L'État burkinabè a accordé à la Société coopérative avec Conseil d’Administration (SCOOP-CA) Burkina Mine le permis d'exploitation semi-mécanisée d'or n°4406, dénommé « GNIMI ». La nouvelle société GNIMI Mining SA est détenue à 80 % par la SCOOP-CA Burkina Mine et 20 % par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB). Un aboutissement historique pour cette initiative locale de projet minier bâtie sur un modèle de financement participatif, et qui propulse la SCOOP-CA Burkina Mine dans la phase opérationnelle de sa vision 2030.

La nouvelle politique nationale du contenu local dans le secteur minier produit ses effets au quotidien au Burkina Faso. La Société Coopérative avec Conseil d'Administration Burkina Mine (SCOOP-CA Burkina Mine), créée en 2022 par des Burkinabè sur un modèle de financement participatif ouvert à tout investisseur burkinabè, est désormais titulaire d’un permis d’exploitation semi-mécanisée d'or n°4406, dénommé « GNIMI », sur la base de l’arrêté ministériel N°2026-109/MEMC/SG/DGMG du 17 avril 2026.

Implantée à Dano dans la région du Djôrô, la nouvelle société minière GNIMI Mining SA s’étend, dans sa première phase, sur une superficie de 91 hectares avec une perspective de production totale estimée à 1099 kg d’or et un chiffre d’affaires de 78,07 milliards FCFA. Engagée sur une durée de 5 ans, la SCOOP-CA Burkina Mine projette le développement progressif de ce projet GNIMI en une petite mine industrielle sur une superficie plus étendue.

Le permis GNIMI marque surtout l'entrée dans la première étape concrète de la vision stratégique de la coopérative Burkina Mine dont la trajectoire définie par la direction générale se décompose en trois phases : l’exploitation semi-mécanisée à court terme, la petite mine industrielle et la grande mine industrielle.

Un cas d’école de la politique de souveraineté économique

Le capital de GNIMI Mining SA est détenu à 80 % par la Burkina Mine et 20 % par la Société de participation minière du Burkina Faso (SOPAMIB), bras technique et opérationnel de l’Etat burkinabè dans les investissements miniers. Le nouveau Code du minier du Burkina Faso de 2024 introduit une obligation de participation de l'État au capital social des sociétés d'exploitation minière à hauteur de 15% à titre gracieux, et pouvant aller à 45%, à titre onéreux, en partenariat avec le privé national. Dans le cas des sociétés semi-mécanisées, l'État bénéficie automatiquement de 20 % du capital, sans contrepartie financière.

Ce code exige également la fourniture d'une notice d'impact environnemental et social pour l'obtention d'un permis semi-mécanisé et impose aux titulaires de ce type de permis de vendre leurs produits prioritairement sur le marché intérieur burkinabè.

L'obtention du permis GNIMI intervient ainsi dans un contexte de transformation profonde du cadre réglementaire minier burkinabè visant à renforcer l’appropriation de la chaine de valeurs minière par les nationaux et à optimiser les retombées du secteur pour le pays. La SCOOP-CA/BM apparait alors comme un cas d’école de cette ambition de souveraineté économique.

Présence sur plusieurs segments de la chaine de valeurs minière

Avec le permis GNIMI, la SCOOP-CA BM se positionne désormais comme le premier réseau d'investisseurs miniers participatifs au Burkina Faso. Son modèle économique est structuré en deux catégories d'investissement ouvrant l’accessibilité à une large partie de la population, allant des petits épargnants aux acteurs institutionnels. Disposant à ce jour de plus de 25 points focaux sur le territoire national, et d'une présence internationale couvrant la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Mali, le Niger et Istanbul, la société coopérative opère sur plusieurs segments de la chaine de valeur mine : exploration et exploitation minière, formation, traitement des minerais, fourniture de biens et services miniers, consulting en accompagnement de projets.

L’entrée dans la phase opérationnelle de GNIMI Mining SA montre que le Burkina Faso dispose d’une expertise locale capable de s’organiser et d’investir dans un secteur considéré comme hautement capitalistique.

Mouni N’GOLO

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