Le gouvernement burkinabè a fait le bilan de l'Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025. Il ressort une production céréalière historique de plus de 7 millions de tonnes, avec un taux de couverture des besoins céréaliers de 124 % et de plus de 91 000 emplois créés. Il prévoit une nouvelle phase de cette Offensive sur la période 2026-2028, dotée d'un budget d’environ 840 milliards F CFA.
La souveraineté alimentaire reste au cœur de la stratégie de développement du Burkina Faso. L'Offensive agropastorale et halieutique (OAPH) 2023-2025 est l’un des piliers de cette quête d’indépendance sur le plan alimentaire. Après trois années de mise en œuvre de cette Offensive, le gouvernement dresse un bilan qu'il juge satisfaisant et annonce une nouvelle phase d'investissements destinée à consolider les acquis et à élargir les filières de production. Selon le ministère d'État chargé de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, l’OAPH 2023-2025 a permis d'atteindre des niveaux de production inédits.
La production céréalière nationale dépasse désormais 7 millions de tonnes, avec un taux de couverture des besoins céréaliers de 124 %, présenté comme un niveau record. Dans le détail, le Burkina Faso a produit plus d’un million de tonnes de riz, soit 101 % de l'objectif fixé pour 2025, 2,6 millions de tonnes de maïs, correspondant à 134 % de la cible, ainsi que 51 818 tonnes de pomme de terre, représentant 86,36 % des prévisions. Le secteur halieutique a enregistré une production de 58 476 tonnes de poisson, tandis que 3 170 hectares de vergers de manguiers ont été renouvelés.
L'offensive a également permis la distribution de 30 631 kits de noyaux reproducteurs de petits ruminants, soit 153,15 % de l'objectif initial, ainsi que l'emblavement de 2 526 hectares de blé, pour une production de 9 806 tonnes. Au total, 25 062 hectares de deux zones pastorales modernes ont été aménagés. Ces performances, associées à la restructuration de la SONAGESS ainsi qu'aux mesures de régulation des importations et des exportations, ont contribué à la stabilisation des prix des produits agropastoraux et halieutiques sur le marché national. En effet, en 2025, le Burkina a enregistré un taux d’inflation quasiment nul !
Hausse de 40 % des productions agropastorales et halieutiques attendue
Sur le plan social, l'offensive a généré 91 027 emplois, dont 26 202 permanents. Parmi eux, 32 009 emplois ont bénéficié aux femmes, 4 724 aux personnes déplacées internes (PDI) et 289 aux Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP). Les investissements publics, évalués à 273,99 milliards de FCFA, ont également contribué à une progression moyenne annuelle de 12,13 % du PIB agricole entre 2023 et 2025, tandis que les revenus des ménages ont augmenté de 4,3 %.
Fort de ce bilan, le gouvernement burkinabè, à travers le ministère de l'Agriculture, de l'Eau, des Ressources animales et halieutiques, sous le leadership de l'infatigable ministre d'Etat, le commandant Ismaël Sombié, entend poursuivre sa marche vers sa souveraineté alimentaire, à travers une nouvelle phase de l’OAPH), couvrant la période 2026-2028, d’un coût global est estimé à 839,99 milliards de FCFA, un financement que le gouvernement entend assurer à travers les ressources propres de l'État. Cette nouvelle Offensive intègre désormais le volet hydraulique ainsi que l'amélioration du cadre de vie et servira de cadre sectoriel de mise en œuvre du Plan RELANCE 2026-2030, le nouveau référentiel national de développement du Burkina Faso, d’un coût de de de 36 000 milliards F CFA.
Le programme ciblera huit filières prioritaires, à savoir le riz, le lait, le soja, le sésame, l'arachide, le blé, le manioc et le karité. Il prévoit également la consolidation de six filières déjà développées, notamment le maïs, la pomme de terre, la mangue, le bétail-viande, le poisson et la volaille, ainsi que la promotion de six nouvelles filières émergentes que sont la banane plantain, le tournesol, l'ananas, le lapin, le palmier à huile et le cacao. Ce nouveau financement d’envergure du secteur agricole, qui représente environ le triple du montant investi sur la période 2023-2025, va permettre d'augmenter de 40 % les productions agropastorales et halieutiques, de maintenir durablement le taux de couverture des besoins céréaliers au-dessus de 120 %. Cette nouvelle phase prévoit également la création de 125 000 emplois.
Estelle KONKOBO




