Réunis à Tunis du 15 au 17 avril 2026, le ministère libyen des Transports et le Banque africaine de développement ont défini une feuille de route stratégique visant à restructurer le secteur des transports en Libye. Cette initiative, financée par un appui technique de 340 000 dollars, ambitionne de soutenir la reprise économique du pays à travers des réformes institutionnelles et un renforcement des investissements.

Dans un pays en quête de stabilisation économique, la modernisation des infrastructures de transport apparaît comme un levier structurant pour relancer la croissance, fluidifier les échanges et reconnecter les territoires. À l’issue d’un atelier de trois jours, organisé dans la capitale tunisienne, les autorités libyennes et les experts du Groupe de la Banque ont arrêté les grandes orientations d’une étude stratégique appelée à servir de socle aux futures politiques publiques du secteur.

Cette étude vise à établir un diagnostic approfondi du système de transport libyen, en identifiant les insuffisances structurelles et les écarts à combler. Elle doit déboucher sur un plan stratégique articulé autour d’actions prioritaires à court et moyen terme, tout en formulant des recommandations en matière de gouvernance, de cadre institutionnel et de politiques publiques.

Le dispositif prévoit également la définition d’un plan d’action pour renforcer l’implication du secteur privé, ainsi que l’identification de mécanismes de financement adaptés aux besoins d’investissement dans les infrastructures de transport et de logistique.

Définir les priorités sectorielles

L’étude est financée par un don de 340 000 dollars du Fonds d’assistance technique aux pays à revenu intermédiaire (MIC-TAF), complété par une contribution du gouvernement libyen. Les résultats seront publiés en arabe, en anglais et en français, afin de faciliter leur appropriation par les institutions nationales et les partenaires techniques.

Selon Malinne Blomberg, directrice générale adjointe du Groupe de la Banque pour l’Afrique du Nord, un système de transport efficace et intégré relie les populations aux opportunités, facilite les échanges et améliore la qualité de vie .

L’atelier a réuni des représentants des ministères libyens des Transports et des Finances, ainsi que plusieurs structures techniques, notamment les autorités en charge du transport terrestre, des infrastructures routières et du transport maritime. La délégation libyenne était conduite par Issam Abdallah Al-Qouri, président du Comité préparatoire de l’Autorité des ports et du transport maritime.Les discussions ont porté sur les modalités de mise en œuvre de l’étude, les priorités sectorielles et les prochaines étapes opérationnelles.

Renforcer la résilience économique pays

Au-delà de la réforme sectorielle, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de relance économique. En  améliorant la connectivité et en réduisant l’isolement de certaines zones, le projet vise à renforcer la résilience économique du pays et à favoriser une meilleure intégration des marchés.

Alignée sur la stratégie décennale de la Banque, cette démarche devrait également permettre de constituer un portefeuille de projets bancables, condition essentielle à un engagement financier plus structurant dans les années à venir.

À terme, les autorités libyennes ambitionnent de faire du secteur des transports un pilier de la reconstruction économique, en s’appuyant sur des infrastructures modernisées, une gouvernance renforcée et une participation accrue du secteur privé.

Estelle KONKOBO

Dans la même rubrique Développement

☎ Appel : (226) 77 67 52 16 / 78 46 33 10 

WhatsApp  : (226) 61 33 97 14

Mail : secretariat@cfinance.news 

LE CHOIX DE L'ÉDITEUR

ACTUALITÉS