Dans sa traditionnelle adresse à la nation à la veille du nouvel an, le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré a dressé le bilan de l’année écoulée dans tous les secteurs. Si 2025 a été marquée par d’importants acquis sécuritaires et de grandes réalisations sur la plan socioéconomique, 2026 qui démarre n’en sera pas moins en termes de reconquête de l’intégrité du territoire national et d’investissements structurants. Sur le plan économique, de grands projets pour renforcer la marche vers la souveraineté économique et le développement endogène seront mis en œuvre.

Le Burkina Faso a bouclé l’année 2025 avec des indicateurs au vert sur le plan sécuritaire, tout comme dans les domaines sociaux et économiques. Ce bilan globalement positif de l’année écoulée a été dressé par le Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, dans son message à la nation du 31 décembre 2025. Nous nous intéressons au volet économique de son adresse à ses compatriotes.

En 2025, l’économie burkinabè s’est très bien portée, s’est réjoui le Chef de l’Etat. Il en veut pour preuve la confiance des investisseurs à la signature de l’Etat burkinabè qui se traduit par des levées de fonds réussies sur le marché financier régional, avec des taux mobilisation toujours au-delà des objectifs initiaux. Mais, tout comme 2025, en 2026 l’accent sera mis sur la mobilisation des ressources endogènes par les principales régies de recettes que sont les Impôts, le Douane et le Trésor. Et des réformes majeures vont être menées pour endiguer la fraude. Dès janvier 2026 sera lancée la facture électronique certifiée qui devrait permettre des transactions sans corruption, d’optimiser ainsi la mobilisation des recettes de l’Etat.

Dans le budget de l’Etat, la dynamique de renforcement des dépenses d’investissements et de réduction des dépenses de fonctionnement va se poursuivre. Au niveau du secteur minier, 2025 a connu des innovations majeures.

L'autosuffisance alimentaire atteinte en 2025

« Il s'est agi pour nous de faire en sorte de nous approprier de nos ressources minières.  Ce qui a conduit l'État à d'abord s'approprier d'un certain nombre de mines, en rachetant avec des partenaires, mais également en se mettant à l'exploitation des mines, tant industrielles que semi-mécanisées à travers la création de la SOPAMIB (Société de participation minière du Burkina Faso) », a souligné le Président du Faso. En plus, grâce à la création de la SONASP (Société Nationale des Substances Précieuses), les sorties d'or incontrôlées ont connu une baisse significative.

Sur le plan agricole, le Burkina Faso a franchi un grand pas vers sa souveraineté alimentaire, et cela grâce à des investissements publics structurants. « L'autosuffisance alimentaire qui est un combat de tous les jours que nous menons, nous pouvons dire aujourd'hui que nous avons atteint l'autosuffisance alimentaire au cours de l'année 2025 au Burkina Faso », s’est-il réjoui. En 2026, les investissements vont se poursuivre à travers l’acquisition des machines pour les labours et les récoltes, la subvention des intrants, la fourniture des semences de qualité aux producteurs.

Mais ce n’est pas tout. « Beaucoup des terres sont en train d'être récupérées par nos Forces combattantes. Nous allons rapidement nous mettre à la tâche dès le début de l'année dans l'aménagement de ces terres, pour permettre à ces populations qui se réinstallent de pouvoir exploiter de façon sereine leurs terres et accroître nos productions », a-t-il fait savoir. Avec la création de l'ONBAH (Office National des Barrages et des Aménagements Hydro-agricoles), l’ambition est de passer d’une saison de production à deux ou trois de production au cours de l'année. « L'ONBAH est en train de monter en puissance et d'ici là, dans chaque village, nous espérons avoir une retenue d'eau pour permettre aux jeunes de vivre leur métier d'agriculteur, leur métier d'éleveur », a rassuré le capitaine Ibrahim Traoré.

La transformation du coton en ligne de mire

Les efforts de soutien aux secteurs de l’élevage avec « Faso Guulgo » et à la pisciculture qui monte en puissance avec les cages flottantes, seront aussi de mise pour que le pays des Hommes intègres arrête d’être importateur de certains produits. « Tout cela contribue à atteindre l'autosuffisance alimentaire et participe à la transformation de nos matières premières, en vue d'une exportation vers certains pays amis qui voudront bien s'approvisionner au Burkina Faso », a-t-il confié.

Conformément à la politique d’industrialisation, 2025 a été marquée par l’ouverture et la réhabilitation de plusieurs unités industrielles, notamment dans le domaine de la transformation des matières premières, grâce à l’accompagnement de l'État à travers le Fonds Burkinabè de Développement Économique et Social (FBDES), mais aussi des banques étatiques. La nouvelle année qui s’annonce va connaitre le même élan. « 2026 sera aussi une année industrielle beaucoup plus importante, parce que nous avons beaucoup d'unités industrielles qui seront prêtes au cours de l'année 2026 », a martelé le Président Traoré.

La fusion d’une douzaine de fonds nationaux s’inscrit dans la dynamique de renforcer le financement public du secteur privé, surtout dans la transformation agricole. « Ces domaines sont très importants pour nous, parce que c'est en produisant et en transformant ce que nous produisons, que nous pouvons devenir une Nation puissante », a-t-il souligné. A titre illustratif, la première unité industrielle de transformation du coton sera prête en 2026, et suivront d'autres unités industrielles pour transformer cette matière.

En 2026, le gouvernement burkinabè va également maintenir le cap des investissements structurants dans les secteurs de soutien à l’économie, aux secteurs de production. A commencer par le secteur des infrastructures routières.

Vers la souveraineté numérique

Après la mise en place des brigades de construction de routes dans quatre régions en 2025, au cours de l'année 2026, quatre autres régions auront les leurs. « Et cela sera le début effectif de construction d'un certain nombre de routes nationales et départementales, en plus des autoroutes qui sont programmées. Nous voulons aller à un rythme soutenu. Ce qui nécessite que nous équipions toutes les régions avant de pouvoir nous projeter de façon efficace, comme cela a été le cas avec le lancement des travaux de l'autoroute Ouagadougou – Bobo-Dioulasso. Nous avons opté de changer le modèle d'urbanisme. L'État va prendre en compte la construction de nos villes », a laissé entendre le Chef de l’Etat.

2026 va connaitre la naissance d’une nouvelle Initiative présidentielle. « Cette initiative va être axée sur l'eau et l'énergie pour permettre à nos populations de bénéficier d'eau potable partout où elles sont et de bénéficier de l'électricité pour vaquer à leurs occupations », a-t-il expliqué. Enfin, le secteur de la digitalisation va être mis à contribution pour accompagner la lutte contre la corruption, mais aussi la quête de la souveraineté numérique. « Nous avons un programme pour les cinq ans à venir où nous devons quitter une situation précaire pour être un modèle. Déjà le Burkina Faso a pu acquérir ses premiers serveurs de data centers et de grands data centers sont en construction ; ce qui permettra à nos ingénieurs de concevoir des applications sans crainte et de pouvoir les héberger sur place », a-t-il souligné. Quant à la construction des Maisons de citoyens qui va démarrer en 2026 dans de chefs-lieux de provinces et de département, elles visent à démocratiser l’éducation numérique des populations.

La Rédaction

 

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