L’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB) organise, du 17 au 20 décembre 2025, à Ouagadougou, la 2e édition des 72 heures de l’Assurance. Cette initiative vise à promouvoir le secteur de l’assurance au Burkina Faso, à renforcer la culture assurantielle auprès des populations et à mobiliser les personnels des compagnies membres autour des priorités et des actions de la faîtière. À cet effet, elle a organisé, le jeudi 18 décembre 2025, un déjeuner de presse afin de présenter la contribution des sociétés d’assurance à l’économie nationale en 2024.
L’Association professionnelle des sociétés d’assurances du Burkina (APSAB) veut jouer sa partition pour l’amélioration de la culture assurantielle au Burkina Faso. L’organisation de la 2e édition des 72 heures de l’Assurance, du 17 au 20 décembre 2025, à Ouagadougou, s’inscrit dans cette dynamique. Durant ces trois jours d’activités d’information et de sensibilisation, l’APSAB entend rapprocher le secteur des assurances des populations, mieux faire comprendre son rôle dans la protection des personnes et des biens, et rappeler sa contribution quotidienne au bien-être social et au développement économique du Burkina Faso.
Selon les chiffres communiqués par le superviseur de la Commission presse et communication et responsable du comité d’organisation, Osée Gaétan Quenum, les compagnies d’assurances opérant au Burkina Faso ont contribué au financement de l’économie burkinabè en 2024, à hauteur de 376,7 milliards F CFA, à travers plusieurs instruments financiers, conformément à la réglementation en vigueur.
Au-delà des placements, en 2024, le secteur a participé activement à l’animation de l’économie à travers les frais généraux, comme le paiement des frais de personnel, des services extérieurs, les transports et les dotations aux amortissements, évalués à 30,2 milliards FCFA, soit 19,7 milliards F CFA pour les sociétés d’assurance non-vie (IARD), et 10, 4 milliards F CFA pour les sociétés d’assurance vie.
Les compagnies d’assurances contribuent également de manière significative aux ressources de l’État. En effet, au cours de l’année écoulée, les impôts et taxes acquittés au profit du budget national s’élèvent à 10,7 milliards F CFA, et 381,2 millions FCFA de contribution au Fonds de soutien patriotique
Plus de 513 milliards F CFA dans l’économie nationale
Au total, c’est environ 513 milliards F CFA que les sociétés membres de l’APSAB ont injecté dans l’économie burkinabè au cours de l’année 2024. A ces contributions, s’ajoutent les dons, les activités de sponsorings et de soutien aux prix d’excellence dans le monde éducatif des compagnies d’assurance. Pour le président de l’APSAB, Si Salifou Traoré, ces chiffres traduisent le rôle stratégique et important de l’assurance dans le développement socioéconomique de la nation.
En 2024, les compagnies d’assurance ont injecté plus de 513 milliards F CFA dans l’économie burkinabè.
L’assurance constitue, a-t-il rappelé, un mécanisme essentiel de protection et de solidarité, qui, de ce fait, apporte une réponse financière en cas de sinistre ; elle soutient les ménages comme les entreprises face aux risques. « Les compagnies d'assurance sont là pour accompagner l’Etat et surtout la population à pouvoir se protéger contre ces dangers qui peuvent exister. Il est donc important que l'assurance soit mieux connue, surtout son importance tant pour l’économie nationale que pour chaque personne prise individuellement », a-t-il souligné. Et c’est pendant les moments les plus inconfortables que son utilité se manifeste le plus.
« L’assurance participe au financement l’économie nationale à travers des investissements que les compagnies réalisent. Elle contribue à sortir les ménages, les entreprises des situations souvent très difficiles. Et dans le contexte sécuritaire, socio-économique difficile que nous traversons aujourd'hui, l'assurance a toute sa place. Elle est un bon levier de stabilisation de l'ensemble des actions que le gouvernement mène en vue de parvenir au bien-être de la population », a ajouté le président Si Salifou Traoré.
Déconstruire les stéréotypes et créer la confiance
Face à un tel rôle central dans la sécurisation des investissements des entreprises, du patrimoine des particuliers et dans la couverture sociale, il urge de changer le regard sur cet outil de développement qu’est l’assurance, a indiqué M. Quenum. Autrement dit, il importe d’œuvrer à déconstruire les mauvaises perceptions qui ont pendant longtemps freiner l’adhésion populaire à l’assurance et qui ne collent plus à la réalité d’aujourd’hui. « L'objectif est de créer la confiance entre nos populations et notre secteur, qui est malheureusement incompris et qui traverse les années avec des clichés qui ne sont plus d'actualité », a-t-il déploré. Ces clichés et allégations sur l’opacité du secteur, a-t-il poursuivi, n’ont plus lieu d’être, car la transparence dans le domaine des assurances est une obligation légale, objet de contrôle strict de la tutelle nationale qu’est le ministère de l’économie et du régulateur supranational, à savoir la Commission Régionale de Contrôle des Assurances (CRCA) de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance (CIMA).
L’organisation de cette 2e édition des 72 heures de l’Assurance au Burkina, participe de cette volonté de l’APSAB d’inverser la donne, de renforcer la visibilité du secteur, améliorer la compréhension de ses mécanismes et encourager une plus grande adhésion des populations aux produits d’assurance. Pour ce faire, durant ces trois jours, plusieurs activités de sensibilisation, de communication et de solidarité sont prévues. Il s’agit notamment d’une émission spéciale en direct sur BF1 consacrée aux fondamentaux de l’assurance et aux obligations des assurés, d’une opération de don de sang, d’un don en faveur des femmes souffrant de fistules obstétricales, d’une séance d’aérobic avec initiation à l’autodéfense, ainsi qu’une conférence sur les avantages de l’intelligence artificielle et les enjeux liés à la fraude à l’assurance. Les 72 heures se clôtureront par un dîner-gala.
Joëlle KONKOBO







Comments est propulsé par CComment