Face au différend commercial qui l'oppose à un client et qui est pendant en justice, la Direction générale de Fidelis Finance Burkina Faso a tenu à rassurer le marché financier régional sur ses capacités à remplir l’ensemble de ses engagements financiers. Le communiqué publié le 18 février 2026 entre dans le cadre de l’obligation de transparence qui incombe aux acteurs du marché financier régional.
Fidelis Finance demeure pleinement engagé pour agir en tout temps en conformité avec le cadre réglementaire applicable aux établissements de crédit de l’UMOA. Cette déclaration contenue dans un communiqué de l’établissement financier en date du 18 février 2026 vise à rassurer les clients et partenaires de Fidelis Finance Burkina Faso ainsi que le marché financier régional en lien avec une procédure judiciaire en cours devant les juridictions ivoiriennes. Cela, dans la mesure où la transparence financière constitue un impératif de gouvernance et de crédibilité boursière et que les risques juridiques peuvent constituer un signal stratégique pour les investisseurs.
L’institution précise que la procédure judiciaire n’a aucun impact sur la continuité de son exploitation, ni n’affecte sa situation financière ni ses ratios prudentiels, encore moins qu’elle n’altère en aucune manière sa capacité à honorer l’ensemble de ses engagements financiers.
En portant à la connaissance du marché l’existence du contentieux en cours, Fidelis Finance Burkina Faso s’inscrit dans une logique de conformité aux exigences d’information continue applicables aux sociétés cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) ou intervenant sur le marché financier régional.
Selon le communiqué de l’établissement de crédit, la procédure judiciaire découle d’un différend commercial intervenu dans le cadre normal d’opérations de financement garanties. Selon l’établissement financier, le différend est né après qu’il a engagé des mesures de recouvrement dans le cadre de la gestion de ses créances garanties.
Le client concerné a saisi les juridictions pénales ivoiriennes pour tenter de paralyser les procédures de recouvrement initiées à son encontre par Fidelis Finance, indique le communiqué. Une ordonnance de renvoi partiel devant le Tribunal correctionnel d’Abidjan a été rendue le 15 janvier 2026 et cette décision a fait l’objet d’un appel par Fidelis Finance et les dirigeants concernés. L’institution souligne qu’aucune condamnation, ni sanction financière n’a été prononcée à son encontre et que les mesures idoines ont été prises en vue de lui assurer une meilleure défense.
À ce stade, la procédure demeure pendante devant la juridiction d’appel compétente sans qu’aucun élément d’information supplémentaire ne soit disponible, notamment quant au calendrier prévisionnel et aux implications financières potentielles du litige.
Estelle KONKOBO






