‎Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a présidé la session 2026 du Comité d’orientation stratégique du Plan RELANCE 2026-2030 le vendredi 5 juin 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre a été l’occasion pour le responsable de l’exécutif d’interpeller les membres de son Gouvernement, les Gouverneurs des régions, les responsables des structures de mise en œuvre et de suivi des politiques publiques, les acteurs du secteur privé ainsi que la faîtière des organisations de la société civile à davantage d’audace, de discipline, d’innovation et au sacrifice patriotique.

Entre le Plan d’action pour la stabilisation et le développement (PASD), arrivé à termes à fin 2025, et le nouveau référentiel national de développement, le Plan RELANCE 2026-2030, le Burkina Faso ouvre une nouvelle phase de l’agenda de son développement socioéconomique, sur une note positive d’espoir. En effet le bilan de la mise en ouvre du PASD au cours de 2025, affiche des indicateurs de performance au vert au regard de son niveau de réalisation globale se traduisant par un taux d’exécution physique de 83,3 % et financier de 85,7 %.

Les actions engagées en réponse à la crise humanitaire ont permis à plus de 1,9 million de personnes déplacées internes de retourner dans leurs localités d’origine, et cela grâce aux efforts de reconquête de l’intégrité du territoire national des Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et des Volontaires pour la défense de la Patrie (VDP).

Pour ce qui est du secteur agricole, ce sont 7 millions de tonnes de céréales qui ont été produites, correspondant à un taux de couverture historique des besoins céréaliers du pays à 126,4 %, et s’inscrit en droite ligne avec la volonté politique des plus hautes autorités de garantir au pays sa souveraineté alimentaire.

Malgré un contexte de défis sécuritaire, le Burkina Faso a mobilisé plus de 3 400 milliards de F CFA de ressources au cours de l’exercice 2025.

Ces performances ont été réalisées dans un cadre macroéconomique stable. En effet, le taux de croissance du produit intérieur brut réel du pays est passé de 4,8 % en 2024 à 5,3 % en 2025. L’inflation a été maîtrisée à moins de 0,5 % et le déficit à 1,3 % du PIB pour une norme communautaire de 3 %.

C’est sur ces indicateurs que le pays des Hommes intègres migre vers son nouveau référentiel national de développement à savoir le Plan RELANCE, pour la période 2026-2030. D’un coût global de 36 190,7 milliards F CFA, dont 34,5 %, soit 12 494,9 milliards F CFA, consacrés aux investissements sur la période. Ce plan sera financé à 63,9 %, soit 23 135,7 milliards FCFA, par des ressources propres.

Le PND 2026-2030 repose sur quatre piliers à savoir : « Consolider la sécurité, la cohésion sociale et la paix », « Refonder l’Etat et améliorer la gouvernance », « Développer le capital humain », « Développer les infrastructures et transformer durablement l’économie ».

Chaque Burkinabè invité à s’approprier le Plan RELANCE

La vision qui sous-tend le Plan RELANCE met en avant la souveraineté d’un pays maître de son développement : « Le Burkina Faso, une Nation souveraine et prospère, bâtissant un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ».

Sa mise en œuvre devrait produire des impacts significatifs comme porter l’espérance de vie à 68 ans en 2030 contre 61 ans en 2019, le taux de croissance du PIB de 6,5 % en 2025 à 6,7 % en 2028, et 7,1 % en 2030, l’incidence de la pauvreté de 43,2 % en 2021, à 39 % en 2028 et à 35 % en 2030.

Pour garantir l’atteinte de toutes les cibles de ce référentiel qui s’inscrit dans la dynamique de la Révolution progressiste populaire, proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, le Chef du gouvernement burkinabè, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, a invité toutes les parties prenantes à une implication effective et efficiente dans la mise en œuvre et de suivi des politiques publiques.

Il a particulièrement appelé, entre autres, à faire de l’atteinte des résultats une véritable obligation de gestion en veillant au renforcement du pilotage stratégique et en assurant le suivi rigoureux des indicateurs de performances, à accélérer l’exécution des réformes stratégiques d’investissements structurants, à renforcer la mobilisation des ressources internes, à accorder une priorité accrue aux secteurs de la production et de la transformation, à renforcer l’appropriation nationale du développement, à intensifier les actions en faveur de la cohésion sociale, du civisme et du patriotisme,  et à assurer une meilleure coordination des interventions.

L’appropriation de ce référentiel qui ambitionne de « bâtir une économie nationale plus résiliente, souveraine et inclusive, fondée sur la valorisation de nos ressources internes, la transformation structurelle de notre appareil productif et l’appropriation nationale du processus de développement », doit devenir un impératif catégorique pour tous les Burkinabè. Car, le temps de l’assistanat chronique, du « développement clé en main » relève désormais d’une autre époque.

« Nous devons faire en sorte que le développement du Burkina Faso soit désormais pensé, financé, exécuté et évalué d’abord par les Burkinabè eux-mêmes, dans l’intérêt exclusif du peuple burkinabè », a martelé le Premier ministre.

Le moment est donc venu de quitter les zones d’inertie pour passer aux actions concrètes, avec des résultats tangibles pour le bonheur des populations. « L’heure n’est plus aux ambitions modestes. Elle est à l’audace, à la discipline, à l’innovation et au sacrifice patriotique. Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles et durables. Je demeure convaincu que les révolutionnaires que vous êtes sauront faire preuve de l’engagement nécessaire pour relever ce défi historique », a-t-il conclu.

La Rédaction

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