Le gouvernement a autorisé la ratification d’un accord de prêt signé le 12 janvier 2026 avec le Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) en vue du financement de la phase II du Projet de protection du capital humain, pour un montant de 30 millions de dollars US, soit 16,74 milliards FCFA.
Après une première phase sur la période 2021-2025 soldée par des résultats probants, le Burkina Faso a reconduit le Projet de protection du capital humain (PPCH) pour une deuxième phase avec le soutien financier du Fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) à hauteur de 30 millions de dollars US, soit 16,74 milliards FCFA. Le Conseil des ministres en sa séance du 26 février 2026 a autorisé la ratification de l’accord de prêt y relatif.
Cette deuxième phase du PPCH va renforcer les capacités du pays dans la réponse efficace aux situations d’urgence dans les secteurs de la santé et de l’éducation, deux domaines particulièrement exposés aux effets combinés de l’insécurité et des vulnérabilités socioéconomiques.
La première phase du PPCH, avec l’appui de la Banque mondiale, a permis notamment d’offrir plus de 16 millions de consultations gratuites aux femmes et aux enfants de moins de cinq ans, ainsi que la vaccination de 1,13 million d’enfants. Dans le secteur de l’éducation, le projet a contribué à l’organisation de neuf examens nationaux avec un taux de participation de 98 %, à la certification de 99,8 % des enseignants, ainsi qu’à la distribution de 69 000 kits pédagogiques.
Le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwende Gilbert Ouédraogo, a souligné que les orientations de ce projet restent conformes aux orientations de la Révolution Progressiste Populaire, avec pour finalité l’amélioration des conditions de vie des Burkinabè. Le financement du PPCH II s’inscrit dans cette dynamique, en renforçant les capacités institutionnelles de réponse aux crises sanitaires et éducatives.
Au-delà de l’enveloppe mobilisée, cette opération traduit une priorité accordée au capital humain dans la stratégie gouvernementale. En consolidant les mécanismes d’intervention d’urgence dans les secteurs sociaux, l’État entend préserver les acquis fondamentaux en matière de santé et d’éducation, tout en soutenant la résilience des populations face aux chocs.
Estelle KONKOBO






