Le ministre d’Etat, en charge de la Mobilité, Émile Zerbo a pris un arrêté de suspension de la Société de transport Aorèma et frères (STAF) sur toute l’étendue du territoire national. Cette décision prend effet le 16 février 2026 pour une durée subordonnée au respect par la compagnie de transport d’un certain nombre de directives précisées dans l’arrêté.

Le paysage du transport routier au Burkina Faso connaît un tournant majeur. En effet, par l'arrêté n°2026-0213/MATM/SG/DGTTM, le ministre d’État, ministre de l’Administration Territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a prononcé la suspension temporaire des activités de la Société de transport Aorèma et frères (STAF) pour compter du 16 février 2026.  

La mesure de suspension s'appuie sur un constat de non-respect récurrent des prescriptions relatives au code de la route et aux limitations de vitesse par la compagnie. Détentrice de la licence n°2021/03/01/T1/0002, la STAF se voit ainsi contrainte de cesser tout service de transport de voyageurs sur l'ensemble du territoire national.

La STAF est l'un des leaders historiques du transport interurbain au Burkina Faso. Cette décision intervient dans un climat national de lutte accrue contre l'insécurité routière, alors que les autorités multiplient les sensibilisations et les contrôles pour réduire le nombre d'accidents souvent liés à l'excès de vitesse.

Un signal fort pour le secteur du transport

La levée de cette suspension est conditionnée par une mise en conformité rigoureuse de l'entreprise. Durant cette période d'arrêt, la STAF est tenue de : soumettre l'intégralité de son parc automobile à une inspection technique approfondie, produire un plan de mise en conformité incluant un programme d'entretien systématique des véhicules; fournir une liste nominative des conducteurs avec des preuves de qualification et de formation continue; détailler les mesures internes prises pour le renforcement de la sécurité routière.

Cette sanction administrative rappelle aux opérateurs économiques du secteur que la croissance et la rentabilité ne peuvent se faire au détriment de la sécurité des passagers. Le ministre a précisé qu'en cas de non-respect de cet arrêté, des sanctions plus lourdes prévues par le cahier des charges du transporteur routier (articles 71 et 72 de l'arrêté de 2015) pourraient être appliquées.

Pour certains usagers et acteurs économiques, cette suspension temporaire d'un acteur majeur pourrait provoquer des tensions sur l'offre de transport à court terme, mais elle souligne la volonté de l'État burkinabè d'assainir durablement le secteur de la mobilité.

Mouni N’GOLO

 

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