Les travaux de construction de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso ont été lancés ce mardi 16 décembre 2025, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Pour la réalisation de cette infrastructure moderne et écologique en 2 fois 4 voies (2X4), financée par le budget de l’Etat, le Chef de l'Etat a annoncé une dotation budgétaire d’au moins 200 milliards F CFA en 2026.
La première autoroute du Burkina Faso, Ouagadougou-Bobo Dioulasso, reliant donc la capitale politique à celle économique, après plusieurs années d’attente va enfin prendre forme. Les travaux de sa construction ont été lancés ce mardi 16 décembre 2025, par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré. Cette infrastructure routière ambitieuse, moderne et écologique en 2 fois 4 voies (2X4) et longue de 333km, sera financée par des ressources propres, avec l’Initiative présidentielle Faso Mêbo comme maître d’ouvrage. Pour le budget de l’Etat 2026, une ligne budgétaire lui sera dédiée. « J’ai déjà dit au Ministre des finances de prévoir pour 2026, au minimum 200 milliards F CFA », a confié le Président du Faso.
A côté de ces ressources publiques à y injecter, dans la continuité de sa politique de développement endogène et participatif, il a appelé les populations des localités traversées par l’autoroute à se mobiliser pour apporter leur contribution à la réalisation du projet. Dans le cadre du Traité d’amitié et de coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, le projet de réalisation de l’autoroute Yamoussoukro-Ouagadougou a été porté par les deux Etats.
Après le lancement des travaux de construction de l'autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a annoncé un programme de réalisation d'autoroutes devant relier les chefs-lieux entre eux et à la capitale.
Si depuis 2021, les lignes ont réellement bougé du côté ivoirien, ce n’est pas le cas au Burkina Faso où sur le terrain rien de concret ne se manifestait. Sous la présidence de Roch Marc Christian Kaboré, le Burkina Faso avait annoncé lors du Conseil conjoint de gouvernement de la 9e Conférence au sommet du TAC, tenu du 24 au 27 juillet 2021, à Abidjan, que les études d’Avant-Projet Détaillé (APD) du tronçon Ouagadougou-Bobo Dioulasso, « entièrement financées par le budget de l’Etat à hauteur de 2, 7 milliards F CFA » étaient achevées.
Des autoroutes pour relier les régions
Pour le financement de sa construction, le gouvernement burkinabè d’alors avait sollicité le concours de la Chine. « Une requête pour le financement des travaux a été adressée à la République Populaire de Chine. Le Groupe Ebomaf a manifesté son intérêt pour la réalisation du tronçon Ouagadougou-Koudougou long de 110 Km », indique le rapport Conseil conjoint de gouvernement de la 9e Conférence du TAC.
Au-delà de l’autoroute Ouagadougou-Bobo Dioulasso, le capitaine Ibrahim Traoré a annoncé un vaste programme de réalisation d’autoroutes devant relier les 17 régions du pays. « L'ambition est que les chefs-lieux de région soient reliés les uns aux autres par des autoroutes (…) : de Ouagadougou vers les chefs-lieux de région et les chefs-lieux de région entre eux », a-t-il fait savoir. Et c’est dans le cadre de cet ambitieux programme que l’autoroute Yako-Koudougou, reliant la région du Yaadga à celle de Nando, va être lancée bientôt, a-t-il annoncé.
La Caisse des Dépôts et d’Investissements du Burkina Faso (CDI-BF) organise un séminaire national sur le financement du logement au Burkina Faso, les 12 et 13 mai 2025, à Ouagadougou, sous le thème : « Développer des mécanismes innovants et durables de financement des logements accessibles à tous ».
Le Burkina Faso fait face à un déficit cumulé de logements estimé à plus de 500 000 unités, avec une croissance annuelle des besoins de l'ordre de 40 000 à 50 000 unités. Conformément à sa mission bien portée par son slogan : « La CDI-BF, Soutenir l’avenir, Investir pour l’intérêt général », la Caisse des Dépôts et d’Investissements du Burkina Faso (CDI-BF), veut contribuer à apporter des réponses durables à cette épineuse question de l’accès aux logements au pays des Hommes intègres. Pour ce faire, elle organise un séminaire national sous le thème : « Développer des mécanismes innovants et durables de financement des logements accessible à tous », les 12 et 13 mai 2025, à Ouagadougou.
Convaincu que, bien plus qu’une simple question de toit, l'accès à un logement décent constitue un pilier fondamental de la santé publique, de la sécurité, de la dignité et de la cohésion sociale, mais aussi que le secteur du logement constitue un moteur essentiel de l'économie locale, créateur d'emplois et de richesses, l’ambition bien affiché de la CDI-BF est d’enclencher la réflexion et l'action pour développer des solutions pérennes à la problématique de l’habitat social, au profit de tous les Burkinabè, surtout les populations vulnérables et à faible revenu.
Le directeur général de la Caisse des Dépôts et d’Investissements du Burkina Faso, Pr Balibié Serge Auguste Bayala : « à la CDI-BF, nous croyons fermement que l’accès à un logement décent est un droit fondamental et un levier structurant du développement ».
« A la CDI-BF, nous croyons fermement que l’accès à un logement décent est un droit fondamental et un levier structurant du développement. C’est pourquoi cette thématique figure parmi nos priorités d’investissement », a confié son directeur général, Pr Balibié Serge Auguste Bayala. Et ce séminaire national, a-t-il ajouté, se veut une tribune historique pour rassembler, réfléchir, et surtout agir, un espace de dialogue structuré entre acteurs publics, privés, communautaires et partenaires techniques afin de co-construire des solutions de financement innovantes, inclusives et durables.
Décloisonner les sources de financement publiques et privées
L’objectif est de réengager collectivement toutes les parties prenantes pour un logement pour tous, d’identifier des modèles de financement pérennes, de bâtir des partenariats publics-privés ambitieux et inclusifs, et de mutualiser les expériences entre pays et institutions sœurs de la sous-région, a précisé Pr Bayala. Selon le ministre de l’Economie et de Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, c'est dans cet esprit de responsabilité partagée que s'inscrit la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, qui nous rappelle que le logement pour tous n'est pas un luxe, mais une nécessité, car c'est là que commence la dignité humaine. Pour matérialiser cette vision, il importe de bâtir un modèle enraciné, viable et inclusif, aux antipodes des solutions importées, inappropriées pour répondre aux réalités locales, a-t-il souligné.
Pour le ministre de l’Economie et de Finances, Dr Aboubakar Nacanabo, les solutions durables à l’accès au logement passe, entre autres, par des stratégies de mobilisation des ressources plus ambitieuses décloisonnant les sources de financement publiques et privées, par le déploiement des instruments de garantie efficaces.
Cela passe également, a poursuivi Dr Nacanabo, par des stratégies plus ambitieuses de mobilisation des ressources, en décloisonnant les sources de financement publiques et privées, mais aussi par le déploiement des instruments de garantie efficaces, pour ouvrir les portes du crédit aux ménages à revenus modestes, sans exposer les prêteurs à un risque démesuré. Cela tout en encourageant les institutions financières à innover par la création de produits accessibles, souples et adaptés à nos contextes de vie. Sans oublier la valorisation de la production locale de matériaux durables, à l’effet maîtriser les coûts, stimuler l'économie nationale, pour au finish asseoir une certaine souveraineté dans la chaîne de construction.
Vers l’élaboration d’un plan national de financement du logement
Dans la même veine, le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikailou Sidibé, a réaffirmé l’engagement de son département à œuvrer pour une politique d'habitat inclusive et durable, en concertation avec les partenaires nationaux et internationaux. Pour lui, mettre en place des mécanismes de financement adaptés, accessibles et innovants afin de répondre aux attentes des populations, particulièrement les plus vulnérables, est un impératif. Et le lancement par son département du programme de construction de 50 000 logements dénommé "Burkina Faso Deenw Kaa Soow", s’inscrit pleinement dans cette ambition de proposer des habitats accessibles, mais avec une nouvelle approche. « Nous voulons adopter un modèle de production de logements suivant la vision du Président du Faso qui consiste à densifier nos villes, à travers des constructions en hauteur et sur des superficies réduites. Toute chose qui va contribuer à contenir l'étalement urbain », a précisé le ministre Sidibé.
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Mikailou Sidibé : « nous voulons adopter un modèle de production de logements suivant la vision du Président du Faso qui consiste à densifier nos villes, à travers des constructions en hauteur et sur des superficies réduites ».
Ces 48 heures d’échanges et de réflexions devraient permettre d’aboutir à des recommandations stratégiques réalisables, de jeter les bases pour l’élaboration d’un plan national de financement du logement au Burkina Faso. Ce séminaire a connu la participation des Caisses partenaires de l’espace UEMOA, des institutions financières nationales et internationales comme Shelter Banque de Développement, la BOAD, la CRRH-UEMOA, la Banque Mondiale, des partenaires techniques, des acteurs du secteur privé, des aménageurs, des promoteurs, des collectivités, des organisations de la société civile, des experts, chercheurs et praticiens.
Les 48 heures de travaux devraient permettre d’identifier des modèles de financement pérennes, de bâtir des partenariats publics-privés ambitieux et inclusifs, de mutualiser les expériences entre pays et institutions sœurs de la sous-région.