Le marché burkinabè des assurances a pris à la 50e Assemblée générale de la Fédération des Sociétés d'Assurances de Droit National Africaines (FANAF), tenue du 9 au 11 février à Abidjan, en Côte d’Ivoire, sous le thème : « Cinquantenaire de la FANAF : bâtir le futur de l’assurance africaine ». Des délégués burkinabè dressent le bilan de leur participation à ce cinquantenaire de la FANAF et livrent sans langue de bois leurs analyses sur les leviers à actionner pour redéfinir la nouvelle trajectoire de l’assurance africaine des 50 prochaines années.

Jean-Franois Kambou Directeur général de SUNU Assurances Burkina Faso : « l'assurance de demain en Afrique est entre les mains des Africains eux-mêmes… »

« Cette 50e Assemblée générale, la FANAF, a été une belle réussite, au niveau organisationnel, avec un record de participation de délégués, et au regard des enjeux de ce cinquantenaire liés à l'élection d'un nouveau bureau exécutif de la FANAF. A travers les différentes communications, nous remarquons bien que notre secteur a besoin de beaucoup d'innovations   pour impliquer davantage le genre, pour rendre plus accessibles les différents produits d'assurance, pour créer de nouveaux produits. Tous les panélistes nous ont permis d'avoir des pistes de réflexion dans ce sens. Le seul regret est qu’ils n'ont pas mis en exergue l'importance de l'éducation financière, même si elle a été évoquée en filigrane. Aujourd'hui, l'éducation financière doit être le facteur déterminant pour que nos populations puissent réellement adhérer, avoir confiance et voir en l'assurance une solution plutôt qu'une obligation de souscription à un produit qui serait imposé par une autorité quelconque. Un nouveau bureau exécutif, de qualité, a été élu, avec le président Koné que je félicite. Le bémol est qu'il n'y a pas de femme dans ce bureau exécutif. Qu’à cela ne tienne, des femmes de qualité professionnelle indéniable existent dans notre profession, dans les différents pays; j'ai confiance que le nouveau bureau trouvera les moyens pour permettre à cette junte féminine de mieux s'exprimer davantage, pour le progrès de notre secteur.

Pour ce qui du défi de bâtir l’assurance africaine de demain, au niveau de la FANAF, nous devons tous nous souvenir que l'assurance, tant dans sa forme traditionnelle que moderne, a pris naissance en Afrique, depuis l'Égypte ancienne à nos jours. Et l'Afrique se doit de reprendre toute sa place. L'assurance de demain en Afrique est entre les mains des Africains eux-mêmes, des professionnels des assurances, qui doivent pouvoir aller puiser dans cette histoire africaine d'une culture de prévoyance et d'assurance pour inventer de nouvelles approches, de nouveaux produits. Et en plus de ce que j'ai cité plus haut, impliquer plus la question du genre, de la technologie, de l'éducation à l'assurance, pour réveiller dans la conscience populaire ce sens profond et historique héritage de l'assurance. Là se trouvent les véritables défis, enjeux ! ».


Azaratou Sondo/ Nignan, PCA de CIF Assurances-Vie Burkina : « CIF Assurance -Vie Burkina est réconfortée à travers le panel sur les questions de genre, car elle y accorde une place de choix… »

 

« Le cinquantenaire de la FANAF a été une réussite au regard des enjeux électoraux. Le thème principal et les sous thèmes ont abordés les grands défis des marchés de l’Assurance dans la zone CIMA. L’inclusion dans le secteur de l’assurance à travers l’offre de produits adaptés aux populations notamment les femmes et les jeunes a été abordée à travers différents panels, de même que la problématique de la mobilisation de l’épargne locale pour accompagner les efforts de mobilisation interne des moyens d’investissement des différents Etats de la CIMA. Cette édition a été très enrichissante pour la CIF Assurance- Vie Burkina. Son DG, M. SAWADOGO Daouda, a eu l’honneur de présider les élections à la satisfaction de tous les membres. Aussi, le marché de l’assurance du Burkina Faso est représenté au sein du nouveau bureau de la FANAF et je profite de votre micro pour féliciter notre représentant M. RABO Hadaraï, DG de Coris Assurances IARD Burkina Faso. Félicitations aux organisateurs pour la réussite de cette édition, en dépit du nombre record de participants.

La CIF Assurance -Vie Burkina est réconfortée à travers le panel sur les questions de genre, car elle y accorde une place de choix au point où le Conseil d’administration est composé à 50% de femmes et au niveau des postes de responsabilité 43% sont des femmes. Nous allons consolider ces acquis et travailler à élargir notre base de souscripteurs pour parvenir à au moins 30% de femmes. »


Drissa Traoré, Directeur général de FASO-RE. : « les contacts nous ont permis de comprendre que le marché burkinabè est convoité »

« C'est avec un grand plaisir que nous avons participé à cette 50e Assemblée générale de la FANAF qui a abordé un thème majeur pour tout le marché, à savoir le devenir de l'assurance et comment écrire ce futur face aux grands défis qui restent à relever, notamment la digitalisation, la facilitation des procédés d'indemnisation qui est la base de la confiance des Africains à l'écosystème d'assurance.  Cela passe par plusieurs mesures et cette Assemblée générale s'est penchée sur ces questions dans les lignes de réflexion. La question de la diversité en termes de genre s'impose également.

Il y a des niches à développer et ces niches tournent autour des politiques publiques dans nos pays. Il y a par exemple les défis agricoles où il faut un secteur d'assurance qui accompagne le monde agricole, les grands projets industriels, les travaux publics, les mines, le pétrole. Le secteur des assurances devra s’y pencher pour pouvoir répondre aux attentes de nos économies.

C'est un secteur qui a du potentiel avec un taux de pénétration très faible. Il y a donc lieu que nous conjuguons les efforts pour lutter contre ce faible taux. La relation avec les autorités publiques, notamment en matière de fiscalité, d'assurances obligatoires à mettre en place constituent également de grands défis. Il va falloir donc regarder ces questions de près avec le législateur.

La question de la fiscalité reste majeure et n'est pas bien comprise. Ce sont des sujets qu'il va falloir que nous développions avec nos Etats, nos autorités de tutelle pour que nous puissions réellement accompagner les économies de nos pays. En tant que Directeur général, notre participation nous a permis d'être en contact avec le marché international, d'avoir des partenaires. Et ces partenariats, ces contacts nous ont permis de comprendre que le marché Burkina Faso est un marché convoité, un marché structuré qui a du potentiel.


Souleymane Zaré Directeur général de Yelen Assurance : « "bâtir le futur de l'assurance africaine" est aujourd'hui un sujet essentiel que Yelen Assurance développe et met en œuvre au niveau du Burkina » 

« En tant que compagnie de micro-assurance, nous tirons un bilan satisfaisant, car nous avions pour objectif d'abord de pouvoir présenter notre candidature en tant que membre de la FANAF. Ce qui a été fait, validé par les pairs. Deuxièmement, il s’agissait de présenter à l'ensemble du marché, ce que nous faisons à Yelen Assurance en tant que compagnie de micro-assurance. La thématique : « Bâtir le futur de l'assurance africaine », est aujourd'hui un sujet essentiel que Yelen Assurance développe et met en œuvre au niveau du Burkina ; et c’est cela qui est discutée ici, notamment la question de l'assurance agricole, de l'assurance inclusive, et tout ce qui est digitalisation.

A Yelen Assurance, nous nous sommes déjà lancés dans ces initiatives, il y a bientôt six années. Et nous sommes rassurés aujourd'hui que la démarche que nous avions empruntée était certainement la bonne. Nous allons continuer à travailler avec l'ensemble du marché, de sorte à ce que le peu que nous avons aujourd'hui comme expérience puisse être vulgarisé, afin de permettre à ces milliers de populations qui vivent sans assurance de pouvoir au moins avoir une couverture assurantielle, et les permettre de sécuriser les revenus, d'avoir une croissance économique et sociale.

L'avenir de l'assurance africaine se joue certainement dans la micro-assurance, comme cela a été dit à la 48e Assemblée Générale de la FANAF. Yelena Assurance y a déjà déposé ses valises, et nous comptons véritablement être le leader de la micro-assurance au niveau de l'Afrique. Car, en tant que pionniers de la micro-assurance dans la zone CIMA, nous avez un rôle à jouer. Aujourd'hui, il y a trois compagnies de micro-assurance dans la zone CIMA. Les deux compagnies d'assurance qui sont venues après travaillent en étroite collaboration avec Yelen Assurance. En tant que précurseurs, nous souhaitons qu'il y ait une vision commune, un développement commun, de sorte à ce que nous puissions offrir le maximum de services à nos populations.

Il faut véritablement œuvrer à ce que les populations puissent avoir une grande confiance en l’assurance et de pouvoir en tirer profit. Le défi c'est de bâtir vraiment une assurance inclusive et payer les sinistres pour leur permettre de bénéficier des contrats d'assurance. Pour terminer nous tenons à  remercier C’Finance pour sa participation à ce cinquantenaire de la FANAF et également pour le micro, ce qui nous permet de parler de ce que nous faisons et d’apporter notre contribution au développement du marché de l'assurance en Afrique en général, et en particulier au niveau du Burkina Faso, qui est notre pays que nous aimons tant. »


M'Po Marie Batienon, Directrice générale adjointe de UAB Assurances Vie : « il y a eu de grandes avancées ces dernières années, mais il est tout aussi urgent de faire face aux nouveaux défis mondiaux… »

« Nous avons pris part à la 50e Assemblée Générale de la FANAF, tenue à Abidjan en République de Côte d’Ivoire. Cette Assemblée Générale s’est tenue exactement 50 ans après la création de cette instance en 1976 en Côte d’Ivoire. Il s’agit d’un retour aux sources.

Ce fût un moment important avec un double évènement : la commémoration du cinquantenaire et faire le point d’où nous sommes rendus après 50 ans d’expérience de l’industrie assurantielle dans nos pays, nos différentes sociétés, et évoquer les perspectives pour les nouvelles prochaines années. Il y a eu de grandes avancées ces dernières années, mais il est tout aussi urgent de faire face aux nouveaux défis mondiaux, de poser de nouvelles bases, d’apporter certains ajustements afin de tracer le sillon d’un nouveau départ qui consolide les acquis et ouvre davantage au développement. Des sujets comme la gouvernance, la réglementation, la gestion optimale des prestations (promesses faites aux assurés) ont ainsi fait l’objet d’échanges.

L’élection du nouveau bureau exécutif : cette Assemblée Générale était en effet élective, car le bureau exécutif qui était en cours arrivait en fin de mandat. Ces élections se sont bien passées et les membres ont ainsi fait le choix d’un nouveau Président pour les trois prochaines années en la personne de Monsieur Mamadou G. KONE, pétri de grandes expériences, et nous espérons un nouvel élan au profit de l’industrie assurantielle dans la zone FANAF.

En marge de tous ces évènements vécus, ce fût un moment propice aux échanges BtoB qui nous ont permis de rencontrer des partenaires, de nouer de nouveaux partenariats, d’échanges d’expériences. Nous allons poursuivre ces échanges, afin d’en tirer un profit réciproque pour notre structure et pour nos partenaires. »


Hassane Lamizana, Président de l'Association Professionnelle des courtiers d'Assurance du Burkina (APACAB) : « tant qu'il n'y a pas une vraie stratégie de communication pour le changement de mentalité, il y aura toujours un taux de pénétration faible »

« La 50e Assemblée générale de la FANAF a été très riche en enseignements.  Il y a eu des panels de haut niveau, animés par les sommités du monde des assurances africaines. Il y a eu également le bilan des 50 ans  et des réflexions sur l'avenir. Ce qui augure de très bonnes perspectives pour le secteur des assurances, pour l'investissement à long terme pour les pays africains. C'était la meilleure chose de poser les vraies questions et réfléchir ensemble sur comment se projeter pour que le secteur de l'assurance puisse être un investisseur beaucoup plus crédible, plus sérieux pour le développement de nos différentes économies. Le taux de pénétration est encore faible, mais ce n'est pas forcément mauvais, car cela montre qu'il y a une marge de manœuvres, de progrès, assez importante.  Pour bâtir l’assurance africaine de demain, on a beaucoup évoqué la mise en place des contrats obligatoires.

Et l'exemple du Maroc, des marchés européens a été cité.  Mais j'ai discuté avec un journaliste qui a donné un point très important que tout le monde occulte : c'est la communication. La communication et le changement de mentalité sont essentiels. Peu importe le nombre d'assurance obligatoires, les stratégies à mettre en place, tant qu'il n'y a pas une vraie stratégie sur la communication pour le changement de mentalité, il y aura toujours un taux de pénétration faible. C'est vrai que beaucoup de panélistes ont abordé la question de comment faire pour que l'assurance soit réellement un produit adapté aux besoins des populations, un produit qui est là pour indemniser réellement en cas de sinistre. Mais si le client ne sait même pas qu'est-ce qu'il a souscrit, même si vous l'indemnisez, il va toujours penser qu'il a droit à plus. Il va falloir, en plus de tout ce qui a été dit, qu'on mette l'accent sur le changement de mentalité, le changement de comportement et la communication, en présentant l'assurance comme moyen de développement, de protection, comme une nécessité pour protéger les biens et les personnes.

Pour les 50 prochaines années, il est vrai que la CIMA est déjà sur le projet de réélection du livre 5 du code CIMA relatif aux intermédiaires, mais il faut que les intermédiaires, notamment les courtiers, arrivent d'abord à se repositionner réellement dans l'écosystème de l'assurance africaine. Car, comme vous avez remarqué, dans tous les débats, les intermédiaires ont été les plus grands absents dans les discours et dans les remerciements. Ce qui dénote que les intermédiaires n'ont pas réussi à marquer réellement les esprits des assureurs. Et cela malgré le fait qu'ils portent en moyenne entre 20 et 40 %, voire 60 % du chiffre d'affaires dans certains marchés ; malgré le fait qu'ils sont des apporteurs d'affaires, qu'ils sont auprès des consommateurs d'assurance pour le conseil et l'assistance ! Il faut qu'aujourd'hui les intermédiaires se posent les vraies questions : quel est notre apport ? Quel est notre rôle ? Quelle est notre place dans les 50 prochaines années dans le développement de l'assurance en Afrique ? »


Osée Gaétan Quenum, Directeur général de RAYNAL Assurances : « Cet 50e anniversaire de la FANAF nous a permis tous de prendre réellement conscience de l'intensité du travail qui reste à faire »

« De la conférence inaugurale aux différents panels, les intervenants étaient pertinents dans leur vision des choses, car si au bout de 50 ans, l'on parle encore du « bâtir un avenir », cela veut dire qu'il y a du travail. Et effectivement, avec un taux de pénétration de l'assurance dans toute la zone d’environ 3 %, il y a encore du chemin. Certes, les 50 ans n'ont pas été nuls, mais ils nous interpellent à intensifier sensiblement le travail pour que l'assurance en Afrique ait un avenir. Et pour cela, il s'agit d'accroître le périmètre même de l'assurance, voir comment aller sur de nouveaux terrains, amener l'assurance à répondre à des besoins nouveaux, à des exigences et contraintes nouvelles. Et c'est l'innovation qui va créer de nouveaux produits, si l'on veut bâtir l'avenir de l'assurance africaine. Dans le secteur de assurances, il y a des produits traditionnels auxquels sont attachés des clichés depuis de nombreuses années et qui sont entretenus parfois par des gens qui n'ont jamais vécu les expériences dont ils parlent, mais qui véhiculent des clichés qui relèvent d'un autre temps ; car la réglementation CIMA a résolu une bonne partie des difficultés auxquelles les assurances étaient exposées.  

Mais ces produits traditionnels véhiculent certains clichés tenaces qui ne correspondent pas à la réalité d’aujourd’hui, mais qui, malheureusement, s'y attachent. Il y a un travail d'innovation, de relookage ou de relooking de ces produits-là, qui va permettre d'y ajouter quelques garanties, quelques aménagements pour effacer leurs limites ou ce qui est supposé tel, pour ainsi effacer les clichés ou ce qui est supposé tel, afin de leur donner un regain d'intérêt pour nos populations. Je suis reparti satisfait, et tous les partenariats que nous avons pu nouer pendant ces Assemblées étaient dans cette dynamique.

Il était également question pour nous de voir comment, avec des nouveaux partenariats, créer de nouveaux produits, car il y a des besoins très concrets exprimés par nos populations, surtout du milieu rural vers lesquels il va forcément falloir aller. Ce 50e anniversaire de la FANAF nous a permis à tous de prendre réellement conscience de l'intensité du travail qui reste à faire. Et le maître mot reste l'innovation. A RAYNAL Assurances, pour avoir été lauréat du Prix de l’innovation solution inclusive, nous sommes très satisfaits de cette Assemblée Générale.

Il est vrai que la question de la communication n’a pas été le sujet vedette de cette rencontre, mais il faut reconnaitre que le secteur des assurances, de façon générale, a un déficit de communication. Quand vous regardez les publicités dans les médias, de façon générale, dans nos pays africains, vous voyez que les assureurs communiquent peu, comparer à l'Occident où les assureurs communiquent plus. Et même quand on compare en Afrique, le secteur bancaire au secteur des assurances, ou à d'autres acteurs des finances, on voit encore trouver que les assureurs communiquent beaucoup moins.

Le faible taux de pénétration est d'abord lié à l'absence de culture assurantielle, à la méconnaissance des produits et mais aussi la méfiance. Et tous ces problèmes ne se résolvent pas que techniquement. C'est vrai que l’on parle d'innovation, mais une fois que vous innovez, que vous vous mettez à disposition des produits correspondants aux besoins des gens, ce n'est qu'à travers la communication qu'ils en seront sensibilisés.  Ce n'est qu'avec la communication qu'ils percevront la pertinence, l'adéquation qu'il y a entre les produits et leurs besoins. La communication est donc essentielle, mais malheureusement, on a beaucoup mis l'accent sur des questions beaucoup plus techniques et organisationnelles, et on a sous-estimé la dimension communicationnelle. Mais c'est une tare qui reflète ce déficit de communication qui a toujours caractérisé notre secteur. »


Arnaud Ouédraogo, président de l'association des Agents généraux du Burkina Faso : « l’avenir de l'assurance africaine réside dans le travail »

« C'est un bilan satisfaisant, c'est l’une des FANAF qui a eu la plus grande participation. C'est aussi une FANAF qui tombe avec le renouvellement du bureau exécutif, avec de grands enjeux. Et le thème de cette édition : « bâtir l’assurance de demain » cadre très bien avec la situation actuelle du marché. On ne peut donc que se réjouir de ce qui va se passer, car les enjeux de développement sont majeurs pour l'Afrique, et la FANAF n'est pas en reste. L’avenir de l'assurance africaine réside dans le travail, dans l'implication de tous, dans le développement de tous les secteurs. Car, l'assurance est incontournable dans l'économie de toute l'Afrique.

Nous devrons aller au-delà des taux actuels de pénétration pour accroître l'assurance en Afrique. Ainsi, nous allons réaliser un meilleur impact. Le rôle des intermédiaires comme les agents généraux, c'est le travail, c'est respecter les codes, les clauses des contrats, travailler à développer, à expliquer davantage l’assurance, améliorer l’approche vis-à-vis des clients. Et tout ira pour le mieux. Les Assemblées de la FANAF sont un rendez-vous de réflexions et d’opportunités d'affaires. Je promets que la prochaine FANAF, je ferai en sorte que beaucoup de mes collègues y participent. Car faire l'assurance, c'est participer à cette fête, à cette organisation. C'est indéniable, c'est important ! »

Propos recueillis par la

Rédaction de C’Finance

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