Le Recensement Général des Entreprises (RGE) réalisé par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) en 2024 offre une cartographie des entreprises formelles et informelles burkinabè. Sur 389 172 unités économiques recensées, 80,4% sont du secteur tertiaire, 19,3% du secteur secondaire, 3,5% sont formelles tandis que 96,5% évoluent dans le secteur informel, 69,7% sont dirigées par des hommes, 46,8% concentrées dans la région du Kadiogo contre 18% dans le Guiriko.
L’économie burkinabè reste dominée par le secteur du commerce. En effet, selon le Recensement Général des Entreprises (RGE) réalisé par l’Institut national de la statistique et de la démographie (INSD) en 2024, sur 389 172 unités économiques recensées, 205 098, soit 52,7% évoluent dans le commerce, contre 69 750, soit 17,9%, exerçant dans des activités de fabrication, 52 277, correspondant à 13,4%, dans l’hébergement et la restauration, 32 226, (8,3%) dans d’autres activités de services, 8 227 (2,1%) dans des activités financières et d'assurance. 4 697 entreprises, soit 1,2 %, évoluent dans des activités de services de soutien et de bureau, 3 931 (1%) dans la construction, 1 092 (0,3%) dans l’agriculture, sylviculture et pêche. L’étude indique que 177 566 entreprises sont artisanales, soit 45,6% de l’ensemble des unités économiques, contre 54,4% non artisanales.
La répartition géographique des unités économiques montre que 182 195, soit 46,8%, sont concentrées dans la région du Kadiogo, 70 068, soit 18%, dans le Guiriko, 24 921 (6,4%) dans le Nando, 18 523 (4,8 %) dans le Nakambé, 15 076 (3,9%) dans le Yaadga. 41%, soit 160 760 unités économiques, sont implantées dans la capitale politique Ouagadougou, contre 14,4 %, soit 56 080 unités, dans la capitale économique qu’est Bobo-Dioulasso. La ville de Koudougou vient en troisième position avec 12 097 entreprises, soit 3,1%. Les autres villes abritent 94 385 unités correspondant à 24,3%. Quant aux zones rurales, elles comptent 65 850 unités économiques, soit 16,9%.
30,3% des entreprises dirigées par des femmes
Pour ce sui est de l’âge des entreprises, plus de 75% des 389 172 unités économiques recensées ont moins de 15 ans. 194 940, soit 50,1% ont moins de 5 ans, 65 034 (16,7%) sont âgées de 5 à 9 ans, 32 263 (8,3%) ont 10-14 ans, 3,3% ont 20 ans et plus, avec 269 entreprises, soit 0,1%, ayant 45 ans et plus. Les résultats du RGE montrent également le capital social des entreprises est essentiellement national, à hauteur de 91%, tandis que la proportion de capital étranger s'établit à 8,9%. La part du secteur privé national dans le capital des entreprises représente 81,3% de l'ensemble, contre 9,7% pour le secteur public national.
La répartition des entreprises selon le sexe du dirigeant laisse entrevoir que « le milieu entrepreneurial est fortement dominé par des promoteurs de sexe masculin, avec 69,7% des établissements dirigés par des hommes, contre 30,3% par des femmes ». « L’écart est particulièrement marqué dans la construction où 97,5% des établissements sont dirigés par des hommes contre 2,5% par des femmes et dans l’agriculture où 91,2% des établissements sont dirigés par des hommes contre 8,8% par des femmes. À l’opposé, le secteur des services (60,3% dirigés par des hommes contre 39,7% par des femmes) et l’industrie (65,0% contre 35,0%) enregistrent une présence féminine relativement significative. Dans le commerce, les femmes représentent 24,5% des promoteurs », précise l’INSD.
90,6% des entreprises burkinabè sont des micro-entreprises
L’analyse de la nationalité des dirigeants des entreprises, quant à elle indique que sur 385 817 entreprises, 378 113, soit 98%, sont dirigées par des Burkinabè, 1 316 (0,3%) par des Togolais, 860 (0,2%) par les Nigérians, 397 (0,1%) par des Béninois, 311 (0,1%) par des Ivoiriens, 289 (0,1%) par des Nigériens et 260 (0,1%) par des par des Maliens.
La distribution des entreprises selon le niveau d'instruction des dirigeants révèle que 38,1% des entreprises ont des promoteurs/dirigeants n’ayant aucun niveau d’instruction, contre 25,1% avec un niveau primaire, 16,0% avec un niveau post-primaire et 13,6% ayant un niveau secondaire, 6,3% pour les entreprises dont les chefs ont un niveau d’instruction supérieur. En ce qui concerne la répartition des entreprises selon leur forme juridique, sur 385 817 entreprises, 377 592, soit 98%, sont des entreprise individuelle (pers. physique), 6 970 (1,8%) des Société à Responsabilité limitée (SARL), 614 (0,2%) des Sociétés anonymes (SA).
L’une des constantes de l’économie burkinabè est qu’elle est dominée par des entreprises de petite taille. En effet, il est ressorti de l’enquête de l’INSD que 90,6% des entreprises recensées sont des micro-entreprises c’est-à-dire réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur ou égal à 15 millions de FCFA. Tandis que 0,3% des entreprises sont de grande taille, avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à 1 milliard de F CFA. Les entreprises de taille moyenne représentent 3,1%.
La Rédaction





