Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), réuni le 8 juillet 2026 à Abidjan, a approuvé un financement de 205 millions d’euros en faveur du Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF). Cette opération vise à accroître la capacité du corridor stratégique Kénitra–Marrakech, à travers l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) et la modernisation du réseau existant, afin d’améliorer la mobilité, la compétitivité logistique et l’intégration économique du pays.
Le Maroc poursuit la modernisation de son réseau ferroviaire avec l’appui de la Banque africaine de développement. Le financement de 205 millions d’euros accordé au Projet d’appui au développement des infrastructures ferroviaires (PADIF) par la BAD va permettre d'accélérer les investissements sur le corridor Kénitra–Marrakech, principal axe de circulation des voyageurs et des marchandises du pays, tout en soutenant les ambitions du Royaume chérifien en matière de mobilité durable, de compétitivité économique et de transition écologique.
Le projet prévoit l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV), ainsi que le renforcement des infrastructures ferroviaires conventionnelles sur ce corridor stratégique. Les investissements porteront notamment sur l’acquisition de rails neufs, d’appareils de voie et d’équipements destinés à accroître la capacité du réseau, aussi bien sur les lignes classiques que sur la LGV, en particulier autour du hub ferroviaire de Casablanca. À travers cette opération, la BAD entend accompagner la croissance du trafic ferroviaire tout en améliorant la fluidité des déplacements entre les principaux pôles économiques et urbains du Maroc.
Un investissement au service de la compétitivité et de la transition verte
« En combinant l’extension de la ligne à grande vitesse et la modernisation des infrastructures existantes, cette opération accompagnera la hausse des trafics voyageurs et marchandises, fluidifiera les échanges et réduira les temps de parcours. À terme, elle renforcera la compétitivité logistique du Maroc et consolidera son rôle de hub stratégique entre l’Europe et l’Afrique », a déclaré le responsable du bureau pays du Groupe de la BAD au Maroc, Achraf Tarsim.
Au-delà de la modernisation du transport ferroviaire, le PADIF ambitionne de générer des retombées économiques durables. En réduisant les temps de trajet et les coûts logistiques, le projet devrait améliorer la compétitivité des entreprises, faciliter les échanges commerciaux et renforcer l'attractivité des territoires desservis.
L'opération contribuera également à accélérer la transition vers des modes de transport moins émetteurs de carbone, conformément aux engagements du Maroc en matière de développement durable. Une composante spécifique est consacrée à la gestion du projet, incluant la maîtrise d'ouvrage, la maîtrise d'œuvre ainsi que le suivi-évaluation, afin de garantir une exécution efficace des investissements et la mesure de leurs impacts.
Près de 15 milliards d'euros mobilisés par la BAD au Maroc depuis 1978
Pour la Banque africaine de développement, ce financement s'inscrit pleinement dans les priorités de son Document de stratégie-pays 2024-2029 pour le Maroc ainsi que dans de son Plan les Quatre Points cardinaux de l'institution. Il accompagne également la mise en œuvre du Nouveau modèle de développement du pays et du programme Rail 2040, qui ambitionne de moderniser et d'étendre le réseau ferroviaire national.
Ce nouveau financement vient renforcer un partenariat historique entre la Banque africaine de développement et le Maroc. Depuis 1978, l'institution panafricaine a mobilisé près de 15 milliards d'euros pour financer plus de 150 projets et programmes dans le Royaume chérifien. Ces interventions couvrent plusieurs secteurs stratégiques, notamment les transports, l'énergie, l'eau et l'assainissement, l'agriculture, la protection sociale, la gouvernance ainsi que le secteur financier.
À travers le PADIF, la Banque confirme ainsi son engagement à accompagner le Maroc dans le développement d'infrastructures modernes, résilientes et durables, capables de soutenir la croissance économique, de renforcer la connectivité régionale et de consolider le positionnement du pays comme plateforme logistique entre l'Afrique et l'Europe.
Estelle KONKOBO




