Consultante en marketing digital, promotrice du cabinet Digit’Art Consulting, Directrice de la filière marketing digital à l’IAM, Digital Manager à Oxy Conseil, et titulaire d’un master en marketing digital et communication créative et d’un MBA en web marketing et projet digital, Sandra Wethé est une férue du digital. Cette passion pour le numérique l’a conduite à lancer le Forum du digital (FDD). Cette année, cet évènement qui s’impose de plus en plus comme une référence dans l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique, se tient les 27 et 28 mars 2026, à la Salle des conférences de Ouaga 2000, sous le thème : « Banking 3.0 : innovations digitales monétiques/révolution des actifs numériques ». A quelques jours de ce rendez-vous majeur des acteurs du numérique, C’Finance a tendu son micro à la promotrice. Dans cette interview, réalisée le 21 mars 2026, à Ouagadougou, Sandra Wethé revient sur les raisons qui l’ont motivée à initier ce Forum, le contenu et les innovations de cette 3e édition, ainsi que les avantages des solutions financières digitales pour les populations.

C’Finance (C.F) : D'où vous est venue l'idée de créer un Forum du digital ? Quels sont les objectifs de ce Forum ? 

Sandra Wethé (S.W) :  Le Forum du Digital m'est venu quand j'étais étudiante. A l’époque, j'ai eu la chance de participer au Salon du numérique au Sénégal en 2016, présidé par l'ancien président Maky Sall, qui était très ouvert. Il nous a vraiment permis d'échanger avec lui sur tout ce qui était numérique.

Cela a été un déclic pour un moi. La participation à ce Salon m'a beaucoup apporté en termes de richesse, de nouvelles compétences, de connaissances, de réseautage et de rencontres. J'ai quand même pu côtoyer des ministres sénégalais, des grands noms comme le chanteur Youssou Ndour, qui était la tête d'affiche ce jour-là. Et à partir de là, il y a cette graine entrepreneuriale qui a commencé à germer en moi. Et, c'est ce qui m'a poussée à aller me spécialiser en France.

Pendant mes années universitaires, je me suis donc posé cette question que la directrice de notre école avait posé à tous mes camarades en première année : quel est le type de manager, quelle est la personne que vous voulez être dans cinq ans. Et moi, j'étais déjà dans l’optique d'être une personne qui inspire, qui est un modèle surtout pour la jeunesse et même pour mes futurs confrères. Il fallait donc construire cette image, consolider ma vision pour atteindre mon objectif.

Je me suis demandé aussi, quelle est la plus-value que je vais pouvoir laisser à l’Afrique, notamment au Burkina Faso, le pays qui m'a accueillie très petite, qui m'a vu grandir. C'est dans ce sens que je me suis dit qu’il fallait impacter en plantant une graine qui va pouvoir pousser, grandir et puis donner des fruits assez importants pour le développement du Burkina.

C'est de là qu’est venu le déclic de créer un Forum, comme le Salon du numérique au Sénégal, qui permet à toutes les grandes personnalités, à tous les grands décideurs d'être présents et de pouvoir discuter sur une thématique bien précise et en tirer des solutions concrètes.

C.F : Après les 1ère et 2e éditions, on est à la 3e édition du Forum. Peut-on dire que la mayonnaise a bien pris ?

S.W :  Il y a toujours des défis à relever, car chaque édition a quand même son lot de risques et de challenges. En n'étant pas sur place à la première édition, le challenge était de pouvoir regrouper le maximum de personnes qui vont croire à mon projet, nous accompagner, et même seulement m'écouter. C’était dur de faire du relationnel à distance, puisque je n'étais pas rentrée définitivement de mes études.

Par contre, à la 2e édition, on a un peu vu les différents couacs de la première, les retours des aînés sur comment pouvoir reformuler le Forum. On a centré et axé cette deuxième édition sur l'impact de la femme digitale qui était en symbiose avec les résultats, le bilan chiffré de la première édition. Et on a quadruplé tous nos objectifs.

La promotrice de Forum du Digital, Sandra Wethé : « L’objectif est de permettre au grand public de monter en compétences, surtout en compétences techniques, de voir que les solutions digitales comportent des avantages, car, le plus souvent, quand on parle de mobile banking, les gens voient les fraudes, les tentatives d'arnaques, etc. ».

 

Cela a beaucoup impacté sur l'échelle de la 3e édition, car on a quand même des aînés qui nous ont accompagnés, des mentors qui sont avec nous depuis la 1ère édition. On se devait de monter encore plus d'un cran, d'où cette troisième édition, qui est un peu plus structurée que les deux premières éditions !

C.F : Cette année, le Forum du digital se tient les 27 et 28 mars 2026, à la Salle des conférences de Ouaga 2000, sous le thème : « Banking 3.0 : innovations digitales monétiques/révolution des actifs numériques ». Pourquoi le choix d’axer les réflexions sur cette thématique ?

S.W : Chaque année, nous sommes sur une thématique bien précise. Et avec l'afflux de nouvelles solutions financières que les banques mettent en place, et surtout la venue des FinTech, nous nous rendons compte qu'il y a énormément de rouages dans ce secteur que même les institutions bancaires, peut-être, ne maîtrisent pas forcément.

Et nous, en tant qu'experts dans le digital, nous aimerions mieux comprendre leurs produits pour leur proposer des solutions encore plus adéquates et adaptées, surtout à la population burkinabè voire africaine.  À partir de la deuxième édition, nous avons commencé à faire intervenir des startups de pays étrangers.

Cette année, le Sénégal est le pays invité d'honneur, avec Cauri Money, qui est une FinTech sénégalaise, mais adressée à la cible diaspora. Ses promoteurs ont vraiment étudié et analysé cette cible et ils ont mis en place une solution pour faciliter les transferts d'argent de la diaspora.

Dans cette lancée, au Burkina Faso, on commence à avoir l’arrivée de plusieurs FinTech, des banques qui commencent à digitaliser énormément leurs solutions, avec de plus en plus des applications bancaires ! Au regard de cette évolution, nous avons décidé de porter le regard sur ce secteur bancaire.

C.F : Quels sont les défis liés au banking 3.0 au Burkina Faso ?

S.W : Je vais beaucoup plus m'atteler au Burkina et faire un comparatif avec le Sénégal. Au Burkina, il faut noter que l'utilisation, même seulement de la carte bancaire physique, était très rare ! Mais aujourd'hui, beaucoup de shops, de magasins, de supermarchés commencent à comprendre l'importance d'avoir par exemple un TPE bancaire.

Pour l’étudiante qui venait de rentrer de France, je n'avais plus la notion de marcher avec un portemonnaie physique, car j'avais ma carte bancaire dans mon téléphone, mon wallet bancaire. Et quand j'arrivais dans un supermarché et je demande toujours à la caisse, si je peux payer par carte, on me répondait par la négative. C'était vraiment une information nouvelle, surtout avec une carte dans le téléphone ! En comparaison au Sénégal, avec même la venue de Wave, en tant qu'étudiants, nous avions déjà à l'époque des cartes digitales ! Et le boutiquier du quartier avait un QR Code qu’on scannait nos achats !

Panels, ateliers, masterclass, exposition, réseautage vont rythmer les 48 heures du FDD 2026.

 

Aujourd’hui, au Burkina, ces choses sont en train de venir. Il y a beaucoup plus de points de GAB dans des alimentations, des supermarchés, pour retirer de l'argent, car ils n'ont pas encore la notion des TPE. Les supermarchés commencent à beaucoup plus faire intervenir les paiements mobiles. Et je pense que d'ici peu, ils vont commencer à prendre les TPE plus simple à l'utilisation, pour faciliter les transactions.

C.F : Outre le thème central, quels sont les sous-thèmes qui seront au centre de ces deux jours de réflexion et d’échanges ?

S.W : Il y aura plein de sous-thèmes et surtout avec des panelistes de pointe. Déjà, pour le premier jour, on va beaucoup être sur un format d'atelier. On va beaucoup être dans la formation avec un changement de cadre. On aura un sous-thème sur comment appréhender les nouvelles solutions digitales de paiement, avec par notre startup invitée d'honneur. Il y aura aussi la partie investissement en bourse pour que les gens comprennent comment investir en bourse, ce qu’est même le marché boursier.

Il y aura aussi des sous-thèmes comme les enjeux monétiques, l’accès au mobile money dans les zones défavorisées avec la venue des FinTech et même comment une institution bancaire peut se positionner dans ces zones-là. Il y aura même tout ce qui est crypto-monnaie, tokenisation, micro-investissement. Aujourd'hui, quand on parle de crypto, les gens voient beaucoup plus de vols, les arnaques. Pourtant, il y a des gens qui y ont investi ! Et le but, pour nous, à travers cette thématique, c'est vraiment faire ressortir les avantages vraiment de chaque point dans le secteur financier et bancaire.

C.F : Outre les panels, y aura-t-il d’autres activités durant ces 48 heures ?

S.W : Oui, il y a la partie exposition stand, réseautage pendant la visite des stands. Il y a aussi une partie cocktail qu’il est intéressant de préciser. Voilà donc un tout petit peu les différentes activités qu'il y aura pendant ces deux jours.

C.F : A quel public s’adresse ce forum ? Et quelles sont les conditions de participation ?

S.W : Le grand public !  La plupart du temps, quand on parle de banque, les gens disent « Ah, mais c'est que pour les banquiers. » Je dis non, car nous sommes tous acteurs du secteur, nous utilisons ces solutions-là. Il est donc important de venir quand même marquer le coup et comprendre comment les choses fonctionnent. Nous attendons encore plus la jeunesse, car il y a même une thématique, un panel adressé à cette cible. Nous avons eu cette discussion avec le conseiller technique du ministre de l'Éducation sur la solution Faso Campus, qui est une solution de paiement de FONER.

La promotrice du cabinet Digit’Art, Sandra Wethé : « Il faut montrer qu'il y a des femmes qui sont très assises, compétentes, et qui savent ce qu'elles veulent. Et seulement, la culture ou l'environnement social fait que la femme est toujours en retrait ».

 

Mais les étudiants ne sont pas du tout d'accord avec cette solution, parce qu'ils préfèrent toucher le cash. C'est donc une grosse problématique aujourd'hui, pour avoir été dans des pays où quand on demande des aides, ou quand on souscrit à un FONER et tout, on ne nous remettait pas l'argent en cash, car il y avait une application par où l’argent transite. Pour ce qui est des conditions de participations, tout est gratuit. Nous sommes dans un forum où nous voulons donner la possibilité à chacun, entrepreneur, porteur de projets, étudiant, de pouvoir se réunir sans problème !

C.F : Même pour les exposants, c’est gratuit ?

S.W : Par contre, pour les exposants, les stands sont payants mais tout est déjà pris. lI y a les stands confort à 75 000 francs, les stands premium à 150 000, où vraiment on fournit tout jusqu’à une communication sur l'entreprise qui a pris le stand.

C.F : En dehors du public, quelles sont les autorités, les experts, les intervenants attendus à ce Forum ?

S.W : En termes d'autorité étatique, je ne peux pas faire un forum du digital sans notre ministère de tutelle. Automatiquement, la ministre de la Transition digitale Dr Aminata Zerbo est notre marraine ! Elle est très contente et fière de cette initiative depuis deux, trois ans et elle nous soutient. Je remercie le Premier ministre, notre premier parrain, qui nous a reçus en moins de sept jours. Et aujourd'hui, dès qu'il a vu le courrier, il a été favorable à nous accompagner, même en termes de conseils stratégiques, de recommandations, de contacts. Je tiens à vraiment remercier ces deux personnalités.

Nous avons aussi a aussi le ministre de l'Enseignement supérieur, le professeur Adjima Thiombiano, qui a aussi été d'un très grand soutien, qui nous a tout de suite ouvert ses portes depuis l'année dernière. Et cette année encore, nous travaillons avec le ministère de l'Enseignement supérieur. Comme je l'ai dit, ce n'est pas seulement un forum où on échange lors des panels, mais il y a beaucoup de formations, car le but, pour moi, en tant qu'enseignante, est que tout le monde puisse sortir grandi avec plus de nouvelles compétences techniques.

Pour les panelistes et intervenants, nous avons beaucoup de directeurs généraux que je remercie. Nous avons aussi le coordonnateur du projet de la Banque mondiale PAIF, monsieur Yacinthe Kaboré. Ce sont vraiment des têtes d'affiche dans le secteur financier, bancaire qui vont intervenir. Il y a aussi des experts qui vont venir de l'extérieur, notamment les promoteurs de la solution Cauri Money du Sénégal, qui est notre invitée spéciale cette année. Ils nous feront part de leurs connaissances, et par rapport aux nouvelles solutions, même les différentes synergies de collaboration que l'on puisse avoir entre le Burkina Faso et le Sénégal.

C.F : Pourquoi le choix de cette startup comme invitée spéciale ?

S.W : C’est une opportunité de voir comment ils ont pu s'implémenter, surtout sur leur cible diaspora. Je les suis depuis le lancement. Ils ont fait énormément de choses, participé à pas mal de salons, de forums. Ils ont beaucoup été présents sur les différents territoires de la diaspora. Et ce sont des jeunes qui ont su se créer un nom et qui sont en train de développer leurs solutions de manière exponentielle sur cet environnement. Pour nous, c'était un choix très regardé depuis longtemps. C'est aussi l’occasion pour qu'ils puissent comprendre et voir les différentes opportunités qu’il y a au Burkina Faso.

C.F : Le Burkina Faso présente une forte pénétration du mobile money avec 20,9 millions de comptes de monnaie électronique, beaucoup plus que le taux de pénétration bancaire. Alors, comment ce forum peut-il contribuer à renforcer la digitalisation bancaire ?

S.W : L’objectif est de permettre au grand public de monter en compétences, surtout en compétences techniques. Il s’agit de permettre aux participants de voir que les solutions digitales comportent des avantages, car, le plus souvent, quand on parle de mobile banking 3.0, les gens voient les fraudes, les tentatives d'arnaques, etc. Il faudrait, qu’au-delà des clichés, ils puissent comprendre comment ces solutions fonctionnent. A travers ce Forum, et les experts qui viendront débattre des sous-thèmes, ils pourront effectivement faire ressortir toutes ces incompréhensions afin que les différents participants comprennent mieux ce qu'ils ne maîtrisaient peut-être pas, comment on utilise son compte, telle ou telle application, etc. La résistance aux nouvelles technologies est souvent culturelle, sociologique. Il faut donc briser les barrières, car quand l'état d'esprit est ouvert, tout peut être adopté rapidement.  

C.F : Le programme de cette 3e édition du FDD intègre la participation des autorités coutumières. Comment faites-vous la conjonction entre innovation digitale et tradition culturelle africaine ?

S.W : Nous avons eu un entretien avec sa majesté Naba Kango, qui est très assis en termes de connaissances, je dirais, dans presque tous les secteurs. Grâce à lui, nous avons pu nous rendre compte que la culture rentre dans tous les secteurs d'activité en Afrique. Car, dès lors qu'on arrive à intégrer tout ce qui est culturel, traditionnel, et à faire la différence entre ce que nous avons reçu comme connaissances extérieures et celles endogènes, nous allons pouvoir adopter ces connaissances nouvelles, et les adapter à notre environnement culturel. Nous sommes sortis de cet entretien avec a Majesté très instruits ! C'est pourquoi, nous avons décidé de l'intégrer dans un panel.

C.F : Tout comme l’édition précédente, cette année le forum intègre encore la dimension féminine, avec un atelier sur le positionnement de la femme dans le secteur bancaire. Pourquoi ce choix d’insister sur le volet féminisation du métier de banquier ?

S.W : Souvent, le secteur bancaire est vu comme un secteur d'hommes. Je ne suis pas féministe, mais j'aime que la femme ait une place pour s’exprimer ! C’est est très important, et c'est une valeur que je prône. Il faut montrer qu'il y a des femmes qui sont très assises, compétentes, et qui savent ce qu'elles veulent. Et seulement, la culture ou l'environnement social fait que la femme est toujours en retrait. Et personnellement, en tant que femme entrepreneure mère, je souhaite vraiment à toutes les femmes de pouvoir prendre un micro, et d'exprimer ce qu'elles pensent réellement.

C.F : Il y aura donc des femmes du secteur bancaire qui vont intervenir ?

S.W : Oui, dans le panel 3, il y aura des femmes ; on a un atelier spécialement sur le leadership féminin.

C.F : Comparativement aux deux éditions précédentes, quelle sera la particularité de FDD 2026 ?

S.W : Déjà, le format a totalement changé. L'année dernière, la première journée était le lancement officiel avec les officiels. On s’est rendu compte que le Forum tombait en semaine, la partie networking réseautage les cadres se faisaient mais sans vraiment la cible cadres dirigeants, car il y avait d’autres occupations, agendas. C’est compte tenu de tout cela que nous avons mis la partie networking en soirée, en cocktail d'ouverture. C'est plutôt une rencontre plus live, plus soft, avec beaucoup d'échanges assez sympas. Et le lendemain, maintenant, c'est le lancement officiel, le mix panels, ateliers, masterclass.

C.F : Peut-on avoir une idée du profil des exposants ?

S.W : Oui, bien sûr. Nous avons énormément d'institutions bancaires qui vont exposer. Il y a par exemple Coris Bourse, Coris Bank, Atome Pharma… qui font partie de nos sponsors. Il y a aussi des start-ups, des FinTech qui vont exposer.

C.F : Vous projetez d'étendre l’événement aux autres pays de l'AES (Mali, Niger), puis vers le Kenya ou le Soudan. Comment se fera cette évolution-extension et sur quels critères allez-vous choisir les prochains pays hôte ?

S.W : La quatrième édition va porter sur la digitalisation du secteur minier. Et la cinquième édition, on est encore en réflexion, mais elle pourrait porter sur le secteur de la santé ou de l'aviation. Et à partir de la 5e édition, nous allons commencer à étendre la 6e édition à d’autres pays. Nous voulons donc consolider les cinq premières éditions au Burkina Faso, avant de nous tourner maintenant au niveau des différents pays de la sous-région.

La consultante en marketing digital, Sandra Wethé : « Il y a déjà de l’intérêt, de l’engouement, et même de la bousculade pour les inscriptions en ligne. Certains appellent pour être volontaires dans l’organisation. Je reçois énormément de messages. Tout cela dénote de la crédibilité, de la confiance que les gens accordent à notre initiative ».

 

Le Kenya, le Soudan, sont des pays qui ne parlent pas beaucoup, mais qui ont beaucoup de potentiel. Et je pense que le simple fait d'avoir pu voyager vers ces pays, d'avoir pu découvrir, rencontrer des personnes, on se rend compte qu'il y a énormément d'opportunités dont on peut tirer profit. Et l'esprit anglais est très différent de l'esprit français. Les anglophones sont très smart et ils saisissent les opportunités automatiquement. Ce sont autant des critères qui ont beaucoup guidé mon choix sur ces pays, y compris l'Afrique du Sud.

C.F : Quelle suite sera-t-il donnée aux conclusions de ce Forum ?

S.W : Chaque année, nous faisons un bilan, que nous présentons à tous nos sponsors et partenaires. Ce qui nous a permis d’avoir plus de motivation pour organiser cette troisième édition, c'est que le bilan de la deuxième édition a été très excellent. Nous avons quadruplé nos chiffres. On est passé d'approximativement de 71% d'hommes et 21% de femmes, à la première édition, à 49% de femmes et 51% d'hommes pour la deuxième édition. Nous avons donc pu capter, rehausser et équilibrer nos chiffres lors de cette deuxième édition.

Je pense que faire un bilan événementiel est très important. Il nous permet de mieux nous améliorer. Après les questionnaires envoyés aux mentors, aux entreprises et tout, nous avons pu innover et changer même le format des rencontres. On est très regardant sur les chiffres et surtout très regardant sur la satisfaction, et à l'écoute des suggestions et conseils stratégiques de nos ainés. Le document bilan contient des recommandations, que nous transmettons à notre ministère de tutelle, à notre mentor, au Président de la COGEF (l’ancien Patronat).

A leur tour, ils font monter ces conclusions un peu plus haut ! Il y a quand même un point d’attention spécial à notre initiative, et des résolutions ont été prises un peu plus haut pour nous soutenir, nous faciliter la mise en œuvre de cette 3e édition !

C.F : A quelques jours de ce rendez-vous majeur du digital, avez-vous un message à l’endroit des partenaires, des entreprises, du grand public ?

S.W : Je tiens d’abord à remercier les premières personnes qui ont cru en nous, qui nous ont mentorés ! Je pense à Dr Monhamed Comparé qui est mon mentor depuis mon arrivée au Burkina Faso, qui m’a vraiment motivée à me lancer. Je tiens particulièrement à le remercier, car très peu de gens tiennent la main à une personne qu’ils viennent de rencontrer ! Je tiens à remercier tous nos sponsors, surtout depuis la première édition.

Je remercie tous nos sponsors et partenaires de cette 3e édition. Nous avons Coris Bourse comme partenaire officiel de la soirée cocktail. Merci à tous mes partenaires médias, institutionnels, à Atome Pharma qui est une entreprise basée à Dubaï. Tout cela montre qu’il y a de la matière, de quoi ne pas se faire compter l’évènement. Il y a déjà de l’intérêt, de l’engouement, et même de la bousculade pour les inscriptions en ligne. Certains appellent pour être volontaires dans l’organisation. Je reçois énormément de messages.

Tout cela dénote de la crédibilité, de la confiance que les gens accordent à notre initiative. Et nous comptons grandir encore pour leur offrir un évènement à la hauteur de leurs attentes. Nous invitons donc le public à répondre présent à cette 3e édition. L’évènement sera en présentiel et en ligne, à travers une retransmission streaming !

Interview réalisée par la

Rédaction de C’Finance

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