Après quatre jours de travaux soutenus à la Salle des conférences de Ouaga 2000, la 16e Assemblée générale annuelle de la Fédération interafricaine des assureurs conseils (FIAC) s’est achevée le vendredi 12 juin 2026 sur une dynamique de renouveau institutionnel. Placée sous le thème : « Inclusion financière en Afrique : rôle du courtage d’assurances dans l’élargissement de l’accès et l’amélioration du taux de pénétration », cette rencontre continentale a réuni plus de 200 délégués issus des marchés de la zone CIMA ainsi que de la Guinée, membre associé de la FIAC. Elle a constitué un cadre d’échanges stratégiques autour des défis structurels du sous-secteur, notamment la faible pénétration de l’assurance et la nécessité de renforcer les mécanismes de proximité avec les assurés.

La « plus belle assemblée » de la Fédération Interafricaine des Assureurs Conseils (FIAC) a pris fin le vendredi 12 juin 2026 dans la capitale burkinabè sur une note de satisfaction et une nouvelle dynamique impulsée par l’élection d’un nouveau bureau.

La Camerounaise Léopoldine Fondop Ngoula, nouvelle présidente de la FIAC a salué la qualité des échanges de Ouagadougou, avec l’engagement d’œuvrer à la mise en œuvre effective des résolutions de ces 16ème assises des courtiers d’assurance de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).

La nouvelle présidente de la FIAC, Léopoldine Fondop Ngoula, s'est montrée pleinement engagée à redynamiser la faitière.

 

Soulignant les défis structurels du secteur des assurances en général dont le marché représente en moyenne seulement 1 % du PIB de la zone et du sous-secteur du courtage en particulier, confronté à des challenges structurels, voire existentiels, Mme Fondop Ngoula a rappelé la réalité des millions de ménages, d’agriculteurs et des très petites entreprises qui demeurent exposés à des risques sans aucune protection. « Ce n’est pas une statistique, c’est une réalité humaine et économique que nous avons le devoir de changer », a-t-elle soutenu. Les assureurs-conseils ont un rôle éminent pour changer cette donne, dans la mesure où « le courtier n’est pas un acteur parmi d’autres dans l’écosystème assurantiel mais acteur de proximité, irremplaçable, le conseiller de confiance ».

Celle qui préside désormais aux destinées de la FIAC mise sur la proximité. « Le nouveau bureau de la FIAC ne sera pas une administration distante. Il sera à vos côtés pour aider vos associations nationales à monter en compétence, à plaider auprès des régulateurs et à accéder aux outils du monde moderne pour être plus forts », a-t-elle annoncé.

Consciente de l’absolue nécessité de redynamiser le sous-secteur du courtage, Léopoldine Fondop Ngoula ne manque cependant pas de motivation. « Nous allons tellement travailler et nous espérons qu’à la prochaine assemblée, nous aurons déjà des résultats probants de la première année de notre mandat », a-t-elle ajouté.

Forte de 35 années d’expérience dans le secteur, la nouvelle présidente pourra compter sur d’autres figures majeures du secteur, notamment, de Samaké Bakamoko de la Côte d’Ivoire, en qualité de premier vice-président, et de Désiré Guo du Gabon, le deuxième vice-président, aux côtés de représentants issus du Burkina Faso, du Mali, du Bénin, du Cameroun et du Sénégal.

En plus du renouvellement des instances de gouvernance, les travaux de Ouagadougou ont abouti sur des résolutions structurantes présentées par le délégué du Cameroun, Francioli Awatio. A ce titre, la formation des membres a été consacrée comme levier stratégique de renforcement des capacités.

Les participants ont également insisté sur la conformité réglementaire, considérée comme un facteur de crédibilité pour la profession. Une autre résolution stipule que « la réglementation ne doit pas être une entrave pour les courtiers, mais plutôt un élément contribuant à une meilleure image de notre profession ».

La 16ème AG de la FIAC a réuni plus de 200 délégués dans la capitale burkinabè à l'invitation de l'APCAB.

 

Dans la même veine, les délégués ont adopté la réforme du modèle de financement de la FIAC, « la cotisation par marché sera désormais mixte, avec une cotisation par cabinet d’un montant de 50 000 francs CFA destinée à alimenter les comptes de la FIAC » avec des mécanismes complémentaires au bénéfice des associations nationales.

En outre, l’assemblée a mandaté le bureau exécutif de transmettre à la CIMA des propositions relatives à la révision du Livre III, notamment sur la forme des sociétés de courtage et les exigences en capital social.

Par ailleurs, les 72 H de travaux ont mis en évidence les progrès réalisés en 2025 en matière de structuration de la profession du courtage d’assurance, mais également les contraintes persistantes qui limitent encore la croissance du secteur ; les participants clairement exprimé leurs attentes vis-à-vis de la FIAC, notamment en matière de coordination, de plaidoyer institutionnel et de renforcement des capacités.

À l’issue des travaux, le Togo a officiellement présenté sa candidature pour accueillir la 17e Assemblée générale en 2027, tandis que le Cameroun s’est positionné pour l’édition 2028.

Micheline OUEDRAOGO

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