5e Journées du fournisseur minier du Burkina : acteurs miniers et financiers saluent la dynamique du contenu local
Organisée autour du thème « Opérationnalisation du contenu local dans le secteur minier burkinabé : quelles stratégies d’investissement et de sécurisation », la 5e édition des Journées du fournisseur minier du Burkina Faso, qui se tient du 16 au 18 décembre 2025, à Ouagadougou, a réuni entreprises locales, institutions financières, structures techniques et organisations professionnelles. Tous partagent un même constat : le contenu local progresse, mais son opérationnalisation nécessite encore des mécanismes solides de financement, de sécurisation et d’accompagnement. À travers leurs témoignages, des participants dressent un état des lieux et expriment leurs attentes.
Yonli Honoré, chargé des services logistiques de West African United Drilling SARL : « nous sommes venus accompagner la politique du gouvernement sur le contenu local »
« West African United Drilling SARL intervient principalement dans le secteur minier, où nous offrons des prestations en exploitation, transport minier et divers services connexes. Nous avons également des activités annexes dans le BTP, qui fonctionnent très bien. Même si notre société n’a que trois ans d’existence, elle est robuste, car elle a su regrouper autour d’elle des professionnels très expérimentés, avec de longues années de pratique dans le domaine.
Notre présence à cette 5e édition s’inscrit dans notre volonté d’accompagner la politique du gouvernement en matière de contenu local. Nous croyons que les entreprises burkinabè doivent jouer pleinement leur rôle dans le développement du secteur minier. À l’issue de cet événement, nous espérons pouvoir répondre efficacement aux besoins des fournisseurs et leur permettre de recourir davantage à nos services. Le thème retenu : « Opérationnalisation du contenu local dans le secteur minier burkinabé : quelles stratégies d’investissement et de sécurisation ? », interpelle tout le monde, car il invite chaque acteur à s’aligner sur la vision nationale de valorisation du contenu local. Nous sommes prêts à aller dans ce sens. »
Zamtako Abdel Kader, chef de service métier spécialisé à la Banque Atlantique Burkina Faso : « la banque doit jouer un rôle important dans l’accompagnement du secteur minier »
« La Banque Atlantique est l’une des principales institutions financières du Burkina Faso. Présente dans le pays depuis 2006, elle fait aujourd’hui partie des 16 banques en activité. Nous disposons de 26 agences sur l’ensemble du territoire national, dont 11 à Ouagadougou et 3 à Bobo-Dioulasso. Nous proposons des solutions financières adaptées à toutes les catégories de clientèle : grandes entreprises, PME, TPE, ONG, institutions, professionnels, mais aussi particuliers, fonctionnaires et salariés.
Notre participation à la cinquième Journée du fournisseur minier (JFM) s’explique par une conviction forte que le secteur minier est stratégique pour l’économie burkinabè, et que la banque a un rôle clé à jouer dans son accompagnement. Il est donc tout à fait normal que nous soyons présents aux côtés des fournisseurs miniers pour soutenir leurs activités. Le thème sur l’opérationnalisation du contenu local est très bien accueilli par le secteur financier. Depuis son avènement, nous avons toujours estimé que les acteurs locaux devaient bénéficier d’une meilleure visibilité et d’un accompagnement renforcé pour participer pleinement au développement du pays.
La Banque Atlantique, à travers ses dirigeants, a pris l’engagement d’être aux côtés de ces acteurs en leur proposant des solutions de financement adaptées. À cette occasion, nous présentons notamment le Crédit-bail (leasing), un produit que nous déployons depuis 2019 pour accompagner les fournisseurs miniers dans l’acquisition de matériels roulants, d’équipements de bureau ou industriels, avec une option d’achat en fin de contrat. Nous restons disponibles pour accompagner tous les acteurs intéressés, afin de leur permettre de développer durablement leurs activités. »
Boubacar Senou, directeur général et promoteur du laboratoire Senexel : « le contenu local a permis de maintenir et développer notre activité »
« Senexel est un laboratoire détenu à 10 % par l’État burkinabè et à 90 % par des privés nationaux. Nous intervenons dans le contrôle qualité des produits agroalimentaires avant leur mise à la consommation, l’analyse des eaux de boisson, des eaux industrielles pour les compagnies minières, ainsi que la surveillance de certaines activités minières.
L’une de nos activités majeures est le test de drainage minier acide, qui permet de s’assurer que les résidus solides des mines ne présentent pas de risques pour l’environnement. C’est un service rare au Burkina Faso, alors qu’il était auparavant réalisé à l’extérieur du pays. Nous analysons également les produits chimiques utilisés par les mines pour garantir leur conformité et leur qualité.
Si nous sommes présents à cette cinquième édition, c’est avant tout pour gagner en visibilité et faire connaître davantage notre expertise. Le thème du contenu local est déterminant pour nous, car c’est grâce à cette politique que les mines ont accepté de nous faire confiance. Aujourd’hui, elles sont satisfaites et continuent de travailler avec nous. Nous sommes convaincus qu’avec ce type de rencontres, nous pourrons renforcer notre contribution au développement du Burkina Faso. »
François Tiénin, directeur commercial de CIEL VERT Burkina : « le financement reste une problématique centrale pour les fournisseurs miniers »
« CIEL VERT Burkina est une entreprise burkinabè spécialisée dans l’hygiène industrielle. Nous produisons localement des dégraissants utilisés dans les garages, les industries minières et le secteur agroalimentaire. Nos produits sont biodégradables, sans danger pour l’utilisateur et respectueux de l’environnement. Notre mission principale est de fournir des solutions de nettoyage de haute qualité, répondant aux besoins spécifiques de l’industrie minière, agroalimentaire et des cuisines professionnelles. Nous voulons contribuer au développement économique local.
Le thème de cette cinquième édition revient sur une question essentielle, celle du financement des fournisseurs miniers. C’est une difficulté réelle pour de nombreux acteurs, car le secteur minier exige des moyens importants. Même si, en tant que producteurs, nous sommes relativement épargnés, nous savons que beaucoup de fournisseurs sont confrontés à cette réalité. Nous espérons que cette rencontre permettra d’identifier des pistes de solutions concrètes. En tant que membre permanent de l’ABSM, nous participons activement à cette dynamique collective. »
Bernadette Djikpeto Gbaguidi, commissaire aux comptes de l’AFEMIB : « les femmes peuvent jouer un rôle déterminant dans le développement du secteur minier et, au-delà, dans le développement économique du pays »
« L’AFEMIB, l’Association des Femmes du secteur Minier du Burkina Faso, est une organisation qui œuvre essentiellement pour le bon positionnement de la femme dans le secteur minier, un secteur longtemps perçu comme masculin et peu accessible. Quand nous parlons de positionnement de la femme, il ne s’agit pas uniquement des femmes cadres ou entrepreneures, mais de toutes celles qui interviennent, à divers niveaux, dans la chaîne de valeur minière.
Cela concerne les femmes employées dans les sociétés minières, les femmes fournisseurs de biens et services, les femmes des communautés riveraines, celles qui évoluent dans l’artisanat minier, mais aussi les femmes qui travaillent dans les activités connexes. L’objectif est de faire en sorte que chaque femme, quel que soit son niveau d’intervention, puisse trouver sa place, être reconnue et bénéficier des opportunités offertes par le secteur.
Le thème retenu pour cette 5e édition, qui porte sur l’opérationnalisation du contenu local, est particulièrement pertinent. On peut dire aujourd’hui que le contenu local est déjà une réalité, même si tout n’est pas encore parfait. En l’espace de deux ans, nous avons enregistré une évolution significative, avec une progression estimée à près de 40 %. Cela montre que des efforts sont faits, aussi bien par l’État que par les sociétés minières et les autres acteurs du secteur.
Mais parler encore d’opérationnalisation signifie que le processus est en cours et qu’il reste des ajustements à faire. L’enjeu désormais, c’est de rendre cette politique encore plus professionnelle, plus structurée et plus inclusive, afin d’atteindre, à moyen terme, un contenu local fort, efficace et durable. Notre ambition, en tant qu’acteurs du secteur, est de tendre vers 100 % de contenu local dans les prochaines années.
Il faut aussi rappeler que les fournisseurs ne peuvent pas évoluer seuls. Il n’y a pas de fournisseurs sans les sociétés minières, tout comme il n’y a pas de contenu local sans accompagnement. Les défis sont nombreux : l’accès au financement, le renforcement des compétences, la compréhension des réalités du secteur minier, le rythme de travail et les exigences opérationnelles. Ce sont des réalités complexes qui nécessitent une formation continue et un encadrement adapté.
À l’issue de cette 5e édition, nos attentes sont très claires. Nous saluons d’abord les autorités gouvernementales et l’ensemble des acteurs pour cette initiative, qui contribue à dynamiser le secteur. Nous espérons qu’à l’horizon décembre 2026, nous pourrons mesurer une nouvelle progression significative, pourquoi pas encore de l’ordre de 40 %, afin de consolider définitivement le contenu local au Burkina Faso. L’AFEMIB reste convaincue que le contenu local constitue une opportunité majeure pour les femmes. Avec un accompagnement adéquat, une meilleure structuration et une réelle volonté de toutes les parties prenantes, les femmes peuvent jouer un rôle déterminant dans le développement du secteur minier et, au-delà, dans le développement économique du pays. »
Yasmine Zabsonré, chargée marketing et formation chez Xperts : « nous sommes là pour rencontrer des partenaires, présenter notre expertise et contribuer à la mise en œuvre effective du contenu local »
« Xperts est un bureau de contrôle technique qui intervient principalement dans le domaine de l’expertise technique, de l’inspection et de la formation professionnelle. Nous travaillons essentiellement avec les sociétés minières, notamment pour tout ce qui concerne les engins et les équipements utilisés sur les sites. À ce niveau, nous réalisons des inspections réglementaires et des inspections spécialisées, afin de nous assurer que les équipements respectent les normes de sécurité et de performance exigées par la réglementation en vigueur.
En parallèle des inspections, nous intervenons également dans la formation des opérateurs et du personnel technique. Ces formations sont essentielles, car elles permettent de renforcer les compétences locales, de réduire les risques d’accidents et d’améliorer la productivité sur les sites miniers. Nous faisons aussi de l’étalonnage et du calibrage des appareils, des opérations indispensables pour garantir la fiabilité des mesures et la conformité des équipements utilisés dans les activités industrielles et minières.
Notre présence à cette cinquième édition des Journées du fournisseur minier répond avant tout à un besoin de visibilité et de rencontres professionnelles. Ces cadres d’échanges sont importants pour nous, car ils permettent de créer des passerelles entre les fournisseurs locaux, les sociétés minières et les autres acteurs du secteur. C’est aussi l’occasion de mieux faire connaître nos services et d’expliquer concrètement ce que nous pouvons apporter aux entreprises.
Cependant, il faut reconnaître que nous aurions souhaité un engouement plus marqué autour de cette édition. Ayant participé à la SAMAO, nous avons constaté une différence en termes de mobilisation et de fréquentation. Ici, la participation est plus timide. Nos attentes sont donc que ce type d’événement gagne en visibilité et attire davantage de participants. Nous sommes là pour rencontrer des partenaires, présenter notre expertise et contribuer, à notre niveau, à la mise en œuvre effective du contenu local. Car, sans expertise technique locale, sans formation et sans contrôle rigoureux, il sera difficile de bâtir un secteur minier durable, sécurisé et réellement bénéfique pour l’économie nationale. »
Babouin Nébon, directeur des affaires institutionnelles et des partenariats stratégiques de SCOOP-CA/Burkina Mine : « le contenu local est une dynamique collective en marche »
« Notre participation à cette 5e édition des Journées du fournisseur minier, organisée par l’Alliance des fournisseurs des biens et services miniers (ABSM), s’inscrit pleinement dans la dynamique de la politique nationale du contenu local. Cette journée, placée sous le thème de la mise en œuvre du contenu local et des mécanismes de financement et de sécurisation, constitue pour nous un cadre stratégique de réflexion et d’échanges entre les différents acteurs de l’écosystème minier.
Burkina Mine est une entreprise qui est née directement de la politique du contenu local. À ce titre, il nous paraît essentiel, chaque fois que cette politique est évoquée, débattue ou évaluée, de marquer notre présence. C’est à la fois un devoir de reconnaissance envers les autorités qui ont initié et porté cette vision, et un engagement citoyen et économique en faveur d’un secteur minier plus inclusif. Aujourd’hui, grâce à cette politique, des acteurs burkinabè ont pu émerger et se positionner aussi bien dans l’exploitation des ressources minières, notamment l’or, que dans la fourniture de biens et de services aux sociétés minières.
Notre présence à ces Journées vise également à renforcer la concertation entre les acteurs du secteur. Le contenu local ne peut pas se construire de manière isolée. Il nécessite une synergie entre l’État, les sociétés minières, les fournisseurs locaux, les institutions financières et les communautés. C’est ensemble que nous devons réfléchir aux mécanismes capables de soutenir efficacement cette politique, notamment en matière de financement et de sécurisation des activités. Ce sont là des défis majeurs, récurrents et souvent déterminants pour la survie et la croissance des entreprises locales.
Aujourd’hui, de nombreux fournisseurs locaux disposent du savoir-faire et de la volonté, mais se heurtent à des contraintes importantes, qu’il s’agisse de l’accès au financement, de la gestion des risques ou encore de la sécurisation des investissements. Ces réalités ne peuvent être ignorées. C’est pourquoi des cadres comme cette édition des Journées du fournisseur minier sont essentiels. Ils permettent de poser les problèmes sans détour, de partager les expériences et d’identifier, collectivement, des solutions réalistes et adaptées au contexte burkinabè.
Nos attentes à l’issue de cette rencontre sont fortes. Nous souhaitons avant tout que les recommandations issues des différents panels ne restent pas lettre morte. Il est important qu’un mécanisme de suivi soit mis en place afin que les propositions formulées puissent être traduites en actions concrètes. Nous espérons également que les autorités publiques, au niveau décisionnel, porteront une attention particulière aux conclusions de ces échanges, afin d’intégrer ces réflexions dans l’amélioration et l’orientation future de la politique du contenu local.
La politique du contenu local est aujourd’hui en phase d’évaluation. Il s’agit d’identifier clairement ses forces, mais aussi ses insuffisances, afin de mieux se projeter. Cette évaluation est une opportunité. Elle doit permettre de renforcer les acquis, de corriger les faiblesses et d’en faire un véritable levier de développement économique, industriel et social. Pour nous, l’objectif est clair : faire du secteur minier un moteur de croissance qui génère de la valeur ajoutée au niveau national, tout en favorisant l’émergence d’entreprises locales solides et compétitives.
Burkina Mine se positionne comme un témoignage vivant de ce que la politique du contenu local peut produire lorsqu’elle est bien accompagnée. Notre modèle économique repose sur la participation communautaire, ce qui démontre qu’il est possible de concilier exploitation minière, développement local et inclusion des populations. C’est cette vision que nous portons et que nous souhaitons partager avec les autres acteurs du secteur.
En participant à cette 5e édition, nous voulons non seulement apprendre des autres, mais aussi contribuer à la réflexion collective sur l’avenir du secteur minier burkinabè. Là où il y a une dynamique de dialogue, de concertation et de construction collective, Burkina Mine se doit d’être présente. Car c’est ensemble, en parlant, en réfléchissant et en décidant collectivement, que nous pourrons bâtir un secteur minier plus fort, plus équitable et plus durable pour le Burkina Faso. »
Guy Modeste Soma, département animation commerciale, Bank of Africa Burkina Faso : « nous avons développé des solutions financières qui permettent de mieux gérer les tensions de trésorerie »
«La Bank of Africa est un groupe bancaire panafricain, filiale du groupe marocain Banque Marocaine du Commerce Extérieur (BMCE). Présente au Burkina Faso depuis 1998, BOA dispose aujourd’hui d’un réseau qui couvre l’ensemble du territoire national, ce qui nous permet d’être au plus près des réalités économiques locales.
Notre présence à cette 5e édition des Journées du fournisseur minier, organisée autour du thème de l’opérationnalisation du contenu local, des mécanismes de financement et de sécurisation des investissements, répond à une logique claire. Le contenu local est aujourd’hui au cœur de la vision de développement portée par les autorités burkinabè. Il s’agit de promouvoir les fournisseurs nationaux, de renforcer leur participation dans un secteur longtemps dominé par des acteurs étrangers, et de permettre aux entreprises locales de jouer pleinement leur rôle dans la construction de l’économie nationale.
Pour Bank of Africa, cette thématique est particulièrement interpellatrice. Le secteur minier est stratégique pour le Burkina Faso et représente une source importante de création de valeur. Cependant, l’un des principaux défis auxquels font face les fournisseurs locaux reste l’accès au financement, mais aussi l’accès à des outils financiers innovants, capables de s’adapter au rythme et aux exigences du secteur minier. Les délais d’exécution des marchés sont souvent courts, les besoins en trésorerie immédiats, et les risques élevés. Sans des mécanismes de financement adaptés, il devient difficile pour les acteurs locaux de répondre efficacement aux appels d’offres des sociétés minières.
C’est dans ce contexte que la Banque of Africa se positionne comme un partenaire stratégique des fournisseurs miniers. Nous avons développé des solutions financières qui leur permettent de mieux gérer leurs tensions de trésorerie et d’exécuter leurs marchés dans des délais compatibles avec les exigences du secteur. Il s’agit notamment des avances sur marchés, qui permettent aux fournisseurs disposant de contrats signés, de mobiliser rapidement des ressources pour lancer leurs activités. Nous proposons également des solutions de mobilisation de factures, afin de permettre aux entreprises d’obtenir de la liquidité pendant l’attente des paiements.
En cas de besoins urgents, BOA met aussi à disposition des facilités de découvert, permettant aux fournisseurs de faire face aux charges immédiates liées à leurs activités. En parallèle, pour les besoins d’équipements et de matériel, nous proposons des solutions de leasing, également appelées crédit-bail, qui permettent aux entreprises de s’équiper sans immobiliser immédiatement d’importantes ressources financières. Ces outils constituent de véritables leviers pour renforcer la compétitivité des fournisseurs locaux et leur capacité à répondre aux exigences des sociétés minières.
À travers notre participation à cette édition, notre ambition est de rencontrer le maximum de fournisseurs miniers, d’échanger avec eux, de comprendre leurs contraintes spécifiques et de leur proposer des solutions adaptées à leurs réalités. Nous souhaitons enrichir notre base de contacts, bâtir des relations de confiance durables et accompagner ces acteurs dans la mise en œuvre effective du contenu local.»
Jules Compaoré, chargé de clientèle à SAGER : « l’assurance est un levier de sécurisation pour les fournisseurs miniers »
«SAGER, Solutions en Assurances et Gestion des Risques, est une société de courtage en assurance créée en 2018 par sa directrice générale, Mme Yéli Monique Kam, une professionnelle reconnue du secteur, forte de plus de 25 années d’expérience dans le domaine de l’assurance. Cette expertise constitue aujourd’hui l’un des piliers de notre crédibilité et de notre approche orientée vers la protection durable des entreprises et des particuliers.
SAGER se positionne comme un acteur indépendant, à l’interface entre les assureurs et les assurés. Concrètement, nous accompagnons les entreprises dans l’analyse, l’optimisation et la sécurisation de leurs contrats d’assurance. Lorsqu’une entreprise fait appel à nos services, nous commençons par un diagnostic approfondi des assurances déjà souscrites. À partir de cette analyse, nous élaborons un cahier des charges précis, en tenant compte des risques spécifiques liés à l’activité du client, notamment dans des secteurs sensibles comme le secteur minier.
Ce cahier des charges est ensuite soumis à l’ensemble des compagnies d’assurance présentes sur la place. Chaque compagnie formule une offre que nous analysons de manière comparative, en tenant compte à la fois du niveau des garanties proposées et du coût des primes. À l’issue de ce travail, nous produisons une synthèse claire et objective, permettant au client de faire un choix éclairé, en toute transparence. Notre rôle est donc d’orienter le client vers l’assureur offrant le meilleur rapport garanties-prix, tout en veillant à ce que les risques soient correctement couverts. Au-delà de la souscription, SAGER accompagne également ses clients dans la gestion des sinistres. Nous nous assurons que les démarches soient correctement menées et que les indemnisations soient obtenues dans les meilleurs délais et au juste niveau. Il est important de souligner que toutes ces prestations de courtage sont gratuites pour le client. Les frais de courtage sont intégrés dans la prime d’assurance, ce qui signifie que l’entreprise bénéficie de notre expertise sans coût supplémentaire. Ne pas passer par un courtier, c’est donc se priver d’un accompagnement professionnel, tout en payant le même prix.
En termes de produits, SAGER est également distributeur agréé de plusieurs solutions d’assurance. Nous proposons des assurances de biens, telles que l’assurance automobile pour les flottes d’entreprise, l’assurance multirisques professionnelle, l’assurance des bâtiments, des magasins, ainsi que les assurances responsabilité civile, indispensables pour les entreprises de BTP et du secteur minier. Nous couvrons également les risques spécifiques liés aux activités minières, notamment la responsabilité civile exploitation et professionnelle.
SAGER intervient aussi sur le volet des assurances de personnes, avec des solutions de santé collective, de prévoyance et de retraite. Ces produits permettent aux entreprises d’améliorer leur politique sociale, de fidéliser leurs employés et de garantir une meilleure protection en cas de maladie, d’accident ou en fin de carrière. L’assurance devient ainsi un véritable outil de gestion des ressources humaines et de stabilité sociale au sein des entreprises.
Notre participation à cette 5e édition des Journées du fournisseur minier s’inscrit dans une volonté claire : faire reconnaître les courtiers en assurance comme des fournisseurs de services à part entière dans l’écosystème minier. La sécurisation des biens, des équipements, des infrastructures et du capital humain est un enjeu majeur pour les fournisseurs miniers comme pour les sociétés minières elles-mêmes. L’assurance permet de protéger les investissements et d’éviter que les sinistres n’impactent lourdement la trésorerie et la continuité des activités. À travers notre présence, nous souhaitons sensibiliser les acteurs du secteur minier à l’importance d’une couverture d’assurance adaptée et les encourager à s’appuyer sur des courtiers nationaux, proches de leurs réalités. »
Propos recueillis par Joëlle KONKOBO






