Le budget de l’Etat burkinabè exercice 2026 se chiffre à 3 431, 5 milliards F CFA en recettes, en hausse de 4% par rapport 2025, et à 3 918, 2 milliards F CFA en dépenses, en progression de 4,15%. Il en résulte un déficit budgétaire de 486,7 milliards F CFA, en baisse de 2,6%.
Pour l’année 2026, le Burkina Faso s’est doté d’un budget à la hauteur de ses ambitions sur le double front de son développement socioéconomique et de la reconquête de l’intégrité du territoire national. Adopté ce samedi 27 décembre 2025, à Ouagadougou, par l’Assemblée législative de Transition (ALT), à l’unanimité de ses 70 votants, le budget de l’Etat exercice 2026 se chiffre à 3 431, 5 milliards F CFA en recettes, soit une hausse de 131,7 milliards F CAF par rapport aux prévisions révisées de la Loi de finances rectificative 2025, correspondant à un taux de progression 4%. En dépenses, il s’établit à 3 918, 2 milliards F CFA, en augmentation de 156 milliards F CFA, soit une hausse de 4,15%. Il en résulte un déficit budgétaire de 486,7 milliards F CFA, en baisse de 2,6%. Les ressources ordinaires du budget de l’Etat dégagent une épargne budgétaire de 669,6 milliards F CFA.
Au niveau des ressources, les recettes ordinaires s’élèvent à 3216,5 milliards F CFA, en hausse de 3,4% par rapport à 2025 ; elles représentent 93,7% des recettes budgétaires totales. Les recettes fiscales s’élèvent à 2 878,3 milliards F CFA, soit 83,8% des recettes budgétaires globales et 89,4% des recettes ordinaires. Quant aux recettes extraordinaires, elles ont progressé de 14,5% pour s’établir à 215 milliards F CFA et correspondent à 6,3% des recettes budgétaires globales.
Des dépenses de personnel établies à 1 342 milliards F CFA
Au niveau des charges de l’Etat, le budget 2026 enregistre des dépenses courantes ou de fonctionnement de 2 546,8 milliards F CFA, en progression de 3,6% par rapport à 2025. Elles représentent 65% des dépenses budgétaires totales. Les dépenses de personnel s’élèvent à 1 342 milliards F CFA, soit 34,2% des dépenses totales, 52,6% des dépenses courantes. Le ratio masse salariale sur recettes fiscales est estimé à 40,7% en 2026, contre 41,5% en 2025, pour une norme communautaire de 35% maximum. Pour ce qui est des dépenses en capital, elles ont progressé de 5,2% pour s’établir à 1 371,4 milliards F CFA, correspondant à 35% des dépenses budgétaires totales. Les dépenses d’investissement s'élèvent à 1 356,4 milliards F CFA, en hausse de 67,5 milliards F CFA; avec des dépenses d’investissement exécutés par l’Etat sur ressources propres établies à 876,1 milliards F CFA, contre 876,05 milliards F CFA en 2025, soit une hausse de 50 milliards F CFA.
S’agissant de la répartition par secteur, la défense et sécurité reçoivent une allocation de 707,8 milliards F CFA, en baisse de 2,8% par rapport à 2025, mais correspondant à 24,8% des ressources propres. Au secteur de l’éducation, tous ordres confondus, il est affecté 837,5 milliards F CFA, soit 29,4% des ressources propres, en hausse de 1%. 361,7 milliards F CFA de ressources budgétaires sont alloués au secteur de la santé, en progression de 0,9%. Le secteur rural, a reçoit une dotation en hausse de 0,1% pour s’établir 161,7 milliards F CFA, représentant 5,6% des ressources propres.
La Rédaction







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