Réunis les 22 et 23 juillet 2026 à Accra, le gouvernement ghanéen, les partenaires techniques et financiers, le secteur privé et la société civile ont évalué les progrès du Pacte national pour l’énergie dans le cadre de l’initiative « Mission 300 ». Le pays affiche des avancées significatives dans la mise en œuvre de ses réformes et entend mobiliser 4,4 milliards de dollars américains afin de porter le taux d’accès à l’électricité à 99 % d’ici à 2030.

Le Ghana accélère sa transition énergétique avec l’ambition de parvenir à un accès quasi universel à l’électricité au cours des prochaines années. Grâce à la mise en œuvre de son Pacte national pour l’énergie, le pays se positionne comme l’un des États africains les plus avancés dans le cadre de l’initiative « Mission 300 », qui vise à raccorder 300 millions de personnes supplémentaires à l’électricité en Afrique d’ici à 2030.

À l’issue d’un atelier de soutien à la mise en œuvre du Pacte, organisé les 22 et 23 juillet 2026 à Accra, les autorités ghanéennes et leurs partenaires ont validé une feuille de route destinée à accélérer les réformes, mobiliser les financements et renforcer les investissements dans le secteur énergétique. Selon les résultats présentés, le Ghana a déjà réalisé près de 60 % des actions prévues dans son Pacte national pour l’énergie et demeure en bonne voie pour mettre en œuvre 13 des 16 réformes prioritaires identifiées. Les trois réformes restantes accusent un retard lié principalement aux procédures administratives, aux approbations parlementaires, aux contraintes budgétaires et aux processus de passation des marchés, que le gouvernement s’est engagé à lever dans les meilleurs délais.

Sur le terrain, les premiers résultats sont déjà visibles. Le pays a achevé la construction de huit mini-réseaux électriques, tandis que 35 autres sont actuellement en cours de réalisation. Il poursuit également le renforcement des échanges régionaux d’électricité à travers le Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain, consolidant ainsi son rôle dans l’intégration énergétique sous-régionale.

Rôle des partenariats public-privé

Pour atteindre son objectif de 99 % d’accès à l’électricité d’ici à 2030, contre 89,1 % actuellement, le Ghana mise sur une stratégie diversifiée combinant l’extension du réseau national, le développement de mini-réseaux, le déploiement de systèmes solaires domestiques, les énergies renouvelables distribuées, ainsi que des investissements ciblés dans l’électrification des communautés les plus éloignées.

Les discussions ont également porté sur un portefeuille d’investissements de 4,4 milliards de dollars américains, dont 2,6 milliards devraient être mobilisés auprès du secteur privé. Ce programme comprend notamment le développement de centrales solaires de grande capacité, la modernisation des réseaux de transport d’électricité, les interconnexions régionales avec la Côte d’Ivoire, le Mali et le Burkina Faso, ainsi que des projets d’électrification rurale du dernier kilomètre et de promotion de solutions de cuisson propre.

Le vice-ministre de l’Énergie et de la Transition écologique, Richard Gyan-Mensah, a souligné que les partenariats public-privé constituent le principal levier de financement de cette ambition. Il a assuré que le gouvernement poursuivra les réformes nécessaires afin de lever les obstacles administratifs et de transformer les engagements du Pacte en projets concrets au bénéfice des populations.

Même optimisme du côté de la Banque africaine de développement (BAD). Pour son directeur des solutions financières, de la politique et de la régulation de l’énergie, Wale Shonibare, les progrès enregistrés au cours de la première année témoignent d’un leadership affirmé du Ghana dans la mise en œuvre de son Pacte national pour l’énergie. Il a réaffirmé l’engagement de la BAD à accompagner le pays, aux côtés de ses partenaires, afin d’accélérer les investissements, les réformes et les raccordements électriques dans le cadre du programme Mission 300.

Estelle KONKOBO

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