Réunis en session ordinaire du Conseil d’Administration du Secteur Ministériel (CASEM), ce mercredi 8 avril 2026 à Ouagadougou, les cadres du Ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (MICA) ont dressé le bilan d’une année 2025 marquée par une accélération sans précédent des réformes structurelles et l’impulsion d’une nouvelle dynamique d’industrialisation.

L’année 2025 s'est achevée sur une note de bonnes performances pour le département en charge de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat. Les responsables des différents services techniques du Ministère, réunis en conseil d’administration ce mercredi 8 avril 2026, ont souligné des indicateurs au vert, traduits par un taux global d’exécution des activités de 93,77 % au 31 décembre 2025, soit une augmentation de 1,81 point de pourcentage en référence aux 91,96% de 2024. Plus significatif encore, la performance globale de ce département est passée de 74,70 % en 2024 à 89,47 % en 2025, témoignant d'une nette amélioration de l'efficacité opérationnelle.

Ces performances résultent d’une dynamique entrepreneuriale avec un secteur privé faisant preuve d'une vitalité notable. En effet, le Burkina Faso a enregistré 25 269 nouvelles entreprises créées au cours de 2025. Le volet industriel a été marqué par des actes forts de création, de relance et de sécurisation des outils de production. On note par exemple la réouverture effective de la SN-BRAFASO, le renforcement de la Minoterie du Faso (MINOFA) via une nouvelle boulangerie à Banfora, l'inauguration du Centre national du coton (CNATAC), une extension stratégique des capacités de stockage d’hydrocarbures de la SONABHY à travers le pays, notamment, dans les villes de Kaya, Pô, Ouagadougou, Koupéla et Péni, etc.

Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Serge Gnaniodem Poda a félicité ses collaborateurs pour les résultats engrangés en 2025 et les a encouragés à garder le cap en 2026 en mettant un accent particulier sur la digitalisation des procédures et des services.

 

Cette trajectoire de performances repose sur un triptyque stratégique : la reprise en main des secteurs clés, l’assainissement du marché et la résilience humaine. Le gouvernement burkinabè a opéré, en effet, un virage décisif vers la souveraineté économique avec la nationalisation de fleurons industriels tels que la SN CITEC et la SN-SOSUCO.

2026, maintenir le cap de la performance avec un focus sur la digitalisation

Parallèlement, la création de Faso Yaar, société d'économie mixte dédiée à l'approvisionnement en produits stratégiques, matérialise en outre une ferme volonté de réguler le coût de la vie et de sécuriser la distribution de masse de produits de grande consommation.

Sur le plan de l'assainissement du climat des affaires, l’intensification de la lutte contre la fraude a permis de contrôler environ 30 000 acteurs, garantissant une concurrence plus saine sur le marché national. « Ces performances sont le signe de l’engagement, de l’abnégation et de la résilience dont vous avez su faire preuve tout au long de l’année 2025 », a souligné le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem Poda, félicitant ses collaborateurs pour leur patriotisme, don de soi et leur professionnalisme dans un contexte de défis sécuritaires et économiques actuels.

Pour l'année 2026, le MICA entend capitaliser sur ses acquis pour passer à une phase de consolidation structurante. L'adoption du Plan d’Actions Prioritaires (PAP) 2025-2027 sert désormais de boussole pour maintenir cette dynamique. Le grand chantier de 2026 sera celui de la modernisation technologique.

Les agents du MICA ont fait preuve de patriotisme, de professionnalisme et de don de soi en 2025, s'est réjoui le premier responsable du département, les exhortant à garder le cap.

 

Le ministre Poda a explicitement appelé les agents de son département à un renforcement de la digitalisation des procédures et des services, dans un double objectif d’efficacité et de célérité du service public pour les opérateurs économiques et d’amélioration de la transparence administrative.

Dans un contexte de quête de souveraineté économique, la rigueur et l'abnégation resteront les maîtres-mots pour transformer ces performances statistiques en bénéfices tangibles pour l'économie burkinabè.

Mouni N’GOLO

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