La troisième édition du Forum Mine, organisée par la Chambre des Mines du Burkina (CMB), du 6 au 8 juillet 2026, à Ouagadougou, sous le thème : « santé-sécurité-environnement : libérer le plein potentiel minier », a pris fin par une douzaine de recommandations visant à faire du secteur minier burkinabè une référence en matière de respect des normes santé-sécurité-environnement.
Le Forum Mine 2026 a tenu ses promesses. Après trois d’expositions et de réflexions autour des panels, d’ateliers et journées scientifiques, organisateurs et participants ont dressé un bilan largement positif de cette rencontre. Entre partages d’expériences et leçons apprises, ce rendez-vous majeur du secteur minier burkinabè, porté par la Chambre des Mines du Burkina (CMB) et tenu du 6 au 8 septembre 2026, sous le thème : « santé-sécurité-environnement : libérer le plein potentiel minier », a pris fin par l’adoption d’une douzaine de recommandations. Elles s’adresses à l’Etat, aux sociétés minières, à la CMB et aux communautés et partenaires. Leur opérationnalisation devrait permettre de créer les conditions d’une exploitation minière responsable, conciliant davantage rentabilité économie et financière et performance sociale et environnementale.
A l’endroit de l’Etat burkinabè, le Forum a recommandé de créer les bases d’une culture Santé-Sécurité-Environnement (SSE) et de changement de comportement dans les autres secteurs de production et au niveau individuel, renforcer le dispositif juridique et les mécanismes de prévention des risques professionnels dans un environnement du secteur minier très dynamique. Il devrait également soutenir les investissements et la formation en matière de santé sécurité et environnement et mettre en place un plan d’intervention d’urgence nationale dans le secteur minier.
Rendre obligatoires des exercices conjoints annuels
Aux compagnies Minières, recommandations leur ont été faites de formaliser le mécanisme de droit de retrait face à un danger grave et imminent, en formant et en protégeant les travailleurs des sites miniers, d’instaurer des diagnostics environnementaux participatifs avec les communautés riveraines pour atténuer l'impact, de renforcer la synergie et le partage des bonnes pratiques en matière de SSE entre sociétés minières et avec leurs prestataires.
Elles devraient aussi mettre les innovations technologiques et la digitalisation au service de la gestion des risques dans le secteur minier, rendre obligatoires des exercices conjoints annuels entre les compagnies minières, la Protection civile, les forces de sécurité et les collectivités et renforcer la collaboration entre les sociétés minières et les structures publiques spécialisées en santé-sécurité-environnement. Quant à la Chambre des mines, elle a été invitée à mettre en place une plateforme de capitalisation et d’échanges de bonnes pratiques et leçons apprises en matière de santé-sécurité-environnement, développer la collaboration entre mines et structure de recherche afin de perfectionner les outils de gestion hygiène-sécurité-environnement.
Une feuille de route
En fin, le Forum a recommandé aux communautés et partenaires d’ériger le dialogue social en valeur morale dans toutes les phases de développement des projets miniers. Pour le ministre de l’Energie, des Mines et des Carrières, Yacouba Zabré Gouba, les recommandations constituent une feuille de route précieuse pour renforcer la gouvernance environnementale et sociale du secteur, promouvoir une exploitation minière responsable, soutenir le processus de réhabilitation des sites miniers, améliorer la prévention des risques professionnels et favoriser l'innovation au service de la performance durable. Il a traduit sa gratitude à la CMB pour l'organisation de ce cadre de dialogue, devenu, au fil des éditions, un rendez-vous incontournable pour les acteurs du secteur minier.
« Je demeure convaincu que le dialogue instauré au cours de ces trois jours renforcera davantage la coopération entre les différents acteurs et contribuera à faire du Burkina Faso une référence en matière d'exploitation minière responsable, compétitive et durable », a-t-il soutenu. Le ministre Gouba a souhaité que les acquis de cette troisième édition inspirent de nouvelles initiatives, favorisent une amélioration continue des performances du secteur et renforcent la contribution des mines au développement économique et social du Burkina Faso. Car, aucun secteur minier performant ne peut durablement prospérer que s'il place la protection de l'environnement, la santé des travailleurs et des communautés ainsi que la sécurité au cœur de ses priorités, a-t-il conclu.
La Rédaction




