Le comité d’organisation de la première édition de la Foire nationale des fournisseurs et revendeurs du Faso (FONAFOR FASO), a tenu, le lundi 1er juin 2026, à Ouagadougou, une conférence de presse pour officiellement lancer l’évènement qui se tiendra du 10 au 14 juin prochain dans la capitale burkinabè. Cette foire ambitionne de créer un cadre permanent de rencontres d’affaires, de formation et de réseautage, afin de renforcer les chaînes de distribution nationales et promouvoir le consommer local.
La structuration des circuits commerciaux reste l’un des principaux défis du secteur privé burkinabè. Entre difficultés d’approvisionnement, manque de visibilité des entreprises, de nombreux acteurs économiques peinent encore à exploiter pleinement le potentiel du marché national et international. C’est pallier ces contraintes que se tiendra, du 10 au 14 juin 2026 à Ouagadougou, la première édition de la Foire nationale des fournisseurs et revendeurs du Faso (FONAFOR FASO). L’annonce officielle de l’évènement a été faite le 1er juin 2026 à Ouagadougou, au cours d’une conférence de presse par le président du comité d’organisation, Jacques Assingabou, entouré de ses collaborateurs.
L’ambition clairement affichée, à travers cette foire, est de créer un cadre structurant de rencontres, d’échanges et de contractualisation entre les différents maillons de la chaîne commerciale nationale, dans une logique de dynamisation de l’économie locale. L‘initiative dépasse largement le cadre d’une foire classique.
« Cet événement d’envergure traduit une vision ambitieuse pour l’économie nationale. Il s’inscrit dans une vision claire et résolument tournée vers l’avenir : bâtir un écosystème commercial burkinabè fort, structuré et compétitif », a-t-il déclaré.
Le président du comité d’organisation, Jacques Assingabou: « nous voulons bâtir à travers cette foire, un écosystème commercial structuré et durable au service du développement économique national ».
La foire vise donc à rapprocher directement l’offre et la demande locale, à stimuler les partenariats commerciaux durables, à valoriser le savoir-faire national et à renforcer les circuits de distribution. « C’est un espace vivant de rencontres, d’échanges fructueux, de découvertes et d’opportunités concrètes pour tous les acteurs de notre tissu économique national », a précisé M. Assingabou.
Une réponse aux défis de visibilité et de professionnalisation des commerçants
Le promoteur de cette première édition, Amza Touré, a insisté sur la dimension pratique de la foire. Pour lui, plusieurs commerçants rencontrent encore des difficultés liées à la visibilité de leurs activités, à l’accès à l’information commerciale et au réseautage professionnel. Cet évènement vient donc à combler ces insuffisances.
« Cette foire représente la solution aux problèmes que nous rencontrons dans les marchés, notamment en ce qui concerne la visibilité et le réseautage. Le commerçant doit aussi être instruit sur l’évolution du marché international et son opportunité. Alors, des formations seront offertes aux commerçants afin qu’ils soient mieux outillés et capables de progresser dans leurs activités », a-t-il expliqué.
Pour les organisateurs, le développement des entreprises passe désormais autant par l’accès aux marchés que par le renforcement des compétences en gestion, en marketing, en négociation commerciale ou encore en transformation digitale. En effet, plus de 1000 visiteurs qui sont attendus avec 500 stands disponibles pour les entreprises.
Exposition, panels, formations et innovations au programme
Durant cinq jours, les participants auront accès à un programme structuré autour de six grandes activités. Une vaste exposition commerciale permettra aux entreprises de présenter leurs produits et services au public, ainsi qu’aux acheteurs professionnels.
Six panels thématiques animés par des experts traiteront des enjeux actuels du commerce, de l’entrepreneuriat et de la distribution. Vingt masters class offriront également des formations pratiques couvrant les différents aspects de la vie des entreprises.
L’événement sera également marqué par le lancement officiel de « Suguba », une plateforme numérique nationale destinée aux fournisseurs et revendeurs. Cet outil a vocation à prolonger les opportunités d’affaires créées pendant la foire et à faciliter les connexions commerciales tout au long de l’année.
La finale du concours de la meilleure startup innovante et une soirée de gala consacrée à la récompense des acteurs les plus méritants viendront clôturer cette première édition.
Une ambition de structuration du marché national
Afin de permettre aux entreprises de différentes tailles de participer, trois catégories de stands ont été mises en place. Le stand Standard, d’une superficie de 6 m², est proposé à 100 000 FCFA. Il comprend un espace climatisé, du mobilier, l’électricité, deux badges exposants, une présence dans le catalogue officiel, ainsi qu’un accès aux rencontres B2B.
Le stand Business est à 200 000 FCFA pour une superficie de 9 m², avec trois badges exposants et les mêmes avantages commerciaux. Quant au stand Premium, proposé à 300 000 FCFA et vaste de12 m², il offre un aménagement renforcé, une visibilité accrue et un accès prioritaire aux rencontres d’affaires.
« Tous les secteurs d’activités économiques sont concernés. Que vous soyez dans l’agro-industrie, les technologies, le digital, le commerce, la logistique, le BTP, l’éducation ou les services, cette foire est la vôtre », a lancé Jacques Assingabou, invitant les entreprises à saisir cette opportunité stratégique de visibilité et de développement commercial.
À travers cette initiative, les promoteurs souhaitent contribuer au développement du tissu économique national en renforçant les circuits de distribution, en valorisant le savoir-faire local et en créant davantage de connexions entre les entreprises burkinabè. Une ambition qui s’inscrit dans une dynamique plus large de promotion du secteur privé comme moteur de croissance, d’emplois et de résilience économique.
Estelle KONKOBO





