Réunie sous la présidence du Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la Commission de Partenariat public-privé (PPP) a validé un projet de programme PPP de 86 projets, dont 39 projets mûrs et 47 en maturation, le lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou.  D’un coût global de 9 000 milliards F CFA, sur des maturités de 15 à 30 ans, ces projets entrent dans le cadre de l’opérationnalisation du volet investissements du nouveau référentiel national de développement (PND 2026-2030), le plan RELANCE.

Pleinement engagé dans la quête de sa souveraineté politique, économique et financière, fondées sur un développement endogène, le Burkina Faso, sous le leadership du capitaine Ibrahim Traoré, veut se donner les moyens de mobiliser les ressources nécessaires pour financer ses ambitions de développement. À côté de l’actionnariat communautaire, du financement patriotique de la guerre contre le terrorisme, des diaspora bonds, de l’accroissement des recettes fiscales domestiques, le Partenariat public-privé (PPP) figure parmi les instruments de financements alternatifs mis en place par les autorités Burkinabè.

« Dans un contexte économique mondial difficile, l'État ne peut plus se limiter à la seule commande publique classique pour satisfaire les besoins de son fonctionnement. Le Partenariat Public-Privé s’avère un levier stratégique indispensable pour combler le déficit d'infrastructures et booster la croissance. A travers le PPP, il ne s'agit pas seulement de financer, mais de concevoir et de gérer de manière performante des infrastructures structurantes dans les secteurs clés de développement », a déclaré le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, ce lundi 23 mars 2026, à Ouagadougou, à l’ouverture des travaux de la première session de la Commission de Partenariat public-privé.

12 494,9 milliards F CFA de dépenses d’investissement

Au cours de cette session, la Commission a validé un projet de programme PPP  2026 de 86 projets dont 39 projets mûrs et 47 en maturation. Selon le Directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina Faso (BN-GPB), Pr Hamidou Sawadogo, d’un coût global de 9 000 milliards F CFA, pour des maturités de 15 à 30 ans, ces projets couvrent les secteurs clés du développement comme les infrastructures, l'énergie, l'agriculture, l’industrie, l'éducation, la santé.

La Commission de Partenariat public-privé (PPP) a validé un projet de programme PPP de 86 projets, dont 39 projets mûrs et 47 en maturation, d’un coût global de 9 000 milliards F CFA, sur des maturités de 15 à 30 ans.

 

Ces différents projets, qui seront soumis pour adoption à l’Assemblée Générale du Conseil Présidentiel d’Orientation et de Suivi (CPOS) dans les prochains jours, entrent dans le cadre de l’opérationnalisation du volet investissements du nouveau national de développement (PND 2026-2030) dénommé Plan RELANCE.

D’un montant total estimé à 36 190,7 milliards FCFA, 34,5 % du coût de ce référentiel, soit 12 494,9 milliards FCFA, seront affectés aux dépenses d’investissements sur la période. Le projet de programme PPP 2026 prend en compte celui de 2025 qui était composé de 27 projets PPP mûrs, estimés à 6 529 milliards F CFA au profit de 10 départements ministériels. 

Passer à la phase de mise en œuvre sans délai

Faisant la genèse des PPP au Burkina Faso, Pr Sawadogo a indiqué que depuis sa première signature de contrat PPP en 2015, 24 projets PPP sont mis en œuvre, avec un taux moyen d'exécution physique de 29,97% au 31 décembre 2025, contre un taux moyen d'exécution financière de 10,99 % à la même période. Il a cité un certain nombre de problèmes qui ralentissent la mise en œuvre des projets PPP.

Il s’agit, entre autres, de la non-transmission des offres techniques et financières dans les délais par certains ministères, de l’insuffisances dans la gestion des projets PPP par les sectoriels, la non mise en place des cellules PPP dans certains départements, l’insuffisance d'évaluations préalables nécessaires à la validation du choix de l'option PPP pour la contractualisation, l’absence de financement pour la conduite et la maturation des projets.

Selon le Directeur exécutif du BN-GPB, Pr Hamidou Sawadogo, depuis la première signature de contrat PPP en 2015, 24 projets PPP sont mis en œuvre, avec un taux moyen d'exécution physique de 29,97% au 31 décembre 2025.

 

Le Chef du gouvernement a appelé à dépasser ces contraintes et à changer d’échelle. « Je souhaite que les ministres passent à la phase de mise en œuvre sans délai. Le temps de la planification doit désormais laisser place au temps de l'action visible », a-t-il lancé. Car, le pays a besoin d’investissements structurants dans les transports, l’énergie, les aménagements hydro-agro-pastoraux, les infrastructures et les industries, qui garantissent une croissance économique forte, résiliente, inclusive, durable et créatrice d’emplois décents au profit des populations.

La Rédaction

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