsables desdites sociétés d’Etat, le 6 juillet 2026, à Ouagadougou.
Le Burkina Faso poursuit sa dynamique de mobilisation de ressources domestiques pour soutenir sa politique de souveraineté économique et de développement endogène. En effet, un mois après le succès de son premier Diaspora Bonds qui a permis de mobiliser 151 milliards F CFA pour 125 milliards F CFA recherchés, le gouvernement ne veut pas perdre du temps dans l’affectation des ressources aux projets d’investissements inscrits dans cette opération. Pour ce faire, il a décidé d’allouer une enveloppe de 85 milliards F CFA à trois entreprises publiques évoluant dans des secteurs stratégiques de l’exploitation minière, la production du ciment et la transformation agroalimentaire. Il s’agit de SN BRAFASO, SOPAMIB et CIM SAHEL. Cet appui financier a fait l’objet d’une signature de quatre conventions de financements entre le ministre de l’Economie et des Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, et les premiers responsables desdites sociétés d’Etat.
Le montant accordé à la SN BRAFASO est de 30 milliards F CFA. Il est destiné à financer la construction d’une nouvelle unité industrielle de production de boissons à Bobo-Dioulasso. Il vise à soutenir la stratégie de croissance de cette entreprise reprise par l’Etat burkinabè après 18 années d’arrêt et inaugurée le 25 novembre 2025, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Ouédraogo, et cela grâce à un investissement d’environ 17,9 milliards F CFA.
Quant à la société publique CIM-Sahel, la nouvelle société d’économie mixte à participation publique majoritaire dont la création a été actée en Conseils de ministre le 2 juillet 2026, elle bénéficie d’un financement 15 milliards F CFA. Ce financement va contribuer à renforcer les capacités nationales de production de ciment, de mieux répondre aux besoins du marché.
Bientôt la reprise des mines de Perkoa et de Taparko
Une enveloppe de 40 milliards F CFA est allouée à la Société de Participation Minière du Burkina Faso (SOPAMIB), à travers deux accords de financements. Le premier d’un montant de 20 milliards F CFA, est destinée à relancer l’exploitation de la mine de Perkoa, fermée en 2022 à la suite d’un éboulement. Pour le ministre Nacanabo, ce financement traduit la volonté du gouvernement à remettre en production des actifs importants pour l’économie nationale, dans le respect des exigences de sécurité.
La deuxième convention, également d’un montant de 20 milliards F CFA, va aussi servir à la relance de l’exploitation de la mine de Taparko. « À travers ces deux opérations, l’ambition clairement affichée par l’Etat burkinabè est de reconquérir sa souveraineté sur ses ressources minières et faire en sorte qu’elles contribuent davantage au développement de la nation. « À travers ces quatre conventions, représentant un montant global de 85 milliards de FCFA, nous faisons un choix économique et politique majeur : orienter l’épargne nationale et celle de notre diaspora vers des investissements productifs capables de transformer durablement notre économie », foi du ministre Nacanabo.
Cette approche de mobilisation des ressources endogènes pour financer le développement crée un cercle vertueux. « La confiance des Burkinabè finance l’investissement ; l’investissement crée la production et l’emploi ; la production génère des revenus et des recettes ; et ces ressources nouvelles renforcent à leur tour notre capacité à financer notre propre développement. C’est cela, le développement endogène. C’est cela, la souveraineté économique en action. Et c’est cela, l’esprit du Plan RELANCE : faire de nos ressources, de notre travail, de notre épargne et de notre patriotisme les premiers leviers de notre transformation », s’est-t-il réjoui.
Pour les entreprises publiques bénéficiaires de ces accords financiers, ils sont en parfaite cohérence avec leurs besoins de financements et leurs plans de croissance. Leurs dirigeants ont rassuré de la bonne allocation qui sera faite de ces ressources financières.
La Rédaction




