Dans le but d’opérationnaliser la mandature du Président Idrissa Nassa, la Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF), faîtière du Patronat burkinabè, s’est dotée d’un Plan Stratégique de Développement (PSD) 2025-2029. Articulé autour de cinq axes et de nombreuses innovations, la mise en œuvre de cet ambitieux plan va nécessiter la mobilisation de 3,5 milliards F CFA.

A son installation officielle le 7 décembre 2023, par le Président d Faso, à l’issue de son élection le 24 octobre de la même année à la tête du Conseil National du Patronat Burkinabè (CNPB), devenue aujourd’hui Confédération Générale des Entreprises du Faso (COGEF), le Président Idrissa Nassa s’était engagé à bâtir un patronat nouveau, à le transformer en une force de proposition, une organisation citoyenne à l’avant-garde de la prospérité du Burkina Faso et à l‘ériger au rang des institutions fortes dont l’Afrique a besoin. « Mon équipe et moi avons de grandes ambitions pour le patronat et le secteur privé burkinabè. Il doit exercer un leadership plus affirmé dans la vie économique nationale et pour le bien-être de nos populations », avait-il martelé dans son tout premier discours officiel de Président du Patronat.

Pour matérialiser cette noble ambition, il a mené de larges concertations pour transformer son programme de mandature en un plan stratégique qui sera adopté par les instances du Patronat. Depuis le 17 Juillet 2025, date de son adoption, ce Plan Stratégique de Développement (PSD) 2025-2029 constitue désormais la boussole qui guide l’action du Président Nassa dans la conduite de la COGEF.  Dans le premier numéro de Patronat Infos, le consultant ayant piloté l’élaboration de ce Plan, Dr Zoeyoba Désiré Nakoulma, par ailleurs Président de l’Ecole Supérieure de Commerce et d’Informatique de Gestion (GROUPE ESCO-IGES) et Gérant du Cabinet d’expertise financière et d’entrepreneurs Conseil dénommé « IN FINE CONSULT (IFC) SARL », a décliné les principaux axes et les innovations majeures du document stratégique.

Redynamiser et autonomiser financièrement la COGEF

L’outil stratégique repose sur une vision inclusive de l’organisation regroupant l’ensemble du Patronat burkinabè : « A l’horizon 2029, le Patronat burkinabè redynamisé et regroupant l’ensemble des acteurs du secteur privé est à l’avant-garde de la défense des intérêts des entreprises privées, de la prospérité partagée et de la souveraineté économique du Burkina Faso ».  D’un coût global de 3,5 milliards F CFA, le PSD 2025-2029 de la COGEF poursuit cinq objectifs, qui constituent ses principaux axes. Il s’agit de « redynamiser et autonomiser financièrement la COGEF », « instaurer un partenariat dynamique entre la COGEF et l’Administration publique et renforcer ses relations avec les partenaires sociaux », « développer les capacités des PME/PMI », « développer au profit de la COGEF un nouveau partenariat à l’international » et de « développer des activités innovantes au profit de la COGEF et de ses membres ».

Et comme activités innovantes prévues dans ce Plan stratégique de développement, on peut citer : la mise en place d’une veille stratégique et de prospective économique, la création d’une plateforme de formation à distance, la mise en place d’un Club d’Affaires & Réseautage, l’organisation chaque année d’une Rentrée économique dénommée « Les journées du Patronat burkinabè », l’organisation de « dîners professionnels » thématiques avec des communications d’autorités administratives en charge du domaine, l’organisation en collaboration avec le Gouvernement d’un salon africain du financement et de l’innovation pour le développement. A ces activités s’ajoutent la valorisation des résultats de la recherche et l’innovation, la mise en place d’un prix de l’innovation du Patronat burkinabè, la promotion de l’intelligence artificielle et la transformation digitale, la mise en place d’un baromètre de la maturité numérique des entreprises, la mise en place d’une Journée conseil PME du Patronat burkinabè, la création d’un Forum RSE et changement climatique du Patronat burkinabè. 

Les femmes, les jeunes, les PME, au centre des priorités

Outre ces actions, et conformément à la vision du Président Idrissa Nassa, le PSD 2025-2029 accorde une place de choix à la formation et à l’insertion des jeunes et des femmes, notamment ceux qui créent et gèrent des PME. A cet effet, il est prévu, entre autres,  un programme de formation des jeunes et des femmes au numérique, un système d’incubation et de mentorat des nouvelles entreprises notamment celles dirigées par des jeunes et des femmes, le conseil et l’orientation vers des sources de financement diversifiées, la sensibilisation sur les incitations fiscales et non fiscales qui sont des opportunités offertes par l’Etat, la création d’une plateforme en ligne dédiée à la mise en relation des PME entre elles et avec des partenaires potentiels, des actions de reconnaissance du mérite.

Autant d’initiatives qui cadrent avec la vision de celui qui avait promis lors de son installation qu’il ne sera « pas le patron des patrons, mais le serviteur de tous les patrons, qui sera aussi à l’écoute des travailleurs, pour qu’ensemble nous préservions et pérennisions l’entreprise et l’emploi, pour une transformation structurelle de notre économie ». Ce Plan stratégique prend en compte les 24 recommandations et les 9 résolutions issues des états généraux du secteur privé organisés à l’occasion du cinquantenaire du Patronat burkinabè ; et il est en phase avec les priorités nationales en matière d’investissement souverain, d’offensive agro-sylvo-pastorale, d’investissement international, etc.

Ambitieux programme de développement en cohérence avec les besoins et réalités du secteur privé burkinabè, la réussite de la mise en œuvre de ce Plan est tributaire « en grande partie du fonctionnement du dispositif associé de suivi-évaluation ». Mais pas que. « Le succès recherché dépend également de la mobilisation des membres autour du Bureau élu et enfin de l’appui de l’Etat notamment en permettant au secteur privé d’occuper toute sa place comme moteur de la croissance économique du pays », a conclu M. Nakoulma.

La Rédaction

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