Le Burkina Faso connait un dynamisme économique matérialisé par une masse monétaire en circulation qui s’élève à 7 999,8 milliards de FCFA à fin juin 2026. Elle enregistre une hausse de 1 036,8 milliards de FCFA, soit un taux de progression 14,9 %, par rapport à fin décembre 2025 et une hausse de 1 768,7 milliards de FCFA, correspondant à une hausse de 28,4%, comparativement à fin juin 2025, selon la note de conjoncture économique de juillet 2026 de la Direction générale de l’économie et de la planification (DGEP).
La résilience de l’économie burkinabè est symbolisée par une progression de l’argent liquide en circulation entre les agents économiques du pays. En effet, la masse monétaire en circulation s’établit à 7 999,8 milliards F CFA à fin juin 2026, en hausse de 1 036,8 milliards de FCFA, soit de 14,9 % par rapport à son niveau à fin décembre 2025. En glissement annuel, elle a progressé de 1 768,7 milliards de FCFA, soit de 28,4 % par rapport à fin juin 2025.
Cette variation positive est principalement portée par la hausse des dépôts transférables, qui progressent de 717,2 milliards de FCFA, soit de23,9 %, et par celle de la circulation fiduciaire, en augmentation de 190,2 milliards de FCFA, correspondant à un taux de progression de 11,9 %.
Du côté des contreparties, la progression de la masse monétaire est essentiellement attribuable à l’augmentation des actifs extérieurs nets de 1 064,5 milliards F CFA, soit de 34,3 %. En revanche, les créances intérieures diminuent de 105,9 milliards de FCFA, correspondant à un taux de repli de2,1 %, ce qui atténue partiellement l’expansion monétaire.
S’agissant des contreparties, la progression annuelle résulte principalement de la forte hausse des actifs extérieurs nets de 1 729,7 milliards de FCFA, représentant un taux de progression de 71,0 %) et, dans une moindre mesure, de l’augmentation des créances intérieures de 42,8 milliards de FCFA (+0,9 %).
La DGEP souligne que la dynamique de la masse monétaire à fin juin 2026 est principalement tirée par l’accumulation d’actifs extérieurs nets, elle-même liée aux performances des exportations, notamment de l’or. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de relative maîtrise des créances intérieures, dont le léger repli par rapport à fin décembre 2025 limite l’ampleur de la masse monétaire globale en circulation.
La Rédaction




