Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un don de 10,41 millions de dollars (environ 5,84 milliards de FCFA) en faveur du Ghana afin de renforcer la gouvernance financière et soutenir une croissance plus inclusive et résiliente face aux effets du changement climatique. Ce financement, accordé via le Fonds africain de développement, permettra de mettre en œuvre le projet Strengthening Institutions for Enhanced Financial and Economic Governance (SIEFEG), destiné à améliorer la gestion des finances publiques et à renforcer les institutions économiques du pays.

Le Groupe de la Banque africaine de développement renforce son appui aux réformes économiques du Ghana. L’institution panafricaine a validé un financement concessionnel destiné à améliorer la gouvernance financière et à soutenir les efforts du pays en matière de gestion des finances publiques, dans un contexte marqué par une amélioration progressive des indicateurs macroéconomiques.

Le financement approuvé par la Banque provient du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque. Il permettra de soutenir la mise en œuvre du projet Strengthening Institutions for Enhanced Financial and Economic Governance (SIEFEG).

Ce programme vise à améliorer la mobilisation des ressources domestiques, renforcer le contrôle des dépenses publiques et accompagner la préparation du prochain plan national de développement du Ghana. Le projet intègre également des dimensions transversales liées à l’égalité des genres et à la résilience climatique.

Selon le directeur général pour l’Afrique de l’Ouest du Groupe de la Banque africaine de développement, Lamin Barrow, cet investissement vise à consolider les bases institutionnelles de l’économie ghanéenne.

« En investissant aujourd’hui dans les systèmes de gouvernance, nous soutenons le Ghana dans la construction d’une économie plus transparente, plus responsable et plus résiliente », a-t-il indiqué.

Progression du PIB de 5,6 % en 2024 à 5,8 % en 2025

L’initiative intervient dans un contexte de reprise économique progressive au Ghana. Les données de base du projet présentent une croissance du produit intérieur brut qui a atteint 5,8 % en 2025, contre 5,6 % en 2024, portée par une gestion macroéconomique jugée plus rigoureuse.

Cette évolution témoigne d’un redressement progressif de l’activité économique après plusieurs années marquées par des tensions budgétaires et monétaires.

Les indicateurs macroéconomiques du pays montrent également une amélioration notable sur le front de la stabilité économique. L’inflation a reculé pour atteindre 3,3 % en février 2026, un niveau inférieur à la fourchette cible de 6 % à 10 % fixée par les autorités monétaires.

Dans le même temps, les finances publiques ont enregistré un ajustement significatif. Le déficit budgétaire a été ramené à 2,4 % du PIB, contre 6,3 % en 2024, traduisant un effort d’assainissement budgétaire.

Dette publique ramenée à 45,3 % du PIB

La trajectoire d’assainissement concerne également l’endettement public. La dette du pays a été ramenée à 45,3 % du PIB, contre 61,8 % en 2024.

Par ailleurs, la position extérieure du pays s’est améliorée. L’excédent du compte courant a atteint 4,4 % du PIB, contre 2 % l’année précédente, traduisant un renforcement des équilibres macroéconomiques.

Malgré ces progrès macroéconomiques, la croissance économique n’a pas encore permis de réduire de manière significative les inégalités sociales. Le chômage et la pauvreté restent des défis majeurs pour les autorités ghanéennes.

Le projet SIEFEG vise ainsi à renforcer les capacités des institutions publiques impliquées dans la gestion économique et financière. Parmi les structures concernées figurent le ministère des Finances, la Commission nationale de planification du développement, le service d’audit du Ghana, l’Autorité des marchés publics ainsi que le Parlement.

En améliorant la planification économique et la transparence dans l’utilisation des ressources publiques, l’initiative devrait permettre au gouvernement de disposer d’une plus grande marge de manœuvre budgétaire, tout en créant un environnement plus favorable au développement du secteur privé et à la création d’emplois.

Le projet s’inscrit dans la continuité d’une initiative similaire approuvée par la Banque en 2019 et s’aligne sur plusieurs cadres stratégiques du Ghana, notamment Vision 2057, le programme économique Agenda for Jobs, ainsi que le Document de stratégie pays 2024-2029 du Groupe de la Banque africaine de développement.

Estelle KONKOBO

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