la cuniculture, comment ça fonctionne?
1 Mettre des lapins en élevage suppose
- de les choisir
- de les loger
- de les nourrir et de les abreuver
- de les faire se reproduire et d'élever les petits
- de les surveiller et de les soigner
- de renouveler progressivement le cheptel
- de trouver un débouché pour les animaux produits et de les commercialiser.
L'importance d'un élevage est définie par l'effectif de lapins qui assure la reproduction. On les appelle les reproducteurs ; ils comprennent des femelles ou mères lapines et des mâles.
Les mâles sont nécessaires pour les saillies, les femelles assurent la gestation, la mise bas et l'allaitement des jeunes lapereaux jusqu'au sevrage. En général, 10 à 12 jours après la mise bas, elles sont saillies à nouveau (une nouvelle gestation commence donc pendant la fin de l'allaitement, si la saillie est fécondante c'est-à-dire positive). Les capacités de production d'une lapine sont limitées dans le temps, il est donc nécessaire de les renouveler en fonction de leurs performances (voir chapitre 6).
Les jeunes sevrés sont placés en cage d'engraissement après sexage. Pendant cette phase, on déterminera si le jeune, en particulier la femelle, peut être gardé pour assurer le renouvellement du cheptel. Les autres seront soit vendus pour leur chair, soit cédés comme reproducteurs pour d'autres élevages.

2.2. Un élevage forme un tout
Pour réussir et rentabiliser un élevage, il est nécessaire de prendre en compte tous les facteurs d'élevage avec leurs interactions, en particulier faire un choix raisonné :
- des animaux (mères lapines et mâles)
- de l'alimentation
- du bâtiment et de son équipement (cages, abreuvoirs, mangeoires, boîtes à nids, etc..)
- de la conduite d'élevage théorique qui doit être adaptée aux 3 éléments précédents.
Mais aussi il faudra prendre en considération l'éleveur et sa pratique c'est-à-dire la conduite réelle d'élevage ainsi que l'environnement (qualité et vitesse de l'air, microbisme, etc…).
2.3. Comment choisir ses lapins ?
Les lapins élevés en Afrique, et surtout au Bénin, sont des races à viande. Ils sont le plus souvent croisés mais de manière anarchique. On les désigne par le terme de " lapin commun ". Les lapins diffèrent par le coloris de leur robe qui va du blanc uniforme au noir, en passant par le blanc tacheté de noir, le fauve, le gris, le pelage agouti, etc… Certains traits de ces animaux rappellent les caractéristiques des races élevées sur d'autres continents. C'est ainsi que certains sont apparentés au Néo-Zélandais Blanc d'autres au Fauve de Bourgogne ou au Papillon Français, au Géant des Flandres, au Bleu de Vienne, au Lapin créole, etc…
Les races moyennes ou les produits de leurs croisements sont recommandés pour la production de lapins de chair en Afrique de l'Ouest.




