Ouagadougou accueille depuis le vendredi 5 décembre 2025 la toute première édition du Salon des Marques du Burkina, un rendez-vous inédit pensé pour faire rayonner le savoir-faire national et affirmer la place des marques burkinabè dans l’économie.
Dans la dynamique où la production locale cherche encore à s’imposer face à une concurrence extérieure massive, la promotrice du salon, Anne Paré, responsable de Nobel Digicom, a rappelé l’ambition qui porte cette initiative. La voix légèrement affaiblie mais la conviction intacte, elle a expliqué que ce salon est né d’un constat simple : les Burkinabè innovent, créent, entreprennent, mais manquent souvent de visibilité et d’accompagnement. « Il s’agit de mettre en lumière nos marques, de leur offrir un espace stratégique pour se faire connaître, se formaliser et mieux se positionner », a-t-elle confié devant un public constitué de créateurs, d’institutions et de partenaires techniques.
Près d’une cinquantaine d’entreprises prennent part à cette édition. Elles exposent leurs produits, échangent avec les visiteurs et participent à des panels axés sur la digitalisation, la formalisation et les mécanismes d’accompagnement. Le village des marques, cœur du salon, propose une immersion dans la diversité des initiatives locales, allant de l’agroalimentaire au textile, en passant par les technologies et l’artisanat.
La représentante de la ministre en charge de la Transition Digitale et marraine de l’événement, Élise Kaba, a salué « l’audace et la persévérance » d’Anne Paré, soulignant que cette initiative s’inscrit dans un enjeu national majeur : renforcer le patriotisme économique.
La nuit des marques
Pour elle, les marques burkinabè constituent bien plus que des produits ; elles sont l’expression d’une identité collective et les fondations d’une souveraineté économique durable. « Choisir la production locale, c’est poser les jalons d’un Burkina fort et autonome », a-t-elle déclaré, exhortant les participants à soutenir les entrepreneurs nationaux.
Au-delà des stands, la promotrice a annoncé la tenue d’une Nuit des Marques le dernier jour du salon. Cette cérémonie distinguera les entreprises, institutions et structures administratives qui œuvrent activement au développement du Made in Burkina. La présence de plusieurs autorités, partenaires institutionnels et acteurs économiques témoigne de l’intérêt croissant pour la valorisation des marques locales, un défi qui dépasse les frontières du secteur privé.
Durant trois jours, les visiteurs pourront ainsi découvrir des marques émergentes, échanger avec des experts, participer aux panels et s’imprégner de l’énergie créative qui anime l’entrepreneuriat burkinabè. Les organisateurs assurent que toutes les dispositions ont été prises pour faire de cette première édition un succès, avec l’espoir d’en faire un rendez-vous annuel incontournable.
En lançant ce salon, Anne Paré et son équipe entendent contribuer à bâtir un écosystème solide, où les marques burkinabè ne se contentent plus d’exister, mais brillent, inspirent et conquièrent leur place sur la scène nationale et internationale. « Ensemble, valorisons le Made in Burkina. Ensemble, construisons notre souveraineté économique », a conclu Élise Kaba.
La Rédaction







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