Les autorités de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) observent de près la guerre déclenchée le 28 février 2026 au Moyen-Orient. Conformément à sa mission d’assurer la stabilité macroéconomique de l’espace, la Commission de l’UEMOA, réunie le 3 mars 2026, à Ouagadougou, autour de son Président, Abdoulaye Diop, a mis en place un Comité de veille et de suivi ad hoc. L’objectif est d’assurer un suivi rapproché de l’évolution de cette guerre, à l’effet d’anticiper ou d’atténuer ses éventuels impacts sur les économies de la sous-région. 

Avec l’un des taux de croissance le plus élevé dans le monde, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a bouclée l’année 2025 avec des indicateurs macroéconomiques au vert, mais aussi avec des perspectives favorables pour 2026. En effet, le taux de croissance de l’Union s’est établi à 6,7% en 2025, contre 6,2% en 2024. Il pourrait s’établir à 6,4% en 2026. Pour ce qui est du taux d’inflation au sein de l'espace communautaire, il est ressorti à -0,8% au dernier trimestre 2025, après -1,4% au trimestre précédent. En termes de perspective, le taux d’inflation pourrait connaitre une remontée pour s’afficher à 1,4% en 2026.

Dans une économie mondiale interconnectée et interdépendante, les chocs extérieurs et les tensions géopolitiques à l’échelle internationale peuvent avoir des répercussions négatives sur ces solides performances macroéconomiques dans l’espace UEMOA. En effet la guerre déclenchée le 28 février 2026 au Moyen-Orient peut perturber les marchés d’approvisionnements, impacter les prix des matières premières, engendrer une flambée du coût de l’énergie, et partant une inflation importée, qui frapperait le portefeuille des ressortissants de la sous-région. 

Renforcer la résilience de l’Union

Conscientes de ces éventuels effets perturbateurs de cette guerre qui se mène à des milliers de kilomètres sur les économies de l’espace communautaire, les autorités de l’Union ont décidé de ne pas être de simples observateurs attentistes, en se mettant dans une perspective d’anticipation.

A cet effet, la Commission de l’UEMOA s’est réunie le 3 mars 2026, à Ouagadougou, autour de son président, Abdoulaye Diop. L’objet de cette rencontre stratégique était « d’enclencher la réflexion sur les conséquences économiques et sociales de la tension au Moyen-Orient au sein de l’Union », d’analyser ses « implications géopolitiques au niveau régional et international ».  A l’issue des échanges, la Commission a décidé de la mise en place d’un Comité de veille et de suivi ad hoc. Il a pour rôle d’assurer un « suivi rapproché de l’évolution de cette guerre dont les impacts sont déjà perceptibles au niveau mondial ». La mise en place de ce Comité traduit l’engagement constant de la Commission de l’UEMOA à renforcer la résilience de l’Union face aux chocs exogènes, en veillant au quotidien à garantir sa stabilité macroéconomique.

La Rédaction

 

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